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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 19:02

Origines de l’islam : ses racines païennes matriarcales – les 3 déesses de la Kaaba

Aujourd’hui encore, les fouilles archéologiques sont quasi-interdites en Arabie Saoudite, à croire que cela en dérangerait certains.

Source : Dr.Jawad Ali dans son livre «L’histoire des arabes avant l’Islam» partie 5,page 223

L’arrivée du patriarcat en Arabie

Le patriarcat s’est installé progressivement par la guerre à partir du IVème millénaire avant Jésus-Christ, et semble commencer à Sumer en Mésopotamie. Les anciennes déesses-mères ont été conquises, assimilées, puis remplacées, par les nouveaux dieux-pères (Olympiens, Aesirs nordiques…). Il en est de même avec les divinités matriarcales arabes (Allat, Uzza, Manat), désormais dominées par les nouveaux dieux conquérants venus de Babylone (Hu-Baal).

Paganisme matriarcal : les 3 déesses-mères de l’Arabie pré-islamique, Al-Uzza, Allat et Manat

L’évolution des différents types de mariages arabes pré-islamiques témoigne de la patriarcalisation progressive de la péninsule arabique. L’islam n’en est que la dernière étape.

Matriarcat bédouin : statut élevé et liberté sexuelle de la femme arabe avant l’islam

Le croissant lunaire, symbole de la déesse primordiale

L’étoile et le croissant, aujourd’hui vus comme des symboles de l’Islam, ont longtemps été utilisés en Asie Mineure et par certains peuples turcs, avant l’arrivée de l’Islam. L’origine du croissant et de l’étoile comme symboles date des temps de Babylone et de l’Égypte ancienne. Il a été suggéré que les tribus turques, durant leurs migrations d’Asie centrale vers la Turquie aux alentours de 800 après JC, ont adopté ce symbole des tribus et états locaux dans la zone du Moyen-Orient actuel, qui a adopté à son tour ces symboles. On retrouve aussi trace de ce symbole dans les cultes pré-islamiques du proche-orient aux côtés d’autres symboles et rituels païens adoptés par l’islam. Il est à noter que le symbole lunaire accompagné de l’étoile a également été adopté par d’autres divinités, pour Artémis chez les Grecs, Diane chez les Romains. L’adoption des rites païens au sein de l’église catholique romaine explique aussi le rapport étroit entre la lune et la Marie virginale. Le croissant de lune est en rapport avec les cycles menstruels, symbole du pouvoir de procréation des femmes.

Drapeau de guerre Ottoman (1453-1798), orné de Zulfikar, le sabre trouvé par Mahomet

L’origine du drapeau est sujette à de nombreuses légendes en Turquie, et certaines contredisent l’histoire du drapeau ottoman. Parmi les légendes les plus répandues, on trouve :

  • Le croissant de lune et l’étoile étaient des symboles saints pour les tribus turques pré-islamiques, tandis que le rouge est la couleur cardinale pour le sud.
  • Le rêve du premier empereur ottoman dans lequel un croissant et une étoile apparaissaient sur sa poitrine, présageant de la future prise de Constantinople par sa dynastie.
  • Un croissant et une étoile sont apparus à Mehmed II la nuit de la chute de Constantinople en 1453.
  • Une autre théorie date de l’empire byzantin, mettant en lumière le fait que le croissant et l’étoile ont été utilisés comme symboles de Byzance durant des siècles. Lorsque des Ottomans prirent Constantinople, ils adoptèrent ces symboles pour l’Empire Ottoman (la lune représente la déesse grecque Artémis, et les étoiles la Vierge Marie). L’étoile et le croissant de lune étaient cependant symboles de la déesse égyptienne Isis plus tôt.

Jérusalem, première direction de la prière islamique

La Mecque était le sanctuaire pré-islamique le plus important de toute la péninsule arabique. A l’origine, la ville n’était pas au centre de la religion musulmane, les croyants se tournant vers Jérusalem. La direction de la prière (la kiblah) répond à des règles très strictes énoncées par Mohammed dans le Coran. Au début, la kiblah correspond à la direction de Jérusalem (s.2, v.36), pour satisfaire les convertis d’origine juive ou chrétienne. Puis, afin d’asseoir définitivement son autorité tout en contentant la masse des nouveaux fidèles d’origine païenne, la kiblah se tourne vers la Mecque, haut lieu millénaire païen. La vénération de la pierre fut une occasion pour Mohammed de ramener vers lui les païens.

Les 3 déesses de La Mecque

A la Mecque (مكة), avant l’Islam, la tribu des Quraïch (قريش) adoraient une triade de trois divinités féminines, il s’agit d’Allat (اللآت), al-‘Uzza (العُزة) et Manat (مناة), ils citaient leurs noms au cours de leurs tournées (الطواف) autour du Ka’ba (الكعبة). Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Ka’aba en disant :  »Au nom d’Allat, d’ʿUzza, et de Manat la troisième idole. Elles sont réellement les  »al-gharānīq » (femmes de condition supérieure ) Dont il faut demander l’intercession. » Comme aujourd’hui, les pèlerins se rasaient la tête.

Hubal, le nouveau dieu-père des déesses

Alors que pour les Nabatéens (Pétra en Jordanie), Allat était la mère de tous les dieux, pour les autres Arabes, Allat, al-‘Uzza et Manat étaient les filles d’Allah (الله جل جلاله), et étaient les intermédiaires entre Dieu et les hommes pour obtenir ses bénédictions. Allah (le-dieu) est le titre du dieu lunaire Sîn-Hubal (Baal), pièce rapportée tardivement de Mésopotamie dans le panthéon arabe, qu’il domina par la suite à La Mecque. De ce dieu, très peu de temples, de représentations, et de traces écrites nous sont parvenues jusqu’à aujourd’hui. Le terme Allah est antérieur à l’islam puisque le père de Mahomet s’appelle lui-même Abd’Allah, c’est à dire,  »le serviteur du dieu ».

La Kaaba, temple de la déesse Allat

Ka’aba signifierait cube en arabe, mais la Ka’aba elle-même serait l’ancienne « Kaabou », du mot grec qui signifie ‘jeune fille’, et désigne la déesse Astarté, c’est-à-dire Aphrodite dans la mythologie grecque qui correspond à la Vénus Romaine et l’al-‘Uzza (العزى) des Arabes considérée comme la déesse de la fertilité. Les anciens chroniqueurs rapportent qu’avant l’avènement de l’islam (jahilya, l’ère de l’ignorance), il y avait 24 ka’bas dans la péninsule arabique, mais celle de La Mecque était vénérée par toutes les tribus. Selon des recherches saoudiennes, il existait dans la région de nombreuses Ka’bas (tawaghit) consacrées chacune à une divinité, auxquelles les fidèles se rendaient certains jours déterminés pour procéder à des rites comprenant entre autres une déambulation circulaire et des sacrifices. Les plus importants semblent avoir été les ka’abas des déesses Allat à Taif, d’Uzza à Nakhlah et de Manat près de Qudayd.

Les prêtresses d’Allat

Elle fut célébrée par sept prêtresses nues qui gravitaient sept fois autour de cette pierre, une fois pour chaque planète (soleil / lune / mars / mercure/ vénus/ Jupiter / saturne). A ce jour, les hommes qui gardent la Kaaba sont encore appelés  »fils de l’Ancienne Femme », »fils de Saba », en arabe  »Beni Shaybah ». La déesse Allat avait un surnom, ou un titre supplémentaire, Saba prononcé Shaybah, signifiant sage-femme, ou, « Celle de l’ancienne sagesse ». Avant l’Islam, les gardiens du Sanctuaire étaient des prêtresses appelées  »Bathi-Sheba », »filles de l’Ancienne Sage Femme ». Bethsabée,  »fille de Saba » signifie, ‘‘prêtresse de la maison de Saba ». Les musulmans ont gardé ce sanctuaire cubique, et marchent encore autour, tout comme on le faisait à l’époque où on vénérait la Déesse.

Le culte des pierres

Vénérer une pierre est typiquement païen. On appelle ces pierres divines béthyle (de l’hébreu béthel  »pierre sacrée »), et est une pratique polythéiste classique de l’antiquité. La pierre de la Kaaba n’échappe pas à cette règle. Cette pierre faisait en effet l’objet de vénération pré-islamique. Le culte pré-islamique des pierres peut être rapproché à des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche Orient dès la plus haute antiquité. En effet ce culte rendu à une pierre n’est pas isolé dans l’Antiquité : on peut citer la pierre noire d’Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c’est sous la forme d’un bétyle qu’en 204 avant J-C que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome. Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l’objet de la vénération des fidèles, telles l’Artémis de Sardes ou l’Astarté de Paphos. En Arabie ce n’était pas une exception car le culte des pierres était omniprésent dans la société pré-islamiques. Par exemple la « pierre rouge » était la divinité de la ville arabe au sud de Ghaiman, ou la « pierre blanche » dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque).

La pierre noire, vulve d’Allat ?

Beaucoup d’occidentaux, surtout des sages-femmes, ont observé que l’écrin de la pierre noire, à l’angle de la Kaaba, a une forme de vulve, avec une tête de bébé qui en sort. Le mot Hajj (pèlerinage islamique à La Mecque) est dérivé de «Hack» qui veut dire friction en langue Arabe car il y avait un rituel païen dans lequel les femmes frictionnaient leur partie génitale sur la pierre noire espérant ainsi augmenter leur fertilité.(Dr.Jawad Ali dans son livre «L’histoire des arabes avant l’Islam» partie 5,page 223). Elle enduisaient la pierre avec le sang des menstrues et tournaient nues tout autour.

Une survivance de culte phallique à La Mecque ?

La Lapidation de Satan (arabe : رمي الجمرات, Ramy al-Jamarat signifiant « lancer [de pierre] sur les cibles [piliers] ») est une cérémonie pratiquée par les musulmans lors de leur pèlerinage ( Hajj ), au cours de laquelle ils jettent des pierres, qu’ils auront collectées durant une phase antérieure du pèlerinage, sur trois rochers qui symbolisent le diable.

Des pèlerins de Shiva ?

Lingams et yonis sur les ghâts, à Varanasi.

Ce rite s’effectue le 3e jour du pèlerinage à Mina en Arabie saoudite, à 5 km à l’est de La Mecque. Les trois piliers de pierre (un petit, un moyen et un grand) furent remplacés par les autorités saoudiennes en 2006 par trois murs de pierre, pour prévenir les accidents. Si l’écrin de la Pierre Noire de la Kaaba fait irrémédiablement penser à un vagin, les 3 piliers semblent représenter des phallus, ce qui confirmerait que La Mecque ait été un sanctuaire païen dédié à des cultes de fertilité. Sur la photo ci-dessus, le pilier phallique est entouré d’un muret circulaire, qui pourrait indiquer un vestige de culte de Shiva, ce qui semble confirmé par la tenue des pèlerins, vêtus de blancs et rasés comme des brahmanes hindouistes.Pèlerins musulmans ou brahmanes shivaïtes ?

La main de Fatma

« Fatemeh (en persan) ou Fatima est qualifiée de « Maîtresse des femmes du monde » dans le chiisme iranien, et son nom de « resplendissante » est un attribut de déesse, ou plus matériellement le Vénus. Ce que dit Frédéric, on le dit depuis toujours, mais on feint, on fait semblant de l’oublier.Quand les Wahhabites ont pris la Mecque déjà en 1820 (je dis de mémoire) ils ont saccagé la ville, effacé les traces anciennes et ils continuent. On fait du faux avec du vrai brisé, morcelé. » – Pierre Dortiguier

Ramadan, la grossesse d’Allat ?

Le calendrier musulman ou calendrier hégirien (hijri) est un calendrier lunaire, basé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun (pour être précis : 29,53059 jours solaires). Une année hégirienne est donc plus courte qu’une année grégorienne d’environ onze jours. Les païens ont souvent fait le rapprochement entre les cycles lunaires et les cycles menstruels féminins, de durée similaire.

Ramadan également orthographié ramadhan ou ramazan, (arabe : رَمَضَان ou Ramaḍān) est le neuvième mois du calendrier musulman. Au cours de ce mois, les musulmans adultes ne mangent pas, ne boivent pas, et n’entretiennent pas de relations sexuelles tant que la lune n’est pas visible. Le début du mois est basé sur l’observation du premier croissant visible après la nouvelle lune.

Est-il possible que le 9ème mois de Ramadan corresponde au 9ème mois de la grossesse de la déesse-mère Allat ? La fête de fin du Ramadan célébrerait alors l’accouchement de la déesse. Pendant le jeûne, il ne serait alors possible de manger et copuler qu’en présence de la lune, c’est-à-dire d’Allat.

Le soufisme un culte matriarcal pré-islamique ?

Selon certains auteurs, les soufis auraient essayé de maintenir le culte de Fatima (prénom de la déesse Allat), mais ils auraient été forcés de le cacher derrière des mots codés, depuis que le soufisme fait partie de l’Islam. En effet, vénérer le féminin sacré est passible de peine de mort, aujourd’hui encore dans les pays islamiques.

Lire L’affaire Salman Rushdie : les 3 déesses-mères pré-islamiques du Coran (Versets Sataniques)

Les racines juives de l’islam

Les usages islamiques (viande sacrifiée halal, interdit du porc, circoncision, voile, lapidation, tabou des menstrues…) sont totalement incompatibles avec une société arabe païenne semi-matriarcale adorant des déesses-mères, et sont donc d’origine judaïques.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:24

 

13 Corans arabes

 

 

 

Il existe 13 versions arabes du coran, toute validées par le consensus des ‘oulemâ’, que les musulmans préfèrent appeler « lectures » du coran. Des milliers de différences ont été répertoriées entre les diverses versions, la plupart sont mineures, mais certaines changent complètement le sens du verset (ex : 3.146 Hafs/Warch) et des mots ont été omis ou ajoutés. Six autres corans n'ont pas obtenu le consensus: Ibn Wirdan, Ibn Jummaz, Rouways, Rawh, Ishaq et Idris. Ci-dessous la liste des 13 Corans consultable en ligne ainsi que quelques exemples de différences majeures entre plusieurs versions :

 

Coran Hafs
Monde musulman en général

Coran Qaloun
Lybie, Tunisie et régions du Qatar

Coran Warch
Algérie, Maroc, régions de Tunisie, Afrique de l’Ouest et Soudan, région de la Lybie

Coran ad-Douri
Régions du Soudan et Afrique de l’Ouest

Coran as-Sosi

Coran al-Bouzi

Coran Qounboul

Coran Hisham

Coran Ibn Dhakwan

Coran Chou’aba

Coran Khalaf

Coran Khallad

Coran al-Harith

 

Sourate 2 verset 184

Coran de Hafs

« Pour ceux qui ne pourraient le supporter, le rachat est de nourrir un pauvre (miskîn) »

 

Coran de Warch

« Pour ceux qui ne pourraient le supporter, le rachat est de nourrir des pauvres (masâkîn) »

Note : le verset dans cette version est le n°183. Masâkin : des pauvres, c’est en arabe un pluriel interne et désigne donc au moins trois personnes dans la pauvreté.

 

Sourate 3 verset 161

Coran de Hafs

« Il n’est pas d’un Prophète de frauder (yaghoulla) »

 

Coran de Qaloun

« Il n’est pas d’un Prophète d’être victime d’une fraude (youghalla) »

 

Le traducteur Régis Blachère a mentionné ces deux versions accompagnées d’une annotation instructive :

 

Sourate 28 verset 48

Coran de Hafs

« Ils dirent : deux sortilèges (sihrân) se sont mutuellement soutenues ! »

 

Coran de Warch

« Ils dirent : deux magiciens (sâhirân) se sont mutuellement soutenues ! »

 

Sourate 33 verset 68

Coran de Hafs

« Notre Seigneur ! Donne-leur le double de tourment et maudis-les d’une grande (kabîrân) malédiction »

 

Coran de Warch

« Notre Seigneur ! Donne-leur le double de tourment et maudis-les d’une malédiction multiple (kathîrân) »

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:48

Recension : Les derniers jours de Muhammad (Hela Ouardi)

 

Je viens de terminer un livre, Les derniers jours de Muhammad d’Hela Ouardi dont j’aimerais vous parler.

Attiré par le titre et la présentation, j’ai acheté ce livre (ce qui est assez rare !), je l’ai lu et je dois vous dire que je n’ai pas été déçu. Ce livre est absolument passionnant. Je préfère cependant vous prévenir qu’il touche à un sujet brûlant et qu’il a fait l’objet de violentes réactions. Il a par exemple été interdit au Sénégal.

L’auteur

Hela Ouardi est une universitaire tunisienne. Professeur à l’université Tunis El-Manar, elle est aussi membre associé au Laboratoire d’études sur les monothéismes (LEM-CNRS).

Résumé du livre

Le but de ce livre, comme son nom l’indique, est de retracer les derniers jours de la vie de Muhammad.

Les dernières expéditions

Le récit commence avec la bataille de Mo’ta (chapitre 1). Muhammad souhaitait attaquer la Syrie car des Juifs l’avaient mis à l’épreuve. Selon eux, pour prouver qu’il était un vrai prophète, il devait conquérir la Syrie, car c’est là qu’auront lieu les évènements de la fin des temps.

Toutefois, cette bataille, en 629, se solde par une cinglante défaite. Obéissant à l’ordre de Dieu (Coran 8 : 65), Muhammad remotive alors ses troupes pour une deuxième expédition en leur promettant le butin le plus alléchant :

« Attaquez Tabûk et vous aurez en butin des femmes blondes, les femmes des Byzantins ».

En dépit de cela, ses compagnons semblent peu enthousiastes. Finalement, l’expédition qui eut lieu à Tabûk (631), ne déboucha pas sur une réelle bataille. Toutefois, l’épisode est fameux à cause d’un « incident » survenu au retour. Des compagnons, vraisemblablement très proches, de Muhammad tentèrent de l’assassiner. Cet événement est connu sous le nom de «conjuration d’Al-’Aqaba ».

La conjuration d’Al-‘Aqaba (chapitre 2)

Cette conjuration est souvent mise en lien avec le verset 74 de la sourate 9 : « Ils complotèrent, mais ne réalisèrent pas leur dessein ».

Qui complota ? Ici, il y a une grande divergence entre les sources sunnites et les sources chiites. Les sources sunnites sont très mystérieuses. Certains auteurs osent suggérer des groupes, les Qurayshites par exemple, mais ils sont contredits par d’autres. Tout cela est donc très confus. Les sources chiites en revanche désignent sans ambiguïté les auteurs du complot : ce sont les partisans d’Omar et d’Abû Bakr.

Les sources sunnites reconnaissent cependant que Muhammad connaissaient l’identité des comploteurs, mais qu’il a choisi de ne pas les punir. Comment expliquer une telle attitude alors que Muhammad se montrait extrêmement sévère pour des actes beaucoup moins graves ?

Un deuxième coup dur survint dans la foulée, la mort de son fils unique Ibrahim (chapitre 3). Muhammad effectue alors un pèlerinage d’adieu pour montrer qu’il souhaite progressivement se retirer de la vie publique (chapitre 4).

La succession du Prophète

C’est à ce moment que les chiites situent ce qu’ils nomment le « complot du feuillet maudit » (chapitre 5). D’après la tradition chiite, c’est en effet durant ce pèlerinage que Muhammad aurait désigné Ali comme son successeur. Les autres Compagnons, jaloux de ce choix, auraient alors tenté de tuer le Prophète.

Il faut souligner que cette nomination d’Ali est aussi attestée par des sources sunnites. De manière très explicite par Ibn ‘Asâkir, Muttaqî et al-Râzî. De manière plus vague par de nombreux autres auteurs dont Muslim, Ibn Hanbal et Ibn Kathir.

Des morts mystérieuses

De plus, un Compagnon très proche de Muhammad, Ubay, disparaît peu de temps après de manière très mystérieuse. Certaines sources affirment qu’il en savait trop… Ce n’est d’ailleurs pas le seul compagnon qui disparaît dans des circonstances troubles.

Le problème du testament

Un autre événement étrange se produit. Sentant sa mort approcher, Muhammad souhaite rédiger son testament. Au passage, notons que cette information contredit la légende tardive qui veut que celui-ci soit illettré.

Toutefois, Umar, qui deviendra ensuite le deuxième calife et qui était le père d’une des épouses de Muhammad, l’empêche de rédiger ce testament. Cet incident n’est qu’un exemple des nombreuses intrigues qui ont entouré les derniers jours de Muhammad et les premiers après sa disparition. Au cœur du problème : la succession de Muhammad. Qui prendra le contrôle de la communauté  (Oumma) ?

De quoi Muhammad est-il mort ?

L’origine même de la mort de Muhammad est controversée et un chapitre (14) est consacré à cette question. De nombreuses sources anciennes rapportent qu’il a été empoisonné par une juive.

Cette information, gênante, est concurrencée par d’autres sources qui suggèrent qu’il est plutôt mort de maladie. Cependant, cette maladie, la pleurésie, pose elle-même des problèmes, puisque d’autres sources affirment aussi qu’un prophète ne peut pas mourir de cette maladie. On voit donc que l’embarras est grand.

Aujourd’hui, néanmoins, les sunnites ont plutôt tendance à se rallier à l’hypothèse de la maladie, tandis que les chiites adhèrent à l’empoisonnement.

L’année de sa mort pose aussi problème. Les sources musulmanes (tardives) affirment qu’il est mort en 632 (mais elles hésitent sur le jour exact : 28 mai ou 8 juin). Mais des sources non-musulmanes (plus anciennes) semblent attester qu’il était encore en vie en 634.

De nouveaux versets

Dernier fait troublant, après la mort du Prophète, pour calmer la communauté, Abu Bakr fait appelle à plusieurs versets coraniques. Or, personne n’avait entendu ces versets avant qu’Abu Bakr ne les récite.

Pour terminer, je vous propose deux citations

Les musulmans et Muhammad

« Mais revenons un instant sur la place occupée par Muhammad aux yeux des premières générations de musulmans, pour qui le Prophète n’était probablement pas l’objet d’un culte sacré. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le traitement subi par ses descendants directs qui sont tous morts assassinés ou dans des conditions obscures. Cette subversion originelle serait restée enfouie dans l’inconscient collectif des musulmans et expliquerait, à notre avis, comme dans un retour refoulé, l’obsession du blasphème chez les musulmans aujourd’hui. C’est sans doute ce sentiment de culpabilité fortement implanté dans l’impensé historique des musulmans qui serait derrière le déchaînement passionnel que suscite aujourd’hui la moindre atteinte à l’image de Muhammad. » (p.220-221).

Aux origines de l’islam

Enfin, en conclusion de son livre, l’auteur s’interroge :

« Après la mort du Prophète, Abû Bakr et ‘Umar feront ainsi une entrée décisive sur la scène de l’Histoire. Ne sont-ils pas finalement les fondateurs véritables d’une nouvelle religion qu’ils doivent reconstruire sur les ruines d’une croyance primitive qui s’est effondrée brusquement à l’instant même où Muhammad est mort » (p.234).

Avis personnel

Le livre est excellent. Il aborde un sujet important, celui des origines de l’islam. Encore peu traitée, car extrêmement tabou, cette question est pourtant capitale.

Mais ce livre a aussi le mérite d’être simple et accessible, y compris à des non-spécialistes.

Cette accessibilité ne porte cependant pas atteinte au sérieux universitaire de l’ouvrage puisque toutes les affirmations sont étayées par des notes de bas de pages renvoyant aux sources primaires. Ainsi, chaque personne désireuse d’approfondir le sujet peut vérifier les informations données et aller directement consulter les sources.

En conclusion de ma propre recension, je ne peux que recommander cet ouvrage à toute personne qui, quelque soit sa croyance, s’intéresse à l’islam.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:54

Mahomet mort empoisonné,

Hussein décapité,

Omar tué à coups de couteaux,

Fatima fille du prophète tuée et enterrée dans un puits,

les enfants d’Ali décapités par le clan d'Abou Bakar,

Othman tué également à coup d’épées par des musulmans comme lui!

L'islam des origines fantasmé par beaucoup de musulmans est une succession de carnages entre musulmans pour le pouvoir .

Voilà donc comment s'est bâtie la religion de paix et de tolérance.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:29

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:21
Réseau Nerrati-Press

Les auteurs de ces hadiths qui décrivent les dérives pédophiles et homosexuelles du prophèteMahomet, sont des savants musulmans (témoins oculaires de Mahomet) très respectés dans la tradition islamique. Une autre question se pose, pourquoi, les islamistes décapitent les homosexuels ? Je vous présente, ci-dessous, quelques hadiths :

 

 



1) HADITH SUNAN BI DAWUD NUMÉRO 5224

« Un jour, Mahomet a soulevé sa chemise pour un homme qui s’est mis à embrasser son torse tout entier, + à partir de son nombril et jusqu’à ses aisselles + ».
 

2) HADITH MUSNAD AHMAD NUMÉRO 12669

« Un homme du nom de Zahir qui avait l’habitude de dire + le prophète m’aime +, a dit qu’un jour, Mahomets’est glissé à son insu derrière lui et l’entoura de ses bras. Zahir effrayé a hurlé + Lâche moi ! +. Après avoir tourné la tête et découvert que c’était Mahomet, il cessa de se débattre et s’est mis à + pousser son dos contre la poitrine du prophète + ».
 

3) HADITH MUSLIM NUMÉRO 031.5906

« Aïcha a rapporté que le prophète … était couché dans ma maison avec ses cuisses ou ses jambes à découvert quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer. La permission lui a été accordée et il a conversé dans ce même état et il a parlé ».
 

4) NOMBRE HADITH 16245, VOLUME TITRE ; LES ÉNONCIATIONS SYRIENS, TITRE DU CHAPITRE : HADITH DE MU’AWIYA IBN SUFYAN

« J’ai vu le Prophète (paix sur lui) sucer sur sa langue et ses lèvres Al-Hassan le fils de Ali (paix et prières d’Allah soient sur lui). Pour aucune langue et aucune lèvre, que celles du prophète lui protège du feu de l’enfer».

« Il (le Prophète) lève sa chemise (de al Hassan) et embrassa son (petit) pénis »
روى أنه صلى الله عليه و سلم قبل زبيبة الحسن أو الحسين

« Il (le prophète) a embrassé le (petit) pénis de al Hassan al Husein »
رأيت النبي صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته

« Il (le prophète) a mis les jambes de Husein part et embrassa son (petit) pénis ».
 

5) HADITH MAIMA AL-ZAWA’ID, ALI IBN ABU BAKR AL-HAYTHAMI

299/9 مجمع الزوائد لعلي بن أبى بكر الهيثمي

رأيت رسول الله صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته
رواه الطبراني و إسناده حسن

Traduit en anglais : « J’ai vu le Messager d’Allah sws mettre les jambes de Husein part et d’embrasser son(petit) pénis ».

Rapporté par Al-Tabarani et c’est l’authentification est entièrement validée par les savants islamiques.

Hussein et Hassan sont des petits garçons différents, c’est manifestement qu’on peut croire que Mahometdans sa vie à embrasser plusieurs pénis.
 

6) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉRO 152 (VOUS POUVEZ AUSSI CONSULTER LES NUMÉROS 153-154) SELON ANAS BIN MALIK

Mahomet invite également les jeunes garçons de le voir se laver les parties intimes :

« Chaque fois que l’Apôtre d’Allah est allé à répondre à l’appel de la nature, moi avec un autre garçon, avons l’habitude de l’accompagner avec un verre plein d’eau. (Hisham a commenté : + Alors qu’il peut laver ses parties intimes avec elle +) ».
 

7) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉROS : 229 / 231 / 233

D’autres pratiques malades de Mahomet comprennent ayant sa jeune épouse de l’enfant essuyer le sperme de ses vêtements, avec Bukhari :

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 229) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver les traces de Janaba (sperme) des vêtements du Prophète et il avait l’habitude d’aller à la prière tandis que des traces de sperme était encore sur lui ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 231, vous pouvez aussi consulter Nombre 232) Rapporté Sulaiman bin Yasar:

« J‘ai demandé à ‘Aisha sur les vêtements souillés de sperme. Elle répondit : + J’avais l’habitude de le laver les vêtements de l’apôtre d’Allah et qu’il irait à la prière tandis que les taches d’eau étaient encore visibles + ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 233) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver le sperme hors les vêtements du Prophète et même alors, je remarquais un ou plusieurs points sur eux ».
 

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Mahomet
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:21
Réseau Nerrati-Press

Les auteurs de ces hadiths qui décrivent les dérives pédophiles et homosexuelles du prophèteMahomet, sont des savants musulmans (témoins oculaires de Mahomet) très respectés dans la tradition islamique. Une autre question se pose, pourquoi, les islamistes décapitent les homosexuels ? Je vous présente, ci-dessous, quelques hadiths :

 

 



1) HADITH SUNAN BI DAWUD NUMÉRO 5224

« Un jour, Mahomet a soulevé sa chemise pour un homme qui s’est mis à embrasser son torse tout entier, + à partir de son nombril et jusqu’à ses aisselles + ».
 

2) HADITH MUSNAD AHMAD NUMÉRO 12669

« Un homme du nom de Zahir qui avait l’habitude de dire + le prophète m’aime +, a dit qu’un jour, Mahomets’est glissé à son insu derrière lui et l’entoura de ses bras. Zahir effrayé a hurlé + Lâche moi ! +. Après avoir tourné la tête et découvert que c’était Mahomet, il cessa de se débattre et s’est mis à + pousser son dos contre la poitrine du prophète + ».
 

3) HADITH MUSLIM NUMÉRO 031.5906

« Aïcha a rapporté que le prophète … était couché dans ma maison avec ses cuisses ou ses jambes à découvert quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer. La permission lui a été accordée et il a conversé dans ce même état et il a parlé ».
 

4) NOMBRE HADITH 16245, VOLUME TITRE ; LES ÉNONCIATIONS SYRIENS, TITRE DU CHAPITRE : HADITH DE MU’AWIYA IBN SUFYAN

« J’ai vu le Prophète (paix sur lui) sucer sur sa langue et ses lèvres Al-Hassan le fils de Ali (paix et prières d’Allah soient sur lui). Pour aucune langue et aucune lèvre, que celles du prophète lui protège du feu de l’enfer».

« Il (le Prophète) lève sa chemise (de al Hassan) et embrassa son (petit) pénis »
روى أنه صلى الله عليه و سلم قبل زبيبة الحسن أو الحسين

« Il (le prophète) a embrassé le (petit) pénis de al Hassan al Husein »
رأيت النبي صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته

« Il (le prophète) a mis les jambes de Husein part et embrassa son (petit) pénis ».
 

5) HADITH MAIMA AL-ZAWA’ID, ALI IBN ABU BAKR AL-HAYTHAMI

299/9 مجمع الزوائد لعلي بن أبى بكر الهيثمي

رأيت رسول الله صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته
رواه الطبراني و إسناده حسن

Traduit en anglais : « J’ai vu le Messager d’Allah sws mettre les jambes de Husein part et d’embrasser son(petit) pénis ».

Rapporté par Al-Tabarani et c’est l’authentification est entièrement validée par les savants islamiques.

Hussein et Hassan sont des petits garçons différents, c’est manifestement qu’on peut croire que Mahometdans sa vie à embrasser plusieurs pénis.
 

6) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉRO 152 (VOUS POUVEZ AUSSI CONSULTER LES NUMÉROS 153-154) SELON ANAS BIN MALIK

Mahomet invite également les jeunes garçons de le voir se laver les parties intimes :

« Chaque fois que l’Apôtre d’Allah est allé à répondre à l’appel de la nature, moi avec un autre garçon, avons l’habitude de l’accompagner avec un verre plein d’eau. (Hisham a commenté : + Alors qu’il peut laver ses parties intimes avec elle +) ».
 

7) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉROS : 229 / 231 / 233

D’autres pratiques malades de Mahomet comprennent ayant sa jeune épouse de l’enfant essuyer le sperme de ses vêtements, avec Bukhari :

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 229) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver les traces de Janaba (sperme) des vêtements du Prophète et il avait l’habitude d’aller à la prière tandis que des traces de sperme était encore sur lui ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 231, vous pouvez aussi consulter Nombre 232) Rapporté Sulaiman bin Yasar:

« J‘ai demandé à ‘Aisha sur les vêtements souillés de sperme. Elle répondit : + J’avais l’habitude de le laver les vêtements de l’apôtre d’Allah et qu’il irait à la prière tandis que les taches d’eau étaient encore visibles + ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 233) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver le sperme hors les vêtements du Prophète et même alors, je remarquais un ou plusieurs points sur eux ».
 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:21


L’ampleur des mensonges du coran est à la fois effrayante et vérifiable ; et parfaitement illustré par le récit de la crucifixion du Christ :

Premier regard sur la crucifixion

Lorsque Mahomet est venu déclarer par l’étoile qui se couche, qu’il a rencontré Djibril (ange Gabriel dans le coran) dans une grotte, et que ce dernier lui aurait révélé que le Christ n’avait pas été réellement crucifié et qu’il en est mort ; mais qu’Allah l’a élevé vers lui : Il ignorait que du même coup, il était en train de clamer auprès de tous ses adeptes ; qu’Allah avait trompé le monde entier pendant six siècles par une fausse mort du Christ. Car entre temps par la faute de cette tromperie d’Allah, le christianisme était né et l’église s’était développée, jusqu’à la venue de Mahomet ! Pendant tout ce temps Allah n’a pas levé le petit doigt ; et il a laissé un gigantesque cafouillage doctrinal s’installer sur la terre ! Après, il aurait envoyé Mahomet, pour réparer le désordre qu’il avait lui-même provoqué…

Cette ignorance de Mahomet sur les implications de ses récitations, est reflétée également par l’épisode où il s’est présenté au monde, brandissant un livre dans lequel Allah le disqualifiait de se prévaloir comme prophète de Dieu !

En effet dans son livre qui est le coran, il apparaît clairement aux sourate 29 : 27 et 45 : 16, que Mahomet ne fait pas partie de la lignée d’Abraham par Isaac, dans laquelle Allah a décidé de placer le « Livre et la Prophétie » ! On y lit précisément « Nous lui donnâmes Isaac et Jacob, et plaçâmes dans sa descendance la prophétie et le Livre. Nous lui accordâmes sa récompense ici-bas, tandis que dans l'au-delà, il sera parmi les gens de bien » (sourate 29 :27) et «Nous avons effectivement apporté aux Enfants d’Israël le Livre, la sagesse, la prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses, et les préférâmes aux autres humains » (sourate 45 :16)
D’ailleurs, à supposer que Mahomet soit de la lignée d’Ismaël ; on ne trouve pas un seul prophète, entre les 2500 ans environs, qui séparent les deux personnages.

Sur la base des sourates 29 : 27 et 45 : 16 ; Mahomet ne saurait donc se prévaloir d’avoir reçu une mission quelconque de prophète de Dieu ! En clair, ce qui précède montre que Mahomet est un imposteur, ou tout simplement un faux prophète.

Si on revient sur le récit coranique de la crucifixion, sur le fondement du « premier regard » par lequel Allah aurait trompé l’humanité toute entière, en ne révélant la vérité des faits aves la venue de Mahomet, il devient légitime de se demander :

Comment une telle personne qui n’a pas cessé de mentir continuellement pendant six siècles ; pourrait guérir subitement de son mensonge ?

Ou comment pourrions-nous tenir pour acquis ; les promesses futures d’Allah, et de lui confier toute sa vie, en nous persuadant d’une telle personne ; qu’elle a enfin changée, et qu’elle a cessé de mentir ?

Deuxième regard sur la crucifixion

Djibril (L’ange Gabriel dans le Coran) ayant raconté à plusieurs reprises à Mahomet, qu’il a entendu Allah attester et se vanter d’être le meilleur d’entre tous les menteurs (Sourates 3 : 54 ; 7 ; 99 ; 8 : 30 ; 10 : 21 ; 13 : 42)…


Mahomet a voulu prendre quelques précautions contre Allah, sur son récit des faits se rapportant à la crucifixion du Christ. Ainsi, quand Allah a commencé à raconter que le Christ n’était pas mort réellement sur la croix, et que lui-même Allah l’a élevé vers lui à l’insu de tout le monde ; là même où les faits étaient publics et se sont déroulés en toute lumière…

Mahomet a alors dévoilé une chose fracassante contre Allah : Dans son livre le Coran qui est le livre par excellence qui chante les mensonges d’Allah ; Mahomet a produit face à Allah, le récit des témoins oculaires les plus proches de l événements de la crucifixion ; à savoir, les bourreaux du Christ eux-mêmes !

Ces témoins oculaires se sont alors mis à crier : « Nous avons vraiment tué Jésus, le Messie, fils de Marie, le messager d’Allah » (sourate 4 : 157) ! Dans leurs attestations triomphales, ils ont rejoint les déclarations concordantes des quatre évangiles, sur leur certitude de la mort du Christ.

En effet les évangiles disent :
MATHIEU 27 : 35
Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique.

MARC 15 :24
Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.

LUC 23 : 46
Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.
JEAN 19 : 30

Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit.
Par ailleurs pendant cet événement public, personne n’a vu ni dans la Bible ni dans le Coran, Dieu ou Allah intervenir pour élever le Christ vers lui, et pour le sauver ainsi de la crucifixion; sinon ses bourreaux et autres témoins oculaires, n’auraient pas gardé la certitude de sa mort.
L’ALLUSION FURTIVE du coran sur l’enlèvement du Christ vers, relève donc d’une FICTION, qui ne tient pas debout devant ces attestations concordantes, des évangiles et des bourreaux du Christ dans le coran, sur la certitude de la mort du Christ !

En plus, si la victime sur la croix n’avait pas réellement été Jésus le Christ, elle se serait mise à crier publiquement sous la douleur en disant très fortement, qu’elle n’était pas du tout la bonne personne, qu’on était en train de crucifier !

Il n’existe donc, ni dans la Bible ni dans le coran, aucun témoin oculaire qu’on pourrait opposer à ces attestations concordantes et de sources indépendantes, précédemment signalées, sur la certitude de la mort du Christ.

Rien ne saurait donc accréditer le déni de la réalité de la crucifixion et de mort du Christ, tel qu’il est soutenu par Allah !

On en conclue donc de manière incontestable, que les musulmans ont été plongés depuis 14 siècles, dans ce vaste océan de pur mensonge d’Allah, sur la crucifixion et la mort du Christ.

Question :
Comment voulez-vous qu’une personne qui n’a cessé de mentir continuellement pendent 14 siècles, comme Allah, puisse guérir subitement de son mensonge ?
Comment pourriez-vous me convaincre de lui donner ma vie, en me persuadant qu’une telle personne, a cessé enfin de mentir ?

Cumul des deux regards
Si on cumule ces deux regards sur la crucifixion du Christ, on arrive à 20 siècles continus de mensonges d’Allah, sur cet événement central qui est au cœur la piété chrétienne ?
Face à l’ampleur d’un aussi vaste océan de mensonge sur ces 20 derniers siècles, le reste des points de discussions dans le dialogue Islamo-Chrétien ; relève du dérisoire.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 22:05

“Il n'y a que ceux qui ont le pied sur la braise qui en ressentent la brûlure”, dit un proverbe arabe. Cette brûlure, des millions de femmes la ressentent quotidiennement en terre d'Islam. A l'occasion du festival Etonnants voyageurs, second volet de notre série d'entretiens avec des intellectuelles arabes qui ont choisi de se dresser contre l'obscurantisme : la psychanalyste Houria Abdelouahed, auteure de “Les Femmes du prophète”.

Psychanalyste franco-marocaine, Houria Abdelouahed est maître de conférence à l'université Paris-Diderot. Après un livre d'entretiens en 2015 avec le poète syrien Adonis (Violence et Islam), elle publie aujourd'hui Les Femmes du prophète, récit poétique et critique fondé sur une étude des textes théologiques. Elle définit le lien abusif entre croyances religieuses, organisation sociale et condition féminine.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée aux femmes du prophète ?

Au début, ce qui m'intéressait, c'était la mystique, et notamment la pensée d'Ibn Arabi, philosophe, juriste, poète, né au XIIe siècle en Andalousie et mort en 1240 à Damas. Un homme qui a rendu hommage à ses deux professeurs, des femmes ! Et qui a dit : « Tout lieu qui n'accepte pas le féminin est stérile. » Ibn Arabi a notamment parlé de la subtilité de Balkis, reine de Saba, face au roi Salomon. A un moment donné, j'ai commencé à regarder comment le texte coranique parlait des femmes. J'ai désiré en savoir davantage et me suis mise à lire Tabari, historien et exégète du Coran. J'ai trouvé sa pensée très problématique du point du vue du féminin. Par ailleurs, à cette époque, mon travail clinique a changé, je travaillais avec des femmes arabes, et j'avais l'impression d'une plainte interminable. Ces patientes m'interrogeaient sur le refoulé de mon histoire individuelle et l'histoire collective. Je réalisais qu'Aischa, la femme-enfant du Prophète, pouvait être n'importe quelle petite fille donnée trop tôt en mariage.

“Gabriel était pour l'asservissement des femmes. La soumission de la femme était exigée par le ciel.”

Vous voulez dire qu'il y a une continuité sociale dans la culture musulmane, fondée sur la théologie ?

Absolument. Aujourd'hui, lorsqu'une femme réclame l'héritage de son père, le juge ne se fonde pas sur le texte du mystique Ibn Arabi — « La féminité c'est ce qui circule dans le monde » —, mais sur le texte théologique : le garçon a deux fois la part de la fille. Beaucoup de femmes dans les pays musulmans travaillent désormais, nourrissent leur famille, des grandes sœurs élèvent leurs petits frères, et bien qu'ayant ce rôle symbolique et matériel de mère de famille, au moment de l'héritage, elles n'auront que la moitié de la part du frère qu'elles ont élevé, en fonction de lois d'il y a quinze siècles. Dans ces textes, on lit que lorsque Oum Salama, une épouse du prophète, voulut faire la guerre pour avoir les mêmes droits que l'homme, ce cher ange Gabriel vint lui dire, que non, Dieu en avait décidé autrement. Gabriel était toujours là pour dire aux femmes de se soumettre. Quand Mahomet voulait la femme de son fils adoptif, Gabriel rendait la chose licite. Quand il voulait une petite fille, Gabriel rendait la chose licite. Et ainsi de suite. Gabriel était pour l'asservissement des femmes. La soumission de la femme était exigée par le ciel.

Pourquoi n'y a t-il pas eu de relecture des textes ?

La culture arabo-musulmane n'est pas réductible à la théologie. Nous avons eu Averroes, Avicène, Ibn Arabi, Hallaj, Sohrawardi, Râzî. Nous avons un texte mystique, philosophique, poétique, mais c'est le texte théologique qui a triomphé et qui fait loi. Avec l’histoire de Zaïnab, beauté foudroyante que le prophète a voulue, bien qu'épouse de son fils adoptif, deux versets ont été révélés. Le premier demande aux femmes du Prophète de ne pas s’exposer dans l’espace public comme les autres femmes. Le second évoque le hijâb (le voile) pour les femmes du prophète. Aujourd'hui, le verset cité régulièrement demande aux croyantes de voiler leur jayb, leur fente. Mais cela peut être la fente sexuelle ou fessière ou l’espace entre les seins. Tabari et autres commentateurs du texte ont fait dans la surenchère, parlant des mains, des pieds, affirmant qu’il faut voiler le corps entier.

Donc, ça vient très tôt ?

Oui, très tôt, et ce qui m'a vraiment interrogée, et mis très mal pendant longtemps, c'est cette incompréhension : comment des interprètes, commentateurs, historiens du texte, aujourd'hui encore, n'avaient-ils fait que répéter, presque à la lettre, les commentaires d'antan ? Pour faire mon livre, j'avais énormément d'ouvrages étalés devant moi, j'allais d'une version à l'autre, et je vous assure qu'il n'y avait aucune différence entre le texte du IIe siècle de l'Hégire ( VIIIe-IXe siècle) et celui d'aujourd'hui. Je ne comprenais pas comment ces hagiographes avaient réussi à imposer le silence de la pensée.

“Toutes les religions monothéistes ont essayé de dompter le sexe féminin.”

Et vous comprenez aujourd'hui ?

J'aimerais comprendre. Du moment qu'il s'agit des femmes du prophète, le prophète étant lui-même le sacré et l'au-delà du sacré, elles sont devenues objet sacré. Aucun questionnement n'a été possible. Et ne reste possible. Sauf par des gens subversifs, transgressifs. Alors on peut penser que face à l'étrangeté du sexe féminin, l'homme s'est senti angoissé et réprimant la femme, il s'est accordé trop de privilèges. Et comme c'est sacré, il n'y a aucune remise en question possible, mais une volonté farouche de domination qui appelle les forces du ciel contre la femme.

L'islam est-il vraiment différent des autres monothéismes en ce qui concerne les femmes ?

Toutes les religions monothéistes ont essayé de dompter le sexe féminin. Si l'on prend le christianisme, cela ne s'est pas passé du vivant de Jésus qui lavait les pieds de Marie-Madeleine la pécheresse, et qui était l'exemple de la tolérance même, mais voyez ce que les Pères de l'Eglise ont ensuite fait de la femme ! On retombe toujours sur les mêmes clichés, les mêmes règles. Le monothéisme a été une catastrophe pour la femme. Il faudrait étudier les civilisations antérieures, sumérienne, babylonienne, égyptienne, sur cette question, ce qui a été très peu fait.

Comment l'islam considère-t-il ce qui l'a précédé ?

C'est la « jahiliya », le temps de l'ignorance. Et c'est catastrophique. L'islam s'est vu, s'est dit, s'est exprimé comme le début de la civilisation. On efface la Mésopotamie, Babylone, les Mèdes, les Grecs, les Byzantins, les Egyptiens, c'est la négation même de l'altérité. On sait pourtant que dans le Coran, énormément de termes ne sont pas arabes, et même cela, on ne peut pas le dire. Il y a eu négation non seulement des civilisations d'avant l'islam mais aussi des civilisations existantes en même temps que l'islam, car en Arabie, les juifs et les chrétiens étaient en nombre. Il y a donc un vrai problème avec l'altérité.

La condition des femmes a tout de même beaucoup fluctué selon les époques et les pays ?

Nous avons vraiment avancé avec la Nahda, la renaissance, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Quand vous regardez les films égyptiens, vous découvrez une vraie émancipation. L'Egypte était un phare, mais il y avait aussi l'Irak, la Syrie et le Liban. J'ai connu un Maroc beaucoup plus éclairé que celui d'aujourd'hui, je pouvais aller au cinéma avec des amis garçons. Cela est devenu difficile pour les filles aujourd'hui. L'Arabie Saoudite finance tous les mouvements d'islamisation. Je me souviens que, à Tanger, j'allais à des cours financés par les wahhabites, les filles étaient invitées à porter le voile, les imams dans les mosquées ne parlaient que des péchés des filles pas voilées. L'Arabie Saoudite a mis le paquet, une foule a suivi.

“Quand la religion n'est pas une question individuelle, mais folie de masse, elle représente un véritable danger.”

Pourquoi ?

Je crois que le fond religieux, malgré le début de renaissance, était resté intact. Quand la religion n'est pas une question individuelle, mais folie de masse, elle représente un véritable danger, qui interroge toutes les disciplines, de l'anthropologie à la psychanalyse. Comment se fait-il qu'un discours insensé triomphe ? Et comment peut-on en venir à parler de féminisme islamique ? Féministe et musulmane, je veux bien : qu'une femme n'ait pas envie d'ébranler toutes les assises identitaires, je peux comprendre. Mais féministe et islamique, je n'y crois pas. Certains versets se prêtent à interprétations, pas d'autres. Lorsqu'un verset dit : « Battez-les si elles continuent à être insoumises », qu'on le veuille ou non, le verbe battre, ne se prête pas à de multiples interprétations. Et lorsque Tabari interprète le verset « Battez-les », il écrit que l'homme peut posséder la femme sans lui adresser la parole. Donc, il peut la violer.

Encore faut-il le connaître. Quand on grandit dans un pays arabe, connaît-on ces textes et l'histoire de toutes les femmes du prophète ?

Non, on connaît seulement Khadija, parce qu'elle est la première, l'épouse-mère, femme aimante et aimée, Hafsa parce qu'elle est la gardienne du Coran, et Aisha parce qu'elle est appelée la mémoire des musulmans. Mais les musulmans ne connaissent pas tous ces hadith (1) qui concernent la sexualité, comme ils méconnaissent les paroles d'Aisha sur les choses du sexe. Il faut être théologien pour les connaître, ou très curieux. Le problème dans les pays musulmans, c'est que vous avez de grands intellectuels qui, après avoir lu Kant, Hegel, Freud, Lacan ou Lévi-Strauss, ne vont pas se pencher sur ces textes qui ne témoignent d'aucun travail de pensée, du coup ils ne connaissent pas l'islam. Ou bien vous avez des imams qui lisent ces textes, mais ignorent Kant, Hegel, etc, et restent comme s'ils vivaient dans les anciennes époques. Il faut ajouter que la plupart des musulmans cultivés ne connaissent pas ces textes, ne savent pas que le prophète pouvait ordonner la décapitation d'un homme et prendre sa fille en épouse le jour même. Ils peuvent me dire que ce que je raconte dans ce livre n'a pas existé. C'est pour cela que je cite mes sources. Il suffit de lire ces textes.

“Tant que nous ne serons pas laïcs, nous continuerons à souffrir.”

Que se passerait-il si ces histoires étaient davantage connues ?

Ce serait un choc, certainement. Dans la transmission de l'histoire de Safiya — elle est devenue femme du prophète le jour même où son père, chef d'une tribu juive, et son mari, ont été décapités —, ce qui est bouleversant, c'est que le texte dit : « Elle ne parlait pas », sans jamais interroger ce mutisme, sa dimension mélancolique. Même si on n'est pas psychanalyste, si l'on s'en tient aux informations factuelles des historiens, on constate que Safiya n'a pas transmis de hadiths. Cela veut dire que même convertie, même mariée au prophète et donc mère des croyantes, sa parole n'était pas fiable, parce que juive. Les paroles d'Aisha, de Hasna, sont transmises, pas celles de Safiya. C'est une conception fermée et narcissique. Il n'y a pas d'ouverture possible.

Comment en sortir ?

Il faut contribuer à faire connaître cette partie sombre de l'Histoire qui n'est pas très connue et qui nécessite une pensée. Il manque cruellement un travail d'historien, car nos références restent Tabari et Ibn Kathir, des auteurs des premiers siècles de l'hégire qui confondent Histoire et légende. Les Chroniques de Tabari nous apprennent que la religion musulmane s'est imposée par la force et la violence, mais nous n'en faisons rien. Car il n'y a pas de pensée sans liberté d'expression. Pour détisser le linceul, donner des subjectivités, il faut le droit à la parole singulière, il faut la démocratie et la laïcité. L'Occident a énormément gagné avec la laïcité ; tant que nous ne serons pas laïcs, nous continuerons à souffrir. Cela ne signifie pas l'abolition de la religion. Mais que chacun puisse être avec sa croyance sans l'imposer à l'autre.

  • Vincent Remy; Publié le 11/05/2016.

(1) Recueil des actes et paroles de Mahomet et de ses compagnons, dont l'ensemble constitue la sunna.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:45

«Le Coran n’a pris naissance ni à La Mecque, ni à Médine»

Coran Sunnah Mahomet, Historicité Add comments

Sep072014

Source: L’écriture en usage à La Mecque et à Médine était autre que celle des manuscrits coraniques les plus anciens, ce qui ressort des inscriptions gravées sud-arabiques.

in Trouw (quotidien édité à Amsterdam), 4 août 2012, par Eildert Mulder

Le linguiste et Moyen-orientaliste Canadien Robert Kerr apporte un éclairage nouveau sur les origines de l’Islam. D’après ses recherches, l’alphabet utilisé dans les plus anciens manuscrits connus du Coran montre plutôt que le livre fondateur de l’Islam apparut dans la région actuellement couverte par la Jordanie, la Syrie et l’Irak et non à La Mecque ou à Médine.

R. Kerr est actuellement Professeur au département Archaeology and Classical Studies à l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo, Ontario (Canada), après avoir travaillé à l’Université de Leiden en Hollande. Il y enseigne la langue et la linguistique arabes et hébraïques, l’araméen, plusieurs cours sur la Bible, le Talmud et le livre des Proverbes araméens de Ahikar, la littérature ougaritique, et des études comparatives.

La naissance de l’Islam ne peut se comprendre que si on la replace dans le contexte de son temps. Ceci ne peut se faire, démonte le savant canadien, en se limitant aux textes arabes classiques qui sont imprégnés de la tradition islamique. La connaissance des langues et cultures avec lesquelles les Arabes ont été en contact pendant des siècles est essentielle. Armé d’une tel bagage, R. Kerr a fait une découverte surprenante: le Coran ne peut pas être initialement apparu à la Mecque ou à Médine car dans ce cas les manuscrits les plus anciens de ce texte auraient été écrits dans un autre alphabet.

Ce type de recherches islamologiques alternatives est caractérisé par leur nature « multi-facettes ». Un aperçu des centres d’intérêt multidisciplinaires de R. Kerr : après un passage dans l’armée Canadienne, il étudia l’assyriologie et l’égyptologie à Tübingen en Allemagne. Il se spécialisa ensuite à Leyden en linguistique et études sémitiques c’est-à-dire l’étude des langues sémitiques dont font partie entre autres l’arabe, l’hébreu, l’éthiopien et le Punique (la langue de Carthage). Dans sa thèse il indique que le Punique continua d’être parlé plusieurs siècles après la destruction de Carthage par les Romains. Pour ce faire il fit des recherches de terrain en Tunisie et (illégalement) en Libye. Il poursuivit ses recherches en étudiant des inscriptions pétrographiques dans le sud de la péninsule Arabique.

Outre l’anglais, R. Kerr parle le français, l’allemand, le néerlandais, le grec, le latin et le russe. Il déchiffre des langues sémitiques telles que le punique, l’hébreu et l’arabe.

Actuellement, il enseigne à Waterloo (Ontario). Son terrain privilégié est le Moyen-Orient avant l’Islam. Il n’est donc pas islamologue mais peut-être est-ce là ce qui lui a permis d’apporter des points de vue nouveaux dans les discussions sur l’histoire de la naissance de l’Islam. R. Kerr s’est relié aux travaux des islamologues « révisionnistes » qui ne se satisfont plus des traditions orthodoxes [islamiques] mais essaient de découvrir, par une recherches centrée sur des sources de l’époque, ce qui s’est passé aux débuts de l’Islam.

C’est l’étendue géographique des inscriptions pétrographiques sud-arabiques qui amena R. Kerr à sa stimulante théorie sur la question de savoir où est vraiment né le Coran. Selon le récit habituel, ce serait à la Mecque et à Médine. Mais là, fait remarquer R. Kerr,, l’écriture était autre que celle des plus anciens manuscrits coraniques. Cela ressort des inscriptions sudarabiques, qui s’étendent jusqu’au nord de ces villes, et cela sur une période qui s’étend d’environ 800 avant JC jusqu’aux origines de l’Islam, 1 500 ans plus tard.

Kerr présente d’autres arguments encore, qui plaident contre La Mecque et Médine: linguistiques, archéologiques, théologiques et historiques. C’est le cas par exemple pour l’exemple littéraire arabe le plus ancien qui ressemble à la langue du Coran, et qui est un texte biblique découvert à Alep en Syrie, une ville située à 1 400 km au nord de la Mecque. L’argumentation de Kerr s’apparente à ce que les juristes appellent une démonstration « par enchainement ». Aucun des maillons ne constitue une preuve absolue à lui seul, mais la combinaison de tous les chaînons convainc.

Image d’un vieux manuscrit du Coran provenant de Sanaa au Yémen et écrit en arabe ancien. Cette écriture n’était pas utilisée à l’époque en Arabie du sud. Ce manuscrit se trouve dans la Maison des Manuscrits de Sanaa.

Exemple d’écriture sud-arabique. Cette pierre se trouve au musée national de Sanaa.

Les observations de Kerr sur la forme de l’écriture forment la partie la plus originale de son argumentation « en chaîne ». Tout d’abord, il règle un malentendu persistant consistant à croire que les anciens Arabes n’auraient pas connu l’écriture. Ce ne serait qu’à partir du commencement de l’Islam que cette culture aurait été introduite. En réalité les Arabes s’exprimaient déjà de manière manuscrite depuis de nombreux siècles. Mais c’était dans une autre écriture que l’actuelle et généralement pas dans leur propre langue. Beaucoup d’Arabes qui vivaient dans ce qui est aujourd’hui la Syrie s’exprimaient en arabe mais écrivaient en araméen. D’autres écrivaient en arabe mais avec une autre écriture que l’actuelle. Le texte biblique d’Alep par exemple est consigné avec des lettres grecques. D’autres textes, et ceci est intéressant pour la théorie de Kerr, ont par contre été reproduits en écriture sud-arabique.

Au septième siècle la langue arabe était moins répandue qu’actuellement. Aujourd’hui cette langue est parlée et écrite du Maroc à l’Irak et de la Syrie au Soudan. A l’époque, la langue arabe était surtout pratiquée (en parallèle avec d’autres langues en de nombreux endroits) dans le nord et le centre de ce que les Romains appelaient « l’Arabie »: la péninsule Arabique (l’Arabie Saoudite et les pays voisins au Sud et à l’Est) plus les territoires contigus de Jordanie, Syrie et Irak.

Les Romains nommaient le nord de l’Arabie « Arabia Petrae » d’après la ville de Pétra, la ville bien connue construite dans la roche rouge au sud de la Jordanie. Les habitants y parlaient vraisemblablement des langages précurseurs des langues Arabes actuelles, et qui étaient entremêlés de la langue culturelle araméenne. Ils écrivaient l’araméen avec un alphabet araméen dont il y avait plusieurs variantes. Politiquement, l’Arabia Petrae appartenait à la sphère d’influence romaine. L’élite était constituée de mercenaires de l’armée romaine et de chrétiens hétérodoxes c’est-à-dire ayant leur propre conviction quant à la nature et la personnalité de Jésus.

Selon Kerr, les précurseurs de l’écriture et de la langue arabes que nous connaissons aujourd’hui proviennent de cette région. La partie orientale de l’Arabie du Nord (dont une partie de l’Irak actuel) était en relation avec le Royaume Perse.

Au Sud de l’Arabie Pétrée, formant le Nord de l’actuelle Arabie Saoudite, s’étendait l’Arabia Deserta (l’Arabie abandonnée). Concernant les langues parlées là, Kerr s’exprime avec prudence : « C’étaient des dialectes sémitiques, différents suivant les oasis et rattachés à ce qui deviendrait l’Arabe classique mais sans l’être ». Ils sont connus au travers de milliers d’inscriptions pétrographiques, certaines datant de plusieurs siècles avant l’Islam.

Les habitants de l’Arabia Deserta n’employaient pas l’alphabet araméen mais bien l’écriture sud-arabique, issue de la région du Yémen actuel qui constituait la troisième partie de l’Arabie des Romains et qu’ils appelaient « Arabia Felix » (l’Arabie heureuse). Ces différentes langues « yéménites » étaient similaires au sémitique arabe mais se rapprochaient plus de l’éthiopien classique. Et malgré la différence de langue, il est assez évident que les habitants d’Arabia Deserta – où se situent La Mecque et Médine – utilisaient l’alphabet yéménite.

En effet, tout d’abord, il y avait le rayonnement culturel de l’illustre civilisation du Yémen depuis l’an 1000 avant JC. Ensuite l’alphabet sud-arabique possède des signes pour tous les sons de base sémitiques et peut donc ainsi parfaitement reproduire l’arabe du Nord, alors que la langue araméenne possède trop peu de signes pour ce faire. Cet argument vaut aussi pour les plus anciens écrits arabes produits à partir d’écrits araméens où un même signe araméen peut parfois représenter jusqu’à sept sons différents en arabe. C’est ainsi que des manuscrits coraniques anciens ont produits différentes interprétations possibles. C’est une réforme plus tardive de l’écriture Arabe qui supprima les doubles sens.

À la période où la tradition rapporte que les textes coraniques auraient été rassemblés en un livre, vers le milieu du septième siècle, l’écriture sud Arabique était encore en usage à la Mecque et à Médine. D’où la position de Kerr : si le Coran était né là, il aurait dû être exprimé dans l’alphabet sud-arabique et en un ancien dialecte arabe local, et non dans l’arabe courant du nord de la Syrie (qui précède l’arabe classique). Or les manuscrits coraniques les plus anciens connus sont écrits dans cette écriture arabe ancienne qui contient encore des doubles sens. Conclusion : le Coran n’est issu ni de la Mecque, ni de Médine.

Kerr se fâche à propos de la destruction d’inscriptions sud-arabiques, par exemple lors d’une rénovation récente de la Mecque. Ce vandalisme culturel prive la science d’indices matériels potentiels très importants. Kerr considère ces destructions comme une barbarie encore plus grave que l’infâme destruction des statues de Bouddha en Afghanistan. Tombouctou a récemment été ajoutée à cette liste.

Toute théorie valide doit être ouverte à la réfutation [selon la théorie de Karl Popper], et celle de Kerr satisfait à ce critère. Peut-être les archéologues découvriront-ils un jour dans les environs de La Mecque des textes écrits avec un alphabet arabe qui ressemble à celui du Coran et qui seraient du septième siècle ou plus ancien encore, et écrits dans une langue ancêtre de l’arabe actuel. Dans ce cas la position de Kerr ne tiendrait plus.

Il convient de noter qu’on a trouvé en Arabie Saoudite des papyrus et des inscriptions du septième siècle en caractères arabes [pour ce qui est des inscriptions gravées sur des rochers, celles qui ont été opportunément « découvertes » depuis 2010 sont des faux manifestes – Ndlr]. Mais cela ne déconcerte pas Kerr : « Pour moi, ce sont les écrits non officiels qui font foi. Les papyrus cités sont des documents officiels issus du pouvoir. Des papyrus de la même époque ont également été découverts en Afghanistan. Personne ne va prétendre que l’arabe y était la langue véhiculaire. Je ne nie pas qu’il a eu un domaine arabe. La seule question est de savoir si c’était déjà aussi un domaine islamique, ou si l’Islam est né plus tard. Ce domaine a développé une langue de gouvernance dans laquelle ces papyrus ont été écrits ».

Une autre possibilité de réfuter la théorie de Kerr serait la découverte de textes coraniques en écriture Sud Arabique. Dans ce cas, La Mecque et Médine pourraient avoir été le siège de la naissance du Coran. Mais tant que de tels textes n’auront pas été trouvés, il convient, raisonne Kerr, de rechercher le lieu de naissance du Coran dans une région où vivaient des Arabes, où la langue parlée était l’arabe, et où dominait la culture écrite araméenne (d’où découle l’écriture arabe ancienne). Cette situation prévalait bien en Arabie Pétrée, mais ni à la Mecque ni à Médine où manquait la culture scripturaire araméenne.

Avec la collaboration de Thomas Milo. Les illustrations sont de Robert Kerr et Thomas Milo.

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