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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 07:43

Et si le prophète Mahomet n'avait pas été illettré ?

Pour l'islam officiel, le Coran provient directement de Dieu, dicté au prophète Mahomet, qui ne savait ni lire ni écrire. Un livre remet totalement en cause cette version.

Publié le  | Le Point.fr
D'autres versions du Coran auraient été retrouvées au Yémen.
D'autres versions du Coran auraient été retrouvées au Yémen. © RIZWAN TABASSUM / AFP/
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 07:53

Le juif  Jésus (Yeshua) des évangiles n’est pas le Jésus (Issa) du coran et des hadiths. A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…

Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique« , a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…

Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé –  serait hors du temps.

Toutes ces expressions  malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé

Quelle est la logique de ce processus?

L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)

Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!

Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraiteen l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.

Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à dire de réciprocité vivante etconfiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.

Le musulman ISSA (=Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité  et constituant la sunna, la tradition islamique.

Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran:

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loi de l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).

C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« . (ahl al kitab)Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).

La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!

La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).

La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.

Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).

Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).

Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).

Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).

Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.

Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).

Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).

Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré »  plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.

Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce qui prouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.

Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).

Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).

Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).

Issa (Jésus) dans les Hadith:

  • Issa, le destructeur de la chrétienté

La deuxième source officielle de la croyance islamique (aussi importante que le Coran lui-même) considère que le prophète Issa va jouer un rôle important à la fin des temps: il fera la guerre à toutes les religions, jusqu’à leur destruction, démontrant ainsi le triomphe de l’islam…

Dans une tradition, nous lisons que de nouveaux prophètes n’apparaîtront plus sur terre avant que Issa ne revienne, comme un homme de taille moyenne, au teint rougissant, portant deux vêtements légers, des gouttes tombant de sa tête, bien qu’il ne soit pas mouillé. Il combattra pour la cause de l’islam.

Issa « brisera la croix« , « tuera les porcs » et abolira la taxe imposée aux infidèles soumis. Allah détruira alors toutes les religions, à l’exception de l’islam.

Issa fera disparaître la figure du mal, vivra sur terre durant quarante ans et ensuite mourra. (Sunan Abou Daoud, livre 37,4310).

  • Quelle est la signification de ces dits?

La croix est le symbole de la chrétienté: briser la croix veut dire: abolir le christianisme. Dans la culture islamique, les porcs sont associés aux chrétiens, et les singes aux juifs; tuer les porcs est donc une manière d’annoncer leur anéantissement. Le retour d’Issapurifiera le monde de l’impureté que représentent les chrétiens aux yeux des musulmans.

Sous la loi islamique,  payer la taxe de capitation permet de racheter sa survie et ses biens lorsque l’on fait partie des « gens du livre » (9.29). L’abolition de la taxe signifie donc que le jihad a repris contre les juifs et les chrétiens vivant sous l’islam, et que ceux-ci devraient se convertir sous peine de mort ou d’esclavage.

Telle est donc la tâche finale d’assainissement que le musulman Issa devra accomplir, lorsqu’il reviendra dans les derniers jours!…

Rappelons que le musulman dit plusieurs fois par jour la fatiha, la première sourate du Coran, qui est considérée comme la matrice de toutes les autres. Or dans cette invocation à Allah, il est fait mention de « ceux qui encourent sa colère », c’est à dire les juifs, et de « ceux qui se sont égarés », c’est à dire les chrétiens! (Les commentateurs autorisés du Coran le spécifient traditionnellement ainsi). On voit combien cette incantation répétitive peut ancrer dans les esprits une discrimination religieuse méprisante envers les non-musulmans, ainsi que nombre d’autres sourates du Coran et que certains hadith particulièrement agressifs.

Analyse du musulman Issa (Jésus)

  • Issa n’est pas une figure historique.

Le Issa coranique n’est pas un personnage historique crédible, car son identité, comme son rôle de « prophète de l’islam« , se basent sur de présumées révélations individuelles à Mohamed, ayant eu lieu plus d’un demi millénaire après la vie et la mort du Jésus historique, au sujet duquel seuls les écrits néo-testamentaires sont les témoignages tangibles les plus proches.

  • Le véritable nom de Jésus n’a jamais été Issa.

La langue maternelle de Jésus était l’araméen. Du temps de son existence personnelle, il a été appelé Yeshua en araméen, puis Jesu en grec. Yeshua est une variante de l’hébreu Yehoshua, qui signifie « Yahvé sauve ».

Yeshua de Nazareth n’a jamais été appelé Issa, le nom que lui attribue le Coran. Issa ne veut rien dire en arabe; Jésus est délibérément privé de son identité.

  • Jésus n’a jamais reçu un « livre »!

Selon le Coran, un livre a été révélé à Issa, comme aux autres prophètes: c’est l’injil.

Le terme arabe « injil » n’est que la déformation du grec eu-angelion qui veut dire bonne nouvelle ou évangile. Jésus annonçait en effet une bonne nouvelle libératrice de la part de Dieu, dans la ligne de ses prédécesseurs, en se référant à une expression de la période du retour d’exil où une annonce de bonheur avait été faite au peuple d’Israël déporté à Babylone.

L’expression eu-angelion ne se comprend donc pas par rapport à un texte de révélation que Jésus lui-même aurait reçu tout rédigé, et que le Coran appelle « injil« .

Le terme « évangile » n’a été utilisé qu’après la mort de Jésus pour donner un titre biblique aux récits biographiques rédigés par Matthieu, Marc, Luc et Jean comme base de confessions de foi des communautés. C’est sans doute à partir de ces rédactions apostoliques que Mohamed s’est fait cette fausse idée d’un injil comme livre de révélation donné au prophète Issa par Allah..

L’ensemble des prophètes de l’islam dont les noms sont puisés dans les Ecritures hébraïques n’ont pas reçu de livre ou de code de lois. Par exemple les psaumes ne sont pas un livre révélant l’islam, comme le prétend le Coran, mais une collection de chants liturgiques, dont quelques-uns sont de David. Les Israélites qui se référaient alors à la Torah de Moïse n’ont jamais cherché de prescriptions légales dans les psaumes. Ainsi, David ne pouvait pas être un « prophète » au sens coranique du terme, c’est-à-dire un transmetteur de loi; de même, nombre de personnages cités comme tels par l’islam n’ont jamais été des porte-parole d’une loi.

Prophéties bibliques et prophéties coraniques: rien à voir!

La compréhension biblique de la prophétie est totalement différente de celle de Mohamed. Une prophétie n’est pas considérée comme extrait d’un texte céleste préexistant éternellement, à l’instar du Coran, mais comme message de Dieu inspiré à des êtres humains pour un temps et un lieu spécifiques.

Un prophète biblique est une personne vivant dans un contexte précis, à qui Dieu révèle des réalités encore cachées à tous et qui est appelée à agir comme son porte-parole. La variété des textes inspirés dans la Bible montre bien que ceux-ci ne sont pas dictés à partir d’un livre céleste intemporel et an-historique.

Erreurs et anachronismes du Coran

L’affirmation du Coran selon laquelle Jésus ne fut pas exécuté sur une croix n’a aucune base factuelle, et rappelle étonnamment la polémique développée quelques siècles plus tôt par les courants hérétiques hostiles au christianisme naissant.

Or, l’un des points forts orthodoxes sur lequel se rejoignent toutes les sources chrétiennes originelles est précisément la crucifixion de Jésus.

La mère d’Issa est appelée Mariam dans le Coran, et elle est présentée comme la sœur de Moïse et d’Aaron, et la fille d’Imram (en hébreu Amram). Mohamed a visiblement confondu Marie avec la Myriam de l’Exode, treize siècles auparavant!

Le Coran reproche aux chrétiens d’adorer trois dieux: Dieu le Père, le Fils Jésus, et la Mère Marie. Ce qui est une caricature grossière. Il accuse aussi à tort les juifs et les chrétiens de polythéisme. (voir Deutéronome 6.4 et Jacques 2.19a), impiété gravissime.

De nombreuses séquences du Coran évoquent des récits populaires juifs ou chrétiens, et d’autres rappellent la littérature apocryphe datant d’un siècle minimum après la mort de Jésus. Ainsi, le récit coranique de Jésus (Issa) né sous un palmier-dattier est la reprise d’une fiction tardive, de même que celui de Jésus enfant insufflant la vie à des oiseaux d’argile.

Les titres que le Coran donne à Jésus, tels que Messie et Parole de Dieu ne trouvent aucune explication dans la propre logique islamique. Par contre dans la Bible, d’où ils ont été expatriés, ces titres prennent un sens précis, lié à un système théologique cohérent, que le Coran méconnaît totalement.

Le Coran mentionne le Saint Esprit en connexion avec Jésus, utilisant ainsi des phrases extraites de l’Evangile. Ibn Ishak, le biographe de Mohamed, rapporte que, pour ce dernier, l’Esprit est l’ange Gabriel (Jibril), (de même que les sourates 2.97 et 16.02).

C’est pourquoi l’expression biblique « Esprit de Dieu » ou ruah Elohim, ne peut se comprendre qu’à la lumière des saintes Ecritures hébraïques; cela ne correspond en tout cas pas à un ange.

L’allégation coranique selon laquelle Jésus aurait annoncé la venue de Mohamed (61.6) semble fondée sur une lecture complètement reformulée de Jean 14.26, un passage qui se réfère à la venue du Saint-Esprit.

Les Ecritures saintes hébraïques étaient la bible de Jésus. Il a toujours affirmé leur autorité et leur pertinence, et il a prêché à partir de leur message théologique. C’est en fonction de ces mêmes Ecritures que Jésus a reconnu et présenté Dieu comme Adonaï Elohim, le Dieu d’Israël. Il n’a jamais appelé Dieu Allah, nom d’une divinité païenne arabe dont le culte existait à la Mecque bien avant Mohamed (son propre père, mort avant sa naissance, se nommait d’ailleurs Abd allah = serviteur d’Allah).

Les développements narratifs de la Bible sont riches de détails historiques souvent confirmés par la recherche archéologique. Ils recouvrent plus d’un millier d’années et révèlent un long processus de créativité culturelle.

A l’opposé, l’histoire religieuse du Coran ne s’appuie sur aucun support archéologique; les récits fragmentaires et discordants qui la composent n’offrent jamais le reflet de cultures historiques. Aucune localisation possible de l’Israël ancien n’y est mentionnée, et le nom de Jérusalem, si central dans la Bible, n’y apparaît jamais!

La plupart des événements prétendument historiques relatés dans le Coran n’offrent aucune possibilité de vérification indépendante. Ainsi, on nous explique qu’Abraham et Ishmaël ont construit la Kaaba à la Mecque  (1.127) mais il n’y a aucun support historique à cette affirmation. Le texte biblique original, antérieur de plus de mille ans, ne place Abraham dans aucun lieu proche de l’Arabie.

Le Coran, écrit par étapes à partir du 7ème siècle de notre ère, et dont les sourates innombrables ont été finalement sélectionnées et peut-être reformulées par Othman (modifications jusqu’au 10 ème, selon Mondher Sfar) n’est pas crédible lorsqu’il parle de Jésus Christ. Il n’est pas compétent en histoire biblique, contient de nombreux contresens historiques, et ne peut donc faire autorité en la matière.

Appropriation, par l’islam, de l’histoire du judaïsme et du christianisme

A la lumière des événements ultérieurs, on peut analyser la prétention selon laquelle l’islam est la religion primordiale et les prophètes antérieurs à Mohamed déjà musulmans: cela s’appelle une appropriation abusive au profit de l’islam. Cette captation d’héritage spirituel prive le judaïsme et le christianisme de leur propre histoire.

N’oublions pas que de nombreux sites bibliques, comme les tombeaux des patriarches hébreux et le Mont du Temple, sont réclamés par l’islam comme étant des sites islamiques, et non pas juifs ou chrétiens. (Le Coran nous raconte qu’Abraham était le prototype du croyant de l’islam. D’où la revendication d’une Palestine arabe et musulmane, sans tenir aucun compte des bénéficiaires historiques de la Promesse, les Juifs).

Il est vrai que sous la loi islamique (le waqf), après la sortie des Arabes d’Arabie et l’invasion de la Terre sainte, les juifs et les chrétiens ont effectivement été bannis de ces sites chargés de mémoire juive et chrétienne exclusivement.

Le rôle des Ecritures hébraïques dans le christianisme n’a pas de parallèle avec la place que l’Islam donne à la Bible

Il y a une différence fondamentale entre l’attitude chrétienne vis-à-vis des Ecritures hébraïques et l’attitude musulmane envers la Bible. Les chrétiens acceptent telles quelles les Ecritures hébraïques, qui étaient celles de Jésus et de ses apôtres, et celles de la primitive Eglise, entièrement juive.

L’essentiel de la foi chrétienne s’appuie sur elles, et les concepts essentiels tels que Messie, Esprit de Dieu, Royaume de Dieu, salut, etc, s’enracinent profondément dans la tradition biblique. L’Eglise a même excommunié l’hérésiarque Marcion qui voulait exclure la Bible hébraïque du Canon des Ecritures!

Dans les temples et les églises, on lit chaque dimanche les mêmes Ecritures hébraïques que celles lues le samedi dans les synagogues. Les prêtres et les moines prient les psaumes chaque jour, louange typiquement juive.

Au contraire, la façon qu’a l’islam de traiter la Bible est d’une arrogance insupportable : d’un côté le Coran prétend « confirmer » les révélations précédentes, en même temps il n’accorde strictement aucune place au contenu réel de la Bible.

En déclarant sans aucun argument précis que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs Ecritures, le Coran  cherche surtout à couvrir ses fantaisies historiques et théologiques. Il est très rare que les étudiants musulmans connaissent quelque chose des textes ou de la théologie bibliques, les imams ne lisent jamais la Bible et ils restent ainsi enfermés dans leur autoproclamation coranique sans aucun repère critique.

Quelques voix contemporaines à propos de Jésus:

  • Yasser Arafat. Dans une conférence de presse aux Nations Unies en 1983, Arafat a appelé Jésus « le premier fedayin palestinien qui a porté l’épée » (c’est à dire: qui a combattu pour l’islam).
  • Sheik Ibrahim Mahdi, employé de la télévision de l’autorité palestinienne a déclaré en direct en avril 2002: « Les juifs attendent le faux messie juif, tandis que nous attendons, nous, Jésus, paix sur lui. Les mains pures de Jésus feront trépasser le faux messie des juifs. Où? En Palestine! »
  • Shamim A. Siddiqi, écrivain, New York, a récemment exposé la définition classique de l’islam:

« Abraham, Moïse, Jésus et Mohamed, étaient tous des prophètes de l’islam. L’islam est l’héritage commun de la communauté judéo-christiano-islamique des Etats Unis, et établir le royaume de Dieu est la tâche commune des trois religions abrahamiques.

L’islam était la foi, l’art de vivre, des juifs et des chrétiens, mais ceux-ci les ont perdus dans des innovations humaines. Maintenant, les musulmans désirent remémorer la vraie religion à leurs frères et sœurs juifs et chrétiens. Ce sont les faits de l’histoire! »

Le négationnisme historique est un stratagème de l’apologétique islamique: en se présentant comme une confirmation du judaïsme et du christianisme, l’islam peut mieux les rejeter et les supplanter ensuite. Embrasser pour mieux étouffer.

Ce qui est affirmé dans une parodie de respect n’est ni du judaïsme, ni du christianisme, c’est une récupération pour mieux phagocyter l’ensemble, et finalement promouvoir Jésus et Moïse comme prophètes musulmans.

C’est souvent l’arrière-pensée des musulmans qui fréquentent le « dialogue interreligieux », car par ces discussions de salon pour naïfs, l’islam peut ainsi baliser la reconversion des juifs et des chrétiens vers « la vraie religion », dans le sens où Siddiqi parle de « tâche commune des juifs et des chrétiens dans l’établissement du royaume de Dieu aux USA« , ce qui, pour lui, veut dire promouvoir ensemble  la sharia et l’ordre islamique!

Conclusion:

Le Jésus du Coran, appelé Issa, est le résultat conjoint de l’imagination, de la fiction et de l’ignorance. Quand les musulmans vénèrent ce Issa, ils ont en tête quelqu’un qui n’a rien à voir avec le vrai Jésus, premier né de Marie, fils d’Israël, lié à l’histoire biblique. Le Issa du Coran est basé sur des affirmations non historiques émanant de légendes caravanières de l’Arabie du 7ème siècle.

Pour l’immense majorité des croyants musulmans, Issa est le seul Jésus qu’ils connaissent. Mais quiconque accepte ce Jésus islamique accepte aussi le Coran et la religion de Mohamed. En faisant du Jésus des évangiles Issa, un prophète de l’islam, les musulmans réduisent à néant l’existence propre du christianisme, comme ils l’ont fait du judaïsme en vampirisant Abraham, Moïse et David.

Selon les hâdith, la fin des temps verra ce Issa combattant venant détruire la foi chrétienne et faire de l’islam la seule religion triomphante dans le monde entier. Issa en personne démontrera la désobéissance des juifs et mettra les chrétiens en accusation pour les condamner à l’enfer en raison de leur croyance à la crucifixion et à l’incarnation.

L’acte final du musulman Issa reflète bien la stratégie apologétique qui consiste à remplacer le vrai Jésus historique, le Yeshua pacifique, par un clone agressif de Mohamed, de sorte que rien ne subsiste en dehors des visées planétaires de l’islam. L’altérité ne fait pas partie du paysage culturel de l’islam.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, pour Dreuz.infoen collaboration et selon les travaux en islamologiede Révérend Mark Durie, prêtre anglican (Australie).

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 14:56

Un homme chrétien est entré à l'intérieur de la Kaaba et a délivré un incroyable message:

https://www.facebook.com/boostetafoi/videos/1313115485476983/

Regardez la vidéo.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 20:59

Comment peut-on tuer au nom de Dieu ?

Question logique, qui a un sens dans les sociétés bouddhistes, juives, hindouistes, chrétiennes, bref non musulmanes ; mais qui s’avèrera incongrue et stupide dans celles qui sont fortement imprégnées de culture islamique.

Au VIIIe siècle, une secte musulmane, les moutazilites itazala, (se mettre à l’écart), fondée par Wâsil ibn ‘Atâ (698-750) et Amr ibn ‘Ubayd (mort en 762), considérait qu’on peut rester adepte du rationalisme tout en acceptant l’idée de l’existence du dieu unique. Ils développèrent l’idée selon laquelle le Coran est un livre créé et non « incréé » au même titre qu’Allah. Certains parmi eux jugeaient le texte coranique mal rédigé, vilipendaient la qualité de sa construction qu’ils trouvaient mal ficelée et critiquaient sa syntaxe. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils réfutaient la nature divine que bien des musulmans attribuent au message coranique. Pour les moutazilites, le mal dans le monde ne saurait être d’origine divine mais plutôt humaine. Par ce raisonnement, ils arrivèrent à établir que la haine, les massacres et les guerres recommandés par le Coran sont uniquement les volontés d’un être humain obsédé par un désir hégémonique, car l’image d’un dieu austère, rancunier et cruel (telle que présentée par le Coran) ne cadre pas avec le bon esprit et l’extrême magnanimité qui devraient caractériser l’Être Suprême. Ce mouvement rencontra un franc succès auprès des intellectuels de l’époque, mais fut, bien sûr, déclaré hérétique par l’islam classique.

Le négateur de l’islam est mécréant :

Contrairement aux livres sacrés des autres religions, le Coran est le seul qui incite et encourage la haine entre les hommes en prêchant le jihad et en exaltant au martyre. Le Coran raisonne essentiellement en terme dualiste : « amis » contre « ennemis », « fidèles » (musulmans) contre « infidèles » (non-musulmans). Il raisonne de façon constante par un antagonisme régulier entre celui qui est considéré comme « mécréant », parce que n’appartenant pas à l’islam, et le vrai « croyant », faisant partie de la « communauté des croyants », celle des musulmans, n’offrant alors qu’une seule solution aux non-musulmans : l’incroyance.

Le négateur de l’islam est « mécréant », qu’il soit athée, agnostique, polythéiste ou même qu’il appartienne à une autre religion monothéiste. Malgré les rares versets qui font allusion à l’amitié (certains exégèses y ont décelé une transcription des versets bibliques), les injonctions belliqueuses du Coran sont d’une telle virulence et d’un tel poids qu’elles ne laissent la place à aucune ambiguïté, de façon que sa lecture ne puisse qu’encourager certains croyants à ne conserver que le sens qui appelle au jihâd, ce « combat sacré » pour Allah, par les armes, en vue de l’expansion de l’empire musulman.

L’islam est la religion qui se présente tout d’abord comme celle du jihad. Sacralisation de la razzia bédouine, le jihad est cette monstrueuse entreprise guerrière visant, grâce au tranchant et sanglant sabre (sayf) de son prophète, la conquête des terres qui ne se trouvent pas encore soumises aux préceptes islamiques. Une horreur qui constitue le moteur de l’ahurissante diffusion de l’islam au fil des siècles et qui n’envisage s’achever qu’après la conquête finale conduisant à la soumission totale de toutes les terres du monde. Un hadith attribue ces paroles à Mahomet :

« Lorsque ma communauté s’emparera du sabre, elle ne le remettra dans son fourreau, qu’au Jour de la Résurrection ». [1].

La seule relation possible entre le « mécréant » et l’islam, c’est ce jihad, hormis l’inhumain et humiliant statut de dhimmi (« protégé », non-musulman) qui pourrait être accordé au non-musulman en terre d’islam.

La question du jihad est d’une telle importance qu’il est nécessaire de s’y attarder pour en mesurer les enjeux. Élément permanent et indéboulonnable du dogme islamique, sa justification repose sur un immense socle de références aux textes sacrés, de repères historiques et discours religieux enracinés dans l’idéologie musulmane et les consciences islamiques, qu’il convient de développer. L’écrivain et anthropologue musulman, Malek Chebel, reconnaissait dans les colonnes du quotidien français Le Monde, du 17 et 18 septembre 2006, que :

« L’islam a toujours fonctionné sur le trépied suivant : les « guerriers’’ qui se réclament du jihad, les « théologiens’’ [les ouléma] qui leur fournissent une légitimation sacrée, et les marchands qui financent ».

De nos jours, principalement l’Arabie Saoudite, grâce aux pétrodollars et aux sommes prodigieuses apportées et dépensées par les pèlerins. Et c’est presque essentiellement grâce au jihad que l’islam doit son extraordinaire et fulgurante expansion ;

« L’islam commande à tout homme adulte, dans la limite de sa validité physique, de se lancer à la conquête des peuples, avec pour but de faire obéir ses commandements partout. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l’islam veut conquérir le monde » disait l’Ayatollah Khomeiny en 1942.

La “perfection du Coran” :

« …C’est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, et venu d’un Sage, d’un Parfaitement Connaisseur. N’adorez qu’Allah… » (Coran 11,1-2),

L’« infériorité du ‘’mécréant’’ » :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah. » (Coran 3,110)

ont fait de cette exigence coranique une obligation sacrée de l’islam et l’un des thèmes centraux et récurrents de la théologie islamique. Les ouléma voient dans le jihad un commandement d’Allah qui, face aux non-musulmans, transcende toute restriction temporelle et toutes les barrières géographiques. Selon l’école malikite, l’une des quatre principales de l’islam sunnite,

« le Jihâd est une obligation d’institution divine. Son accomplissement par certains en dispense les autres. Pour nous, malékites, il est préférable de ne pas commencer les hostilités avec l’ennemi avant de l’avoir appelé à embrasser la religion d’Allah, à moins que l’ennemi ne prenne d’abord l’offensive. De deux choses l’une : ou bien ils se convertiront à l’islam, ou bien ils paieront la capitation (djizya), sinon, on leur fera la guerre. […] On doit combattre l’ennemi sans chercher à savoir si l’on combattra sous l’ordre d’un chef pieux ou dépravé » [2]

Ce sont bien les motivations coraniques issues des razzias et des premières expansions triomphantes de l’islam qui sont à l’origine des nombreux versets qui concernent ce

« combat dans la voie d’Allah ».

Ces versets, qui ont été « révélés » par Mahomet à différentes étapes de sa vie, font l’éloge et encouragent cette guerre dite « sainte » qui s’entremêle à la religion avec la curieuse promesse de la double récompense du butin de guerre et du paradis pour le combattant musulman.

Les versets se répartissent entre ceux qui recommandent le jihAd uniquement hors des quatre mois sacrés du calendrier musulman :

« Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez leurs des embuscades » (Coran 9,5)

et ceux qui exigent « ce combat sacré », pour le triomphe de l’islam, en tous temps et en tous lieux non islamiques.

« Légers ou lourds, lancez-vous au combat, et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d’Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez » (Coran 9,41).

Il ne s’agit donc pas d’un combat spirituel contre soi-même ni d’un combat à vocation défensive. Pour se démarquer des islamistes, certains musulmans « modernistes » ou « modérés » accordent une importance de premier plan à une dimension morale qu’ils attribuent au jihad et le définissent comme une guerre essentiellement spirituelle, cet « effort sur soi que le croyant musulman doit effectuer pour lutter contre ses désirs et ses manquements religieux » ; ils cherchent ainsi à nier ou, du moins, à considérablement minimiser son sens guerrier. À l’inverse des « fondamentalistes » et « intégristes » islamiques qui, sur la base du Coran et de la Sunna et en référence à la vie de leur prophète, accordent une place de premier choix à sa dimension guerrière. La différence entre ces deux jihads a été introduite au IXe siècle, avec la fin des premières vagues de conquêtes musulmanes. L’islam primitif, tel qu’enseigné par ses textes sacrés et donné en exemple par Mahomet, privilégie le jihad offensif et guerrier, « dans la voie d’Allah », à l’« effort sur soi » totalement ignoré au VIIe siècle, période de la naissance de l’islam. Et c’est d’abord ce jihad offensif et belliciste qui surgit spontanément à l’esprit du « croyant » lorsqu’il évoque ce terme au plus profond de son être.

D’ailleurs, dans le Coran, c’est bien le sens de la « guerre sainte » offensive qui prime. L’islamiste égyptien Sayyid Qutb écrivait :

« Le jihâd n’est pas une guerre défensive comme le disent certains parmi les musulmans, elle est offensive ».

C’est en fait un devoir religieux établi dans le Coran et la Sunna, une guerre qui doit être déclarée contre ceux qui ne croient pas à la mission de Mahomet.

« Il s’agit de la guerre sainte, institution divine » [3]

décrétée spécialement dans le but de faire avancer l’islam et d’éloigner le « diable » des musulmans.

C’est bel et bien d’opérations militaires cruelles pour des conversions forcées avec amassements de butins dont il s’agit.

« Combattez ceux qui ne croient pas en Allah… Et combattez les gens du Livre [juifs et chrétiens], qui n’acceptent pas la religion de la vérité, jusqu’à ce qu’ils acceptent de payer la capitation de leurs propres mains, après s’être humiliés. » (Coran 9,29) ;

Selon un hadith,

« Combattre dans le chemin d’Allah, matin et soir, vaut mieux que ce bas monde et ce qu’il contient ». [4]

C’est pour cela qu’en islam le mensonge takia est permis, afin de faire croire au non-musulman, ce qu’il veut, dans le but de le convertir ou de le rouler…, le viol, le vol ou les razzias, la guerre pour ne pas dire les agressions gratuites contre les non-musulmans sont intimement liés à la foi, des centaines de hadiths, de versets et de sourates prouvent ce que d’aucuns appelleront des élucubrations islamophobes.

Geneviève Harland

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:25

De la bouche même d'un expret du Coran et de la Sunna, le Coran a été falsifié. Regardez la vidéo, pour les arabophones.

https://www.facebook.com/royaltino?hc_ref=ARS6rW0ZPe5v44XIMNhswxPJmhB4j8iIPHopVTcWxPoBU44sIzE-Vql-LjzoX1suWYY

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 00:00

De nombreux sites musulmans postent régulièrement des articles présentant des prétendus miracles coraniques, en particulier dans le domaine scientifique.

Souvent, l’article présente une découverte scientifique puis affirme que le Coran avait déjà découvert cela avant la science. Soit l’article se contente d’affirmer cela, soit il cite quelques versets qu’il interprète en concluant au miracle.

Nous n’avons pas ici la prétention d’analyser tous les passages interprétés comme des miracles scientifiques mais nous nous contenterons de faire quelques remarques générales à ce sujet.

 

MIRACLES DU CORAN …

Pour que le lecteur se représente bien ce dont il s’agit, nous reproduirons ici un post facebook comme exemple :

L’expansion de l’univers :

(Déjà mentionné dans le Coran ça fait 14 siècles)

En 1925, Edwin Hubble, astronome américain, a établit par observation que l’ensemble des galaxies s’éloignent les unes des autres, ce qui implique L’EXPANSION DE L’UNIVERS. L’expansion de l’univers est maintenant un fait scientifique établi.
Voici ce que Le Coran indique à propos de la nature de l’univers :

Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance : et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité.
 [Le Coran 51:47]

Le mot arabe ‘Mu’si’oon ‘est correctement traduit comme « faire subir une expansion ‘, et il se réfère à la création de l’expansif vaste univers.

Stephen Hawkin, en son livre, « a brief history of time », indique que « la découverte de L’expansivité de l’univers était l’une des grandes révolutions intellectuelles du 20ème siècle ». Le Coran a mentionné l’expansion de l’univers, avant même que l’homme ait appris à construire un télescope !

Sur quoi le lecteur doit évidemment reconnaitre que le Coran est divin (remarquez le [constamment] ajouté par le traducteur).

 

…OU MIRACLES DE L’EXÉGÈSE ?

Une première chose que nous voulons remarquer sur ces miracles c’est qu’une telle interprétation du passage est toujours postérieure à la découverte scientifique en question. Ainsi, le passage ci-dessus a été interprété comme faisant référence à un univers en expansion uniquement après que l’on ait découvert que l’univers soit en expansion…

Il parait donc évident que ce n’est pas le Coran qui fait une découverte scientifique mais que la façon d’interpréter les textes est influencée par les découvertes scientifiques. C’est l’exégèse, l’interprétation, qui est miraculeuse et non le Coran !

Ici, nous voulons lancer un défi à nos lecteurs musulmans qui veulent être honnêtes à ce sujet : nous vous mettons au défi de trouver un verset dont l’interprétation a révélé une avance scientifique confirmée plus tard par la science. Il s’agira d’un miracle uniquement si l’interprétation précède la découverte scientifique.

Un autre fait intéressant est que, quand l’on regarde aux anciennes traductions (celles antérieures à la découverte scientifique), ce verset est traduit (traduction Kasimirski) :

“Nous avons bâti le ciel par l’effet de notre puissance, et nous l’avons étendu dans l’immensité.”

Et le verset suivant (51:48) dit :

“Nous avons étendu la terre comme un tapis. Que nous l’avons étendue avec habilité !”

Doit-on au final conclure que la terre est en expansion ?

 

MIRACLES DE LA BIBLE ?

Pour prouver à nos lecteurs musulmans qu’il est bien facile de créer un miracle scientifique après sa découverte, nous allons inventer deux miracles scientifiques bibliques.

Voici le premier :

L’expansion de l’univers :

(Déjà mentionné dans la Bible ça fait plus de 25 siècles)

En 1925, Edwin Hubble, astronome américain, a établit par observation que l’ensemble des galaxies s’éloignent les unes des autres, ce qui implique L’EXPANSION DE L’UNIVERS. L’expansion de l’univers est maintenant un fait scientifique établi.

Voici ce que La Bible indique à propos de la nature de l’univers :

“Seul, il étend [constamment] les cieux” [Job 9 :8]

Stephen Hawkin, en son livre, “a brief history of time”, indique que “la découverte de L’expansivité de l’univers était l’une des grandes révolutions intellectuelles du 20ème siècle”. La Bible a mentionné l’expansion de l’univers, avant même que l’homme ait appris à construire un télescope ! 
(Remarquez qu’ici la traduction précède la découverte scientifique)

Voici le deuxième :

La Bible affirme :

“Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide…” [Genèse 1 :1-2]

En mathématiques, la seule chose qui est informe est le point. Ce verset affirme donc que la terre était informe, elle était un point. En effet, les dernières découvertes scientifiques révèlent qu’avant d’entrer en expansion, l’univers était un point, il était informe, la terre l’était donc aussi et était contenu toute entière dans ce point. La terre était informe.

Ainsi, dès son premier verset, la Bible affirme ce qui sera découvert seulement des siècles plus tard !

Ces deux interprétations sont mauvaises, elles ne tiennent pas compte de la nature du texte ni de son but premier. Il en est de même des passages coraniques de la sourate 51 cités ci-dessus. En effet, ce passage sur le ciel étendu se situe dans le contexte du message de Noé à son peuple et doit donc être interprété en lien avec la prédication de Noé.

Finalement, nous pensons que ce n’est ni faire honneur à la Bible, ni au Coran que de les interpréter ainsi. En faisant cela on passe à côté de leur message et, si tout ce que l’on voit dans le Coran ce sont des interprétations obscures soit disant scientifiques, alors on démontre par cela que l’on ne trouve pas dans ce livre une réelle richesse spirituelle.

Ne trouvant pas cette richesse, on est forcé de chercher du “sensationnel” qui prouverait son origine divine.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:36

Matriarcat bédouin : statut élevé et liberté sexuelle de la femme arabe avant l’islam

L’explorateur finlandais Cawallin beaucoup voyagé en Égypte et en Arabie au 19e siècle. Il raconte comment les femmes bédouines dans la ville de Dofi, nord de l’Arabie « traitent leurs hommes, assises dévoilées chez les hommes, faisant des chicaneries et fumant leurs pipes courtes. » Avant l’époque du Prophète Mohammed, les femmes pouvaient choisir librement leur mari, même avoir eu plusieurs maris, si elles le souhaitaient. Le Yémen a eu plusieurs femmes dirigeantes, dont la plus célèbre est Belqis, Reine de Sabah. Deux reines régnantes importantes ont régné pendant l’époque islamique, Malika Asma et sa fille-in-law Malika Urwa.

L’épouse du prophète, une femme libre et indépendante

Le Coran explique que le statut de la femme arabe pré-islamique était inférieur, et raconte que les arabes païens enterraient vivantes les petites filles non désirées. Si cette pratique a pu être vraie chez leurs voisins perses et suméro-assyro-babyloniens, le statut social élevé de la première épouse du prophète semble contredire cette version. En effet, Khadija, bien qu’issue d’une riche famille, était tout de même une riche commerçante indépendante, dirigeante d’une grande entreprise d’import-export de caravanes, où elle employait de nombreux hommes, dont Mahomet lui-même.

L’origine du voile  islamique

Le statut de la femme arabe n’a pas toujours été celui de la saoudienne contemporaine toute de noir voilée. Remarquons au passage que le voile intégral n’est pas d’origine arabe, mais perse, date de bien avant l’islam et était largement répandu dans l’antiquité patriarcale, chez les grecs et les assyriens, et aujourd’hui encore en Inde. C’est probablement lorsque les musulmans conquirent la Perse qu’ils adoptèrent cette coutume typiquement patriarcale.

La femme arabe païenne, reine, cheffe, guerrière, prêtresse…

Quand à la femme arabe antique, libre et indépendante, on se souvient des reines arabes, décrites dans les chroniques assyriennes, de la reine de Saba, de la reine Zénobie, parfois même de véritables cheffes de tribus, ou simplement de femmes au fort tempérament. Mais on les retrouve aussi au combat, comme arbitre dans des concours de poésie (Oum Jundah, femme du célèbre Imrul Qays), comme devineresse, prêtresse, poétesse (Tumadir al Khansa, la plus célèbre), prophétesse (la prophétesse Sajah) ou femme politique gérant les affaires de la cité (Hubba bint Hulail & Atikah bint Murrah à la Mecque).

Le statut de la femme a ainsi beaucoup varié selon les régions et les époques, et les divers peuples, ethnies et tribus qui ont vécu en Arabie. Ainsi, chez les bédouins, si certaines tribus pratiquaient un pouvoir despotique du père sur sa famille, similaire au droit romain du Pater Familias, le Patria Potestas, conférant au père de famille le droit de vie ou de mort sur tous les membres de sa maisonnée; d’autres toléraient l’adultère, l’enfant illégitime portant alors le nom de sa mère; tandis que d’autres encore admettaient les femmes en armes sur le champ de batailles, comme celles qui s’opposèrent à l’islamisation de l’Arabie par Mahomet.

Zénobie, une reine qui résista à Rome

Septimia Bathzabbai, plus connue sous la forme latinisée Zénobie, était l’épouse d’Odénat, roi d’origine nabatéenne, à qui elle succéda après son assassinat vers 267 sur le trône de Tadmor (en langue sémitique originelle), Palmyre en grec. Elle prend ainsi la tête de l’éphémère Empire de Palmyre et, défaite par l’empereur romain Aurélien, elle est exilée à Rome.

Mavia, une reine guerrière résistante puis alliée à Rome

Mavia, (en arabe: ماوية, Māwiyya; également transcrit Mawia, Mawai, ou Mawaiy, et parfois dénommé Mania) était une reine-guerrière, Arabe qui a régné sur une confédération d’arabes semi-nomades, dans le sud de la Syrie, dans le seconde moitié du quatrième siècle. Considérée comme « la femme la plus puissante dans le monde arabe antique après la fin de Zénobie », si elle était évidemment arabe, elle était d’abord païenne. En 378, elle dirige ses troupes dans une rébellion contre la domination romaine, chevauchant à la tête de son armée de la Phénicie à la Palestine. Elle réussira à défaire les armées de Rome par son intelligence tactique. Après avoir atteint les frontières de l’Égypte, et à plusieurs reprises vaincu l’armée romaine, les Romains font finalement une trêve avec ses conditions stipulées sur elle seule. Les Romains font appel plus tard à son aide lorsqu’ils sont attaqués par les Goths, à laquelle elle a répondu par l’envoi d’une armée de cavalier.

L’assassinat d’Oum Qirfa (janvier 628), femme cheffe de tribu

Sources : Ibn Ishaq, Ibn Sa’d, Tabari, Sira al-Halabiyya,  »Lecture systématique de l’Islam » par le Dr Al Najar Sahih al Bukhari.

Oum Qirfa (Fatima bint Rabia Ben Bader Al Fazarri) était cheffe de la tribu des Banu Fasarah. C’était une très vieille dame, un symbole de fierté, de statut social et de respect. Plus de 50 épées, reçues en cadeaux de chefs des tribus, pendaient dans sa maison. Elle avait 12 fils et une très belle fille (réf. Al Sira Nabawiya Al, Al Halabiya, Partie 3, page 180). Une armée musulmane attaqua les Banu Fasarah brusquement la nuit. Les kuffars (infidèles) essayèrent de toutes leurs forces de se défendre ainsi que leurs familles. Mais ils n’étaient pas prêts à affronter une attaque si soudaine et d’une telle force.

Les musulmans étaient contre l’idée qu’une femme puisse diriger une tribu. Mohammed a dit:  »une nation dirigée par une femme ne réussira jamais » (ref Sahih Bukhari Hadith vol 5 pg 136, vol Bukhari 4 pg 97; vol Nisai 8 pg 227; Sahih hadith Timidhi vol 5 pg 457).

Après avoir tué tous ceux qui avaient riposté, on ligota les jambes de la vieille femme à deux chameaux et on les fit courir dans deux directions différentes. Oum Qirfa, femme âgées et respectée, mourut en agonisant, son corps déchiré en deux. Ensuite, les djihadistes la découpèrent en morceaux, et la décapitèrent (Ref: lecture systématique de l’Islam, par le Dr Al Najar, p. 58). Sa tête fut exhibée dans les rues de Médine. Les femmes infidèles et leurs enfants furent désormais des marchandises qui pouvaient être vendus sur les marchés aux esclaves ou gardés comme butin. Ainsi, l’oncle de Mohammed s’appropria la jolie fille de Oum Qirfa.

Polyandrie pré-islamique

Avant l’islam, les arabes pratiquaient de nombreux types de mariages différents. Trois d’entre eux semblent être des intermédiaires entre le matriarcat sans père ni mari, et le patriarcat que l’on connaît (l’épouse n’ayant qu’un seul époux) :

Nikah dhawaq

Le terme dhawaq signifie dégustation. Cette coutume aurait été largement répandue parmi les arabes préislamiques. Ils n’aimaient pas être liés par des mariages permanents et préféraient le mariage dhawaq, ce terme provenant du nom d’une femme appelée Dhawaqah. Cette dernière se mariait avec les hommes les uns après les autres pour les déguster. La littérature rapporte de nombreux cas de femmes agissant de la sorte. L’une d’elle, appelée Um Kharijah, avait épousé une quarantaine d’hommes provenant de vingt tribus. Une locution arabe disait à cet égard: « Plus rapide que le mariage d’Um Kharijah » .

Nikah tarjih

Le nikah tarjih se faisait ainsi, jusqu’à dix mâles avaient des rapports avec une même femme, lorsque celle-ci tombait enceinte, elle choisissait comme père celui qu’elle désirait; l’homme ne devait pas refuser. Cela fut également prohibé en islam.

Nikah hidn

Le nikah hidn, consistait à ce qu’une femme disposait un drapeau devant sa porte et accueillait des hommes (sexuellement). Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, tous les hommes qui ont eu un rapport avec elle se rassemblaient, et un kaif (à partir des formes des pieds des mâles et ceux du nourrisson) déterminait qui était le père. Ce mariage a également été prohibé par Mahomet.

L’amour libre pré-islamique

La “prostitution” chez les bédouins (Ammien Marcellin, Histoire XIV 4-6)

 »Leurs femmes sont des mercenaires engagées pour un temps par contrat mais, pour qu’il y ait une apparence de mariage la future femme offre à son mari, à titre de dot, une lance et une tente, prête à le quitter au jour fixé si elle choisit de partir. Incroyable est chez ces peuples l’ardeur avec laquelle les deux sexes s’abandonnent aux choses l’amour. Pendant toute leur existence, ils sont si nomades que dès qu’une femme se marie à un endroit, elle accouche à autre, et elle élève ses enfants loin de là, sans qu’il lui est permis de faire halte. »

Le mariage temporaire, une survivance matriarcale ?

Une autre réminiscence de l’ancien matriarcat (sans père ni mari) est le mariage temporaire (al mut’a). D’origine pré-islamique, et encore pratiquée chez certains musulmans chiites, c’est un mariage oral, privé, temporaire, sans communauté de biens et avec dot symbolique. Ce mariage temporaire pré-islamique, est donc à durée déterminée par les époux, pouvait être oral (sans document juridique écrit), privé (sans reconnaissance publique), et avec dot symbolique (sans contraintes financières)… donc un simulacre de mariage qui ressemble bien au mariage ambulant des Moso matriarcaux du Sichuan, encore observable aujourd’hui. Aussi, chez les arabes païens de cette époque, l’oncle semble avoir joué un rôle important :

L’importance de l’oncle chez les arabes païens

Les rondes de jeunes filles (ibn Kalbi, Livre des Idoles 36 b-c) :

Les Arabes avaient aussi des pierres dressées couleur de terre, autour desquelles ils faisaient des processions et auxquelles ils offraient des sacrifices. Les pierres s’appelaient des ansab et les rondes rituelles exécutées autour d’elles dawar. Amir ibn at Tufayl mentionne le dawar dans le vers suivant :  »… il était survenu un jour chez les Gani ibn Asur, pendant qu’ils accomplissaient les rondes rituelles autour d’une pierre dressée qui leur appartenait, et il avait admiré la beauté de leurs jeunes filles tandis qu’elles évoluaient autour de la pierre sacrée : Ah ! Si mes oncles les Gani pouvaient avoir à accomplir tous les soirs une ronde sacrée ! »

Lire Paganisme matriarcal : les 3 déesses-mères de l’Arabie pré-islamique, Al-Uzza, Allat et Manat

La danse du ventre, un vestige du matriarcat ?

La danse orientale (le terme « danse du ventre » vient du « rite de fertilité » mais en réalité tout le corps travaille) ou baladi (terme utilisé chez les Canadiens français) est une danse originaire du Moyen-Orient et des pays arabes, dansée essentiellement par des femmes. En arabe, elle est appelée Raqs al sharqi (littéralement : danse orientale) et en turc Oryantal dansı, qui a donné le terme de « danse orientale ». Elle est reconnue comme l’une des plus anciennes danses du monde, surtout dans les pays du Moyen-Orient (Liban, Égypte, Turquie, Grèce, Syrie, Irak) et du Maghreb. Elle se développe particulièrement en Égypte au Xe siècle avec l’arrivée d’une population d’Inde. « Du temps des pharaons, les prêtresses sacrées faisaient tournoyer leur corps et ondulaient leur ventre afin que la déesse de l’amour et de la fécondité, vienne prendre possession d’elles ; ensuite la divinité qu’elles étaient devenues, s’offrait aux hommes. » – Suzanne de Soye

La danse du ventre, Jean-Léon Gérôme, XIXe siècle.

On pense que l’origine de cette danse remonte aux anciens rites de fertilité, associés à la fois à la religion et à l’ésotérisme. Très peu de sources valables d’informations sont accessibles sur le sujet, voilà pourquoi il existe autant de mythes autour de l’origine et de l’évolution de cette danse. La danse du ventre, souvent considérée comme une forme de divertissement pour hommes, serait en fait une forme de danse ancienne qui reflète le corps comme une création de la nature et le temple de l’âme. C’était à l’origine une danse exécutée par les femmes en l’honneur de Celle qui donne la Vie, la Grande Mère. Les mouvements des hanches étaient sensés assurer la naissance des générations futures et étaient exécutés afin de préparer à l’accouchement. La mère en travail s’accroupirait lentement jusqu’au sol, en roulant ses abdominaux. Les contractions de ces mouvements de danse renforcent les muscles abdominaux, et, par conséquent, facilitent le travail lors de la naissance de l’enfant.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 16:29

Qu’est-ce que la théorie de l’Antichrist islamique ?

La théorie de l’Antichrist islamique est une théorie d’eschatologie chrétienne apparue vers 2005. Elle s’oppose à l’interprétation traditionnelle qui voit l’Antichrist comme un dirigeant mondial issu d’un empire romain reconstitué, dont le calcul du nom avec la méthode de la gematria obtient le nombre de la Bête « 666 », associé avec une fausse religion mondiale dont le siège est à Rome, la ville aux sept collines. La plupart des différents scénarios imaginés dans le temps s’appuient sur la théorie de la bête romaine. La théorie de l’Antichrist islamique démontre que cette interprétation est incohérente avec les textes bibliques et propose une nouvelle voie d’interprétation. Les principaux auteurs qui ont développé cette théorie sont Walid Shoebat, Joël Richardson, Fabrice Statuto et Simon Altaf. D’autres auteurs (1) et sites internet (2) relaient cette théorie, essentiellement en anglais.

La marque de la Bête.

Walid Shoebat est un Palestinien ex-musulman, ex-terroriste, converti au christianisme en 1993. Il réside maintenant aux États-Unis et est expert en lutte antiterroriste. Il étudie et interprète la Bible avec un regard d’Oriental. En lisant la version grecque du livre de l’Apocalypse dans le Codex Vaticanus écrit 350 ans après J.C (3), il y découvrit une croix formée par deux sabres entrecroisés suivis par deux mots qu’il pouvait lire en arabe : « Au nom d’Allah » (4). Ces 2 sabres symbolisent le djihad islamique, on les retrouve également sur l’emblème du Hamas, de la confrérie égyptienne des « Frères musulmans » ou sur le drapeau d’Arabie Saoudite. Or dans la version grecque, ces mots sont transcrits par la juxtaposition de trois symboles semblables à la séquence grecque « 600-CHI, 60-KSI, 6-STIGMA » soit « 600+60+6 » ou encore « 666 » dans les traductions occidentales. Selon lui, la marque de la bête est donc la marque du djihad islamique. Il publia ses études dans le livre « Why I Left Jihad : The Root of Terrorism and the Return of Radical Islam » chez Unabridged en 2005 et dans « GOD’S WAR ON TERROR. Islam, Prophecy and the Bible  » (5) écrit avec Joël Richardson, en 2008 (Top Executive Media). Son site : Shoebat.com

Le Mahdi et Issa, le Jésus islamique.

Joël Richardson est un juif messianique canadien. Il est frappé par les similitudes entre l’eschatologie islamique et l’eschatologie chrétienne. Les musulmans attendent un personnage, le Mahdi, qui sera accompagné d’un Jésus islamique de retour sur terre, qui viendra convaincre les chrétiens que l’islam a raison, qu’il n’est jamais mort ni ressuscité, qu’il n’est pas le fils de Dieu non plus. Comparé aux prophéties bibliques, le Jésus islamique correspond au faux Christ biblique, et le Mahdi à l’Antichrist biblique. Ce qui implique que la religion qui s’oppose au peuple saint des derniers temps est l’islam. Il publie cette comparaison en 2009 dans « The Islamic Antichrist : The Shocking Truth about the Real Nature of the Beast » chez WND Books Puis il expose de façon claire et académique l’ensemble de la théorie et ses principes herméneutiques dans « Mideast Beast: The Scriptural Case for an Islamic Antichrist » (6), chez WND Books en 2012. Il vient de publier récemment « Mystery Babylon: Unlocking the Bible’s Greatest Prophetic Mystery  » (6) en 2017. Son site : www.joelstrumpet.com

Principaux points de la théorie.

Pour comprendre les prophéties de la Bible il faut considérer que ces écrits sont issus du Moyen Orient et sont centrés sur Jérusalem et sur les régions alentour, et non sur les États-Unis ou sur Rome. Le quatrième mystérieux empire décrit par le prophète Daniel doit être un empire centré sur Babylone comme les trois précédents et les recouvrant, puisqu’il s’agit, comme la statue du roi de Babylone, de la continuation de la même entité. Selon lui, un seul empire dans l’histoire a réalisé cela, ce n’est pas l’Empire romain, mais l’empire ottoman. Cet empire « mortellement blessé » en 1923 est en train de « revenir à la vie » (Apocalypse 13:1-3) via le terrorisme islamique et la résurrection d’un islam conquérant et expansionniste. Les prophètes de l’Ancien Testament ont décrit toutes les nations ennemies du peuple saint : Élam, Assyrie, Syrie, Amon, Moab, Édom, Égypte, Cush, Puth, Javan, Tyr et Gaza (Esaïe 18 à 23, Ézéchiel 38, Psaumes 83). Littéralement aucune nation européenne ou occidentale n’est mentionnée. Toutes ces nations sont actuellement islamisées. l’Antichrist dans les prophéties s’appelle « l’Assyrien » (Ésaïe 10:5-12 et Michée 5:6), « la petite corne » (Daniel 8:8-9) ou encore « le roi du Nord » (Daniel 11:40).

L’équation biblique.

Fabrice Statuto est aussi juif messianique et français. Il a commencé ses propres recherches depuis 2009 et présenté ce qu’il appelle « l’équation biblique ». La bête de l’apocalypse qui « monte de la mer » (Daniel 7:3, Apocalypse 13:1), c’est-à-dire des peuples et des nations, est la résurrection simultanée et la réunification des quatre empires décrits par le prophète Daniel Cette ultime bête ressemblera à un lion, un ours et à un léopard (Apocalypse 13:2). Pour exister, elle a besoin de faire revivre pendant un temps les quatre empires (ou bêtes) décrits dans le chapitre 7 du livre de Daniel pour faire renaitre un ultime royaume uni via la même religion (l’islam), la même monnaie (le dinar), la même langue (l’arabe), la même loi (la charia). Il publia « El islam en las profecías bíblicas » (7) en 2012 en espagnol puis en français. Il vient de sortir « L’Antichrist, vers un Djihad Mondial  » en 2016 aux Éditions Omega (8).  

La relation entre la mosquée du Mont du Temple et le sanctuaire de l’Éternel.

Fabrice Statuto défend aussi la thèse que le troisième temple ne sera pas reconstruit avant l’arrivée du Messie. Selon ses études sur les textes araméens du livre de Daniel et les textes grecs du nouveau testament (9), pour se faire lui-même égal à Dieu, l’Antichrist siègerait dans le sanctuaire de l’Éternel, une pierre sacrée considérée dans le judaïsme comme le « Rocher de la Fondation », une grande pierre qui se trouve actuellement à l’intérieur de la mosquée nommée « Le Dôme du Rocher ». Son site : www.islam-bible-prophecy.com

Importance.

Une nouvelle théorie peut paraitre suspecte par sa nouveauté même. Sauf si elle correspond à ce secret scellé (Daniel 12.9) que même Daniel ne pouvait connaître, mais réservé à ceux qui vivront les événements de la fin. Si nous comprenons donc ces prophéties, c’est donc que nous sommes dans les temps de la fin. Alors que ceux qui s’appuient sur l’interprétation classique attendent des signes qui ne sont pas encore là, la grille d’interprétation de la théorie de l’Antichrist islamique permet de voir que les prophéties commencent à se dérouler sous nos yeux. L’implication pratique de cette théorie est de nous amener à porter nos regards sur l’actualité du proche orient avec une attention redoublée d’une part, et d’autre part à œuvrer avec zèle dans le domaine de l’évangélisation du monde musulman.

M.C. Collas.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:16

Le Prophète et ses compagnons buvaient du vin, et Mohamed a fait ses ablutions avec.

https://www.youtube.com/watch?v=MM7FfIWise8&app=desktop

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 08:25

Lors d'une émission de télévision, le Père Copte Zakaria Boutros a accepté de répondre à la question de savoir s'il n'existe qu'un seul Coran, ou bien s'il en existe de nombreuses versions.

Le journaliste présentateur. Une question se pose : les Musulmans affirment que le Coran est unique. Alors comment pouvez-vous dire que de nombreux Corans existent. Voulez-vous dire qu’il y a de nombreuses copies d’un seul Coran ? A quelles sources islamiques vous référez-vous ?

Le Père Zakaria. C’est une bonne et importante question. J’aimerais y répondre ici. La principale référence à laquelle je renvoie est l’abrégé de l’Encyclopédie islamique.

L’encyclopédie originale a été éditée en 1933 en grands volumes. Puis une version abrégée a été éditée en 1998, ce travail est présenté dans sa première partie par son éminence le Cheikh et docteur Mohammed Sayed Tantawy, Cheikh de la Grande Mosquée Al-Azhar. En particulier, celui-ci dit: "l’Encyclopédie islamique, publiée par l’Organisation Générale Egyptienne du Livre en association avec le Centre pour l’Innovation Intellectuelle Al-Sharka, est considérée comme le meilleur des projets scientifiques qui conduit l’esprit aux trésors des connaissances les plus honorables. C’est vraiment une merveilleuse encyclopédie. Je remercie Dieu avant tout, et je remercie aussi ceux qui ont conçu cette encyclopédie".

L’Encyclopédie islamique a été publiée entre 1913 et 1936 en trois éditions : en Anglais, en Allemand et en Français. L’Encyclopédie islamique est, encore à ce jour, le seul travail encyclopédique complet à propos de l’Islam.

Au tome 26, page 8175, il y est écrit : "le texte du Coran qui a été retenu pas Othman Ibn Affan n’était qu’un texte parmi d’autres trouvés au long des quatre premiers siècles de l’Hégire". Il y est ajouté : "il y avait d’autres Corans en lien avec les compagnons [du prophète]: ils étaient célèbres dans les villes de Al-Basra, Al-Kophah et Al-Sham".

Le journaliste présentateur : Ainsi, il y a d’autres versions du Coran, en lien avec les compagnons [du prophète], vous souvenez-vous des références ?

Le Père Zakaria. La plus importante référence est l’Encyclopédie islamique. Elle existe en 33 volumes de “Alif” à “Ya” [A à Z]. Il y a aussi d’autres livres qui mentionnent des différences comme Abu-Gaefar, Al-Nahas, Al-Itqan, dans "La perfection de la science du Coran" de Al-Syouty et d’autres références, mais je recommande l’Encyclopédie islamique qui est simple, exhaustive, et disponible.

De ces différentes références et sources parlant des différences entre les corans, Ibn Al-Nadeem, dans l’Encyclopédie islamique, a mentionné les titres de 11 travaux de recherche dans le domaine des différences existant d’un Coran à l’autre:

- Les différences entre les corans du peuple d’Al-Sham, en Iraq et Al-Hijaz (par Ibn Amer Al-Yahsoudy, décédé en l’an 118 de l’Hégire).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Madina, Al-Kophah et Al-Basra (par Al-Kithany).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Kophah, Al-Basra et Al-Sham (par Abe-Zakaria Al-Faran).

- Les différences dans les corans issus du recueil des différentes traditions orales.

S’y ajoutent trois livres, tous ayant pour titre "Les corans", de Al-Asfhany, Ibn Al-Kabany et Abu-Dawûd Al-Sagistany. Le plus célèbre d’entre eux étant celui de : Abu-Dawûd Al-Sagistany.
Le journaliste présentateur. Qu’est ce que toutes ces références disent des corans ?
Le Père Zakaria. L’Encyclopédie islamique, page 8176, en seconde colonne dit : « Le bref livre intitulé "Dialectes et Lectures du Coran" (Kitab Al-Huruf Wa Al-Qira'at), incorporé dans l'ouvrage "Sunan d'Abû Dâwûd" [*], du célèbre auteur de hadiths (recueil de traditions) Abu-Dawûd Al-Sagistany, note des milliers de différences dans le texte du Coran. »

Le journaliste présentateur. Où sont ces différences ? Nous savons tous qu’il n’y a qu’un coran.

Le Père Zakaria. En réalité, il y a de nombreux corans différents.

Le journaliste présentateur. Ces corans que vous mentionnez, existent-ils aujourd’hui ?

Le Père Zakaria. Nous avons le Coran d’Othman et le coran de Qualown. A propos du coran de Qualown, la présentation de ce coran mentionne: « Il a été écrit d’après le récit de Abu- Mosa Ibn Mina, connu sous le nom de Qualown, comme le raconte Obi Ibn Ka'b »

Le journaliste présentateur. Y a-t-il une différence entre ce coran et celui d’Othman ?

Le Père Zakaria. Il y a des différences dans l’orthographe et dans la grammaire. Il y a également un autre coran appelé le coran de Waresh : ce coran mentionne qu’il a été récité par l’Imam Nafe' Al-Madny, à partir du récit de Hafs, comme le raconte Assem Al-Korashy.

Il y eut un accord selon lequel l’autorité serait donnée à Dar Al-Ma'aref Al-shameia de modifier le texte du coran à partir du texte du codex disponible, comme le raconte Hafs. Ainsi, il y eu des changements dans les corans.

Le journaliste présentateur. Quand j’étais jeune, j’ai appris que la parole de Dieu ne pouvait être modifiée, et à présent vous dites qu’il y a plus d’un coran, et ici nous venons de voir trois corans différents.

Le Père Zakaria. En réalité, l’encyclopédie islamique, tome 26, page 8180 décrit des différences en disant : « Il y a d’autres différences dans les narrations des musulmans de la seconde génération, comme Ibn Yazid , Akrama et Khatab , également, il y a avait d’autres différences attribuées à d’autres corans mineurs. »

A ce sujet, Al-Tabry décédé en l’an 311 de l’Hégire, a parlé de ces différences en disant : « le texte du coran n’était pas fixé à mon époque » ; voici un témoin.

Quelle est l’opinion des érudits musulmans au sujet de ces discussions concernant l’authenticité du texte du coran, et à propos de la multiplicité des corans…31 corans ?

Le journaliste présentateur. Ces 31 corans sont ils disponibles et utilisés actuellement ?

Le Père Zakaria. Certains d’entre eux sont disponibles, d’autres ont été brûlés par Othman Ibn Affan, ce sont là des faits vraiment cachés.

Le journaliste présentateur : l’encyclopédie islamique a t-elle donné des précisions concernant ces différences?

Le Père Zakaria. Page 8177 l’Encyclopédie islamique dit la chose suivante: "la plupart de ce qui est mentionné à propos des différences concerne les différences entre le coran de Ibn Masoud à Al-Kophah, le coran de Obi-Ibn Ka'b à Al-Sham et le coran de Abe-Mosa Al-Asharee à Al-Basra. Ces corans ont été établis au temps du Prophète, quand Abdullah Ibn Masoud, décédé en l’an 33 de l’Hégire, était un compagnon du messager de Dieu, il lui emprunta 77 chapitres du coran, et l’un de ceux-ci promettait d’entrer au paradis".

Le journaliste présentateur. On dit qu’Abdullah Ibn Masoud refusa d’exécuter l’ordre d’Othman de détruire son coran, et il refusa de donner son coran à Othman pour qu’il le brûle.

Le Père Zakaria. C’est vrai, il s’enfuit. Il était à ce moment là en Irak, et il refusa de donner son coran à Othman pour qu’il le brûle.

Le coran de Abe-Mosa Al-Asharee était bien connu à Al-Basra. Selon l’Encyclopédie il dit à ses successeurs : « quand le messager d’Othman arrivera, ne retirez aucune partie de mon coran, même si cette partie n’existe pas dans le coran d’Othman ». Il ajouta : “et si une partie existe dans le coran d’Othman mais pas dans le mien, vous ajouterez cette partie à mon coran. »
Ainsi, le coran de Abe-Mosa Al-Asharee devint-il si volumineux et inclut-il les deux chapitres supplémentaires qui ne sont pas présents dans le coran de Obi.

Le journaliste présentateur. L’Encyclopédie Islamique mentionne-t-elle le nombre de ces corans ?

Le Père Zakaria : à la page 8179, elle mentionne les corans d’Abdullah Ibn Masoud's, d’Obi-Ibn Ka'b' et d’Abe-Mosa Al-Asharee.

Le journaliste présentateur. Qui sont-ils, sont-ils les auteurs ?

Le Père Zakaria. Ils sont les compagnons du Prophète, qui avaient leurs propres corans. Il a également été écrit qu’il y a des corans attribués aux douze compagnons du Prophète, le second calife Omar Ibn Al-Khatab, le quatrième calife Ali-Ibn Abe Taleb et trois corans attribués aux épouses du prophète : un à Aïcha, la fille de Abe-Baker, un à Hafsa la fille d’Omar, et Om-Salma, ce qui fait au total 8 corans.

D’autres corans sont encore ceux de : Zaied Ibn Thabet, Abdullah Ibn Abbas, Anes Bin Malek, Abdullah Ibn Al-Zoubir, Salem Maola Abe Hozaifa , Abdullah Bin Amre Ibn Al-Ass et Obaid Bin Omeir Al-Laithy.

Abu-Dawûd Al-Sagistany y ajouta: le coran de Ata' Abe Rabeh, Akrama, Moujahid, Saeed Bin Gabber et le coran de Al-Asoad Ibn Yazid et celui de Muhammad Bin Abe Mosa.

Il y a aussi les corans de Talha, Suleiman Ibn Mahran, ce qui fait un total de 25 corans.

Le journaliste présentateur. C’est surprenant !!! Vous faites état de 25 corans mentionnés dans l’Encyclopédie islamique et par Al-Sagistany, avez-vous d’autres références islamiques évoquant l’existence de corans supplémentaires dans le passé ?

Le Père Zakaria. Al-Sagistany y a encore ajouté 2 autres corans : le coran de Abu-Zaied, et celui de Moaaz Bin Gabel, en plus des chapitres écrits du temps de Mahomet sur des os et des pierres. Qu’est il arrivé à ces chapitres ? Ils n’existent plus aujourd’hui et rien n’est dit à leur sujet dans aucune référence, pourtant il dit « C’est nous qui avons envoyé le Dhikr (c'est-à-dire le Coran) et certainement, nous le garderons ».

Il y a également le coran de Abe Baker Al-Sedeek qui a été constitué par Zaied Ibn Thabet et le coran de Othman Ibn Affan qui a été constitué par Zaied IbnThabet, en supplément au coran de Al-Hajaj Ibn Yousef Al-thakafy dans lequel il a réalisé des changements profonds.

Le journaliste présentateur. Je me demande où tous ces corans sont passés…31 corans ?

Le Père Zakaria : Tandis qu’il y a presque un demi-million de copies, ont-ils perdu les corans, tout en conservant les récits ? C’est une grande question. Y a t-il un coran ou 31 corans différents, qui ne sont pas de simples copies ?

Où ces corans sont ils passés ? L’abrégé de l’Encyclopédie arabe (de Muhammad Shafik Ghorbal) dit page 1187 : « Othman a brûlé tous les corans excepté celui qu’il avait ordonné de distribuer et de diffuser. »
Comment ont-ils osé brûler ces corans? Ils auraient dû les laisser aux gens pour qu’ils puissent les étudier et constater les différences par eux-mêmes.

Le journaliste présentateur. Cela me rend sceptique quant à la crédibilité du coran que nous avons aujourd’hui.

Le père Zakaria. C'est pour cela que nous demandons aux érudits d’Al-Azhar d'expliquer la chose suivante en respectant l'esprit des gens au vingt et unième siècle. Comment le Musulman doit-il fonder les bases de sa foi, compte tenu des doutes qui existent sur le Coran qui est la référence principale pour lui ? …31 corans, dont il ne reste que trois aujourd’hui.

Telles sont les questions qui pressent notre intelligence et nous demandons des réponses. Qu’ils nous disent comment et pourquoi cela est arrivé et qu’ils élucident ce sujet.

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