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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 20:59

Comment peut-on tuer au nom de Dieu ?

Question logique, qui a un sens dans les sociétés bouddhistes, juives, hindouistes, chrétiennes, bref non musulmanes ; mais qui s’avèrera incongrue et stupide dans celles qui sont fortement imprégnées de culture islamique.

Au VIIIe siècle, une secte musulmane, les moutazilites itazala, (se mettre à l’écart), fondée par Wâsil ibn ‘Atâ (698-750) et Amr ibn ‘Ubayd (mort en 762), considérait qu’on peut rester adepte du rationalisme tout en acceptant l’idée de l’existence du dieu unique. Ils développèrent l’idée selon laquelle le Coran est un livre créé et non « incréé » au même titre qu’Allah. Certains parmi eux jugeaient le texte coranique mal rédigé, vilipendaient la qualité de sa construction qu’ils trouvaient mal ficelée et critiquaient sa syntaxe. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils réfutaient la nature divine que bien des musulmans attribuent au message coranique. Pour les moutazilites, le mal dans le monde ne saurait être d’origine divine mais plutôt humaine. Par ce raisonnement, ils arrivèrent à établir que la haine, les massacres et les guerres recommandés par le Coran sont uniquement les volontés d’un être humain obsédé par un désir hégémonique, car l’image d’un dieu austère, rancunier et cruel (telle que présentée par le Coran) ne cadre pas avec le bon esprit et l’extrême magnanimité qui devraient caractériser l’Être Suprême. Ce mouvement rencontra un franc succès auprès des intellectuels de l’époque, mais fut, bien sûr, déclaré hérétique par l’islam classique.

Le négateur de l’islam est mécréant :

Contrairement aux livres sacrés des autres religions, le Coran est le seul qui incite et encourage la haine entre les hommes en prêchant le jihad et en exaltant au martyre. Le Coran raisonne essentiellement en terme dualiste : « amis » contre « ennemis », « fidèles » (musulmans) contre « infidèles » (non-musulmans). Il raisonne de façon constante par un antagonisme régulier entre celui qui est considéré comme « mécréant », parce que n’appartenant pas à l’islam, et le vrai « croyant », faisant partie de la « communauté des croyants », celle des musulmans, n’offrant alors qu’une seule solution aux non-musulmans : l’incroyance.

Le négateur de l’islam est « mécréant », qu’il soit athée, agnostique, polythéiste ou même qu’il appartienne à une autre religion monothéiste. Malgré les rares versets qui font allusion à l’amitié (certains exégèses y ont décelé une transcription des versets bibliques), les injonctions belliqueuses du Coran sont d’une telle virulence et d’un tel poids qu’elles ne laissent la place à aucune ambiguïté, de façon que sa lecture ne puisse qu’encourager certains croyants à ne conserver que le sens qui appelle au jihâd, ce « combat sacré » pour Allah, par les armes, en vue de l’expansion de l’empire musulman.

L’islam est la religion qui se présente tout d’abord comme celle du jihad. Sacralisation de la razzia bédouine, le jihad est cette monstrueuse entreprise guerrière visant, grâce au tranchant et sanglant sabre (sayf) de son prophète, la conquête des terres qui ne se trouvent pas encore soumises aux préceptes islamiques. Une horreur qui constitue le moteur de l’ahurissante diffusion de l’islam au fil des siècles et qui n’envisage s’achever qu’après la conquête finale conduisant à la soumission totale de toutes les terres du monde. Un hadith attribue ces paroles à Mahomet :

« Lorsque ma communauté s’emparera du sabre, elle ne le remettra dans son fourreau, qu’au Jour de la Résurrection ». [1].

La seule relation possible entre le « mécréant » et l’islam, c’est ce jihad, hormis l’inhumain et humiliant statut de dhimmi (« protégé », non-musulman) qui pourrait être accordé au non-musulman en terre d’islam.

La question du jihad est d’une telle importance qu’il est nécessaire de s’y attarder pour en mesurer les enjeux. Élément permanent et indéboulonnable du dogme islamique, sa justification repose sur un immense socle de références aux textes sacrés, de repères historiques et discours religieux enracinés dans l’idéologie musulmane et les consciences islamiques, qu’il convient de développer. L’écrivain et anthropologue musulman, Malek Chebel, reconnaissait dans les colonnes du quotidien français Le Monde, du 17 et 18 septembre 2006, que :

« L’islam a toujours fonctionné sur le trépied suivant : les « guerriers’’ qui se réclament du jihad, les « théologiens’’ [les ouléma] qui leur fournissent une légitimation sacrée, et les marchands qui financent ».

De nos jours, principalement l’Arabie Saoudite, grâce aux pétrodollars et aux sommes prodigieuses apportées et dépensées par les pèlerins. Et c’est presque essentiellement grâce au jihad que l’islam doit son extraordinaire et fulgurante expansion ;

« L’islam commande à tout homme adulte, dans la limite de sa validité physique, de se lancer à la conquête des peuples, avec pour but de faire obéir ses commandements partout. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l’islam veut conquérir le monde » disait l’Ayatollah Khomeiny en 1942.

La “perfection du Coran” :

« …C’est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, et venu d’un Sage, d’un Parfaitement Connaisseur. N’adorez qu’Allah… » (Coran 11,1-2),

L’« infériorité du ‘’mécréant’’ » :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah. » (Coran 3,110)

ont fait de cette exigence coranique une obligation sacrée de l’islam et l’un des thèmes centraux et récurrents de la théologie islamique. Les ouléma voient dans le jihad un commandement d’Allah qui, face aux non-musulmans, transcende toute restriction temporelle et toutes les barrières géographiques. Selon l’école malikite, l’une des quatre principales de l’islam sunnite,

« le Jihâd est une obligation d’institution divine. Son accomplissement par certains en dispense les autres. Pour nous, malékites, il est préférable de ne pas commencer les hostilités avec l’ennemi avant de l’avoir appelé à embrasser la religion d’Allah, à moins que l’ennemi ne prenne d’abord l’offensive. De deux choses l’une : ou bien ils se convertiront à l’islam, ou bien ils paieront la capitation (djizya), sinon, on leur fera la guerre. […] On doit combattre l’ennemi sans chercher à savoir si l’on combattra sous l’ordre d’un chef pieux ou dépravé » [2]

Ce sont bien les motivations coraniques issues des razzias et des premières expansions triomphantes de l’islam qui sont à l’origine des nombreux versets qui concernent ce

« combat dans la voie d’Allah ».

Ces versets, qui ont été « révélés » par Mahomet à différentes étapes de sa vie, font l’éloge et encouragent cette guerre dite « sainte » qui s’entremêle à la religion avec la curieuse promesse de la double récompense du butin de guerre et du paradis pour le combattant musulman.

Les versets se répartissent entre ceux qui recommandent le jihAd uniquement hors des quatre mois sacrés du calendrier musulman :

« Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez leurs des embuscades » (Coran 9,5)

et ceux qui exigent « ce combat sacré », pour le triomphe de l’islam, en tous temps et en tous lieux non islamiques.

« Légers ou lourds, lancez-vous au combat, et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d’Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez » (Coran 9,41).

Il ne s’agit donc pas d’un combat spirituel contre soi-même ni d’un combat à vocation défensive. Pour se démarquer des islamistes, certains musulmans « modernistes » ou « modérés » accordent une importance de premier plan à une dimension morale qu’ils attribuent au jihad et le définissent comme une guerre essentiellement spirituelle, cet « effort sur soi que le croyant musulman doit effectuer pour lutter contre ses désirs et ses manquements religieux » ; ils cherchent ainsi à nier ou, du moins, à considérablement minimiser son sens guerrier. À l’inverse des « fondamentalistes » et « intégristes » islamiques qui, sur la base du Coran et de la Sunna et en référence à la vie de leur prophète, accordent une place de premier choix à sa dimension guerrière. La différence entre ces deux jihads a été introduite au IXe siècle, avec la fin des premières vagues de conquêtes musulmanes. L’islam primitif, tel qu’enseigné par ses textes sacrés et donné en exemple par Mahomet, privilégie le jihad offensif et guerrier, « dans la voie d’Allah », à l’« effort sur soi » totalement ignoré au VIIe siècle, période de la naissance de l’islam. Et c’est d’abord ce jihad offensif et belliciste qui surgit spontanément à l’esprit du « croyant » lorsqu’il évoque ce terme au plus profond de son être.

D’ailleurs, dans le Coran, c’est bien le sens de la « guerre sainte » offensive qui prime. L’islamiste égyptien Sayyid Qutb écrivait :

« Le jihâd n’est pas une guerre défensive comme le disent certains parmi les musulmans, elle est offensive ».

C’est en fait un devoir religieux établi dans le Coran et la Sunna, une guerre qui doit être déclarée contre ceux qui ne croient pas à la mission de Mahomet.

« Il s’agit de la guerre sainte, institution divine » [3]

décrétée spécialement dans le but de faire avancer l’islam et d’éloigner le « diable » des musulmans.

C’est bel et bien d’opérations militaires cruelles pour des conversions forcées avec amassements de butins dont il s’agit.

« Combattez ceux qui ne croient pas en Allah… Et combattez les gens du Livre [juifs et chrétiens], qui n’acceptent pas la religion de la vérité, jusqu’à ce qu’ils acceptent de payer la capitation de leurs propres mains, après s’être humiliés. » (Coran 9,29) ;

Selon un hadith,

« Combattre dans le chemin d’Allah, matin et soir, vaut mieux que ce bas monde et ce qu’il contient ». [4]

C’est pour cela qu’en islam le mensonge takia est permis, afin de faire croire au non-musulman, ce qu’il veut, dans le but de le convertir ou de le rouler…, le viol, le vol ou les razzias, la guerre pour ne pas dire les agressions gratuites contre les non-musulmans sont intimement liés à la foi, des centaines de hadiths, de versets et de sourates prouvent ce que d’aucuns appelleront des élucubrations islamophobes.

Geneviève Harland

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:25

De la bouche même d'un expret du Coran et de la Sunna, le Coran a été falsifié. Regardez la vidéo, pour les arabophones.

https://www.facebook.com/royaltino?hc_ref=ARS6rW0ZPe5v44XIMNhswxPJmhB4j8iIPHopVTcWxPoBU44sIzE-Vql-LjzoX1suWYY

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 00:00

De nombreux sites musulmans postent régulièrement des articles présentant des prétendus miracles coraniques, en particulier dans le domaine scientifique.

Souvent, l’article présente une découverte scientifique puis affirme que le Coran avait déjà découvert cela avant la science. Soit l’article se contente d’affirmer cela, soit il cite quelques versets qu’il interprète en concluant au miracle.

Nous n’avons pas ici la prétention d’analyser tous les passages interprétés comme des miracles scientifiques mais nous nous contenterons de faire quelques remarques générales à ce sujet.

 

MIRACLES DU CORAN …

Pour que le lecteur se représente bien ce dont il s’agit, nous reproduirons ici un post facebook comme exemple :

L’expansion de l’univers :

(Déjà mentionné dans le Coran ça fait 14 siècles)

En 1925, Edwin Hubble, astronome américain, a établit par observation que l’ensemble des galaxies s’éloignent les unes des autres, ce qui implique L’EXPANSION DE L’UNIVERS. L’expansion de l’univers est maintenant un fait scientifique établi.
Voici ce que Le Coran indique à propos de la nature de l’univers :

Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance : et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité.
 [Le Coran 51:47]

Le mot arabe ‘Mu’si’oon ‘est correctement traduit comme « faire subir une expansion ‘, et il se réfère à la création de l’expansif vaste univers.

Stephen Hawkin, en son livre, « a brief history of time », indique que « la découverte de L’expansivité de l’univers était l’une des grandes révolutions intellectuelles du 20ème siècle ». Le Coran a mentionné l’expansion de l’univers, avant même que l’homme ait appris à construire un télescope !

Sur quoi le lecteur doit évidemment reconnaitre que le Coran est divin (remarquez le [constamment] ajouté par le traducteur).

 

…OU MIRACLES DE L’EXÉGÈSE ?

Une première chose que nous voulons remarquer sur ces miracles c’est qu’une telle interprétation du passage est toujours postérieure à la découverte scientifique en question. Ainsi, le passage ci-dessus a été interprété comme faisant référence à un univers en expansion uniquement après que l’on ait découvert que l’univers soit en expansion…

Il parait donc évident que ce n’est pas le Coran qui fait une découverte scientifique mais que la façon d’interpréter les textes est influencée par les découvertes scientifiques. C’est l’exégèse, l’interprétation, qui est miraculeuse et non le Coran !

Ici, nous voulons lancer un défi à nos lecteurs musulmans qui veulent être honnêtes à ce sujet : nous vous mettons au défi de trouver un verset dont l’interprétation a révélé une avance scientifique confirmée plus tard par la science. Il s’agira d’un miracle uniquement si l’interprétation précède la découverte scientifique.

Un autre fait intéressant est que, quand l’on regarde aux anciennes traductions (celles antérieures à la découverte scientifique), ce verset est traduit (traduction Kasimirski) :

“Nous avons bâti le ciel par l’effet de notre puissance, et nous l’avons étendu dans l’immensité.”

Et le verset suivant (51:48) dit :

“Nous avons étendu la terre comme un tapis. Que nous l’avons étendue avec habilité !”

Doit-on au final conclure que la terre est en expansion ?

 

MIRACLES DE LA BIBLE ?

Pour prouver à nos lecteurs musulmans qu’il est bien facile de créer un miracle scientifique après sa découverte, nous allons inventer deux miracles scientifiques bibliques.

Voici le premier :

L’expansion de l’univers :

(Déjà mentionné dans la Bible ça fait plus de 25 siècles)

En 1925, Edwin Hubble, astronome américain, a établit par observation que l’ensemble des galaxies s’éloignent les unes des autres, ce qui implique L’EXPANSION DE L’UNIVERS. L’expansion de l’univers est maintenant un fait scientifique établi.

Voici ce que La Bible indique à propos de la nature de l’univers :

“Seul, il étend [constamment] les cieux” [Job 9 :8]

Stephen Hawkin, en son livre, “a brief history of time”, indique que “la découverte de L’expansivité de l’univers était l’une des grandes révolutions intellectuelles du 20ème siècle”. La Bible a mentionné l’expansion de l’univers, avant même que l’homme ait appris à construire un télescope ! 
(Remarquez qu’ici la traduction précède la découverte scientifique)

Voici le deuxième :

La Bible affirme :

“Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide…” [Genèse 1 :1-2]

En mathématiques, la seule chose qui est informe est le point. Ce verset affirme donc que la terre était informe, elle était un point. En effet, les dernières découvertes scientifiques révèlent qu’avant d’entrer en expansion, l’univers était un point, il était informe, la terre l’était donc aussi et était contenu toute entière dans ce point. La terre était informe.

Ainsi, dès son premier verset, la Bible affirme ce qui sera découvert seulement des siècles plus tard !

Ces deux interprétations sont mauvaises, elles ne tiennent pas compte de la nature du texte ni de son but premier. Il en est de même des passages coraniques de la sourate 51 cités ci-dessus. En effet, ce passage sur le ciel étendu se situe dans le contexte du message de Noé à son peuple et doit donc être interprété en lien avec la prédication de Noé.

Finalement, nous pensons que ce n’est ni faire honneur à la Bible, ni au Coran que de les interpréter ainsi. En faisant cela on passe à côté de leur message et, si tout ce que l’on voit dans le Coran ce sont des interprétations obscures soit disant scientifiques, alors on démontre par cela que l’on ne trouve pas dans ce livre une réelle richesse spirituelle.

Ne trouvant pas cette richesse, on est forcé de chercher du “sensationnel” qui prouverait son origine divine.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:36

Matriarcat bédouin : statut élevé et liberté sexuelle de la femme arabe avant l’islam

L’explorateur finlandais Cawallin beaucoup voyagé en Égypte et en Arabie au 19e siècle. Il raconte comment les femmes bédouines dans la ville de Dofi, nord de l’Arabie « traitent leurs hommes, assises dévoilées chez les hommes, faisant des chicaneries et fumant leurs pipes courtes. » Avant l’époque du Prophète Mohammed, les femmes pouvaient choisir librement leur mari, même avoir eu plusieurs maris, si elles le souhaitaient. Le Yémen a eu plusieurs femmes dirigeantes, dont la plus célèbre est Belqis, Reine de Sabah. Deux reines régnantes importantes ont régné pendant l’époque islamique, Malika Asma et sa fille-in-law Malika Urwa.

L’épouse du prophète, une femme libre et indépendante

Le Coran explique que le statut de la femme arabe pré-islamique était inférieur, et raconte que les arabes païens enterraient vivantes les petites filles non désirées. Si cette pratique a pu être vraie chez leurs voisins perses et suméro-assyro-babyloniens, le statut social élevé de la première épouse du prophète semble contredire cette version. En effet, Khadija, bien qu’issue d’une riche famille, était tout de même une riche commerçante indépendante, dirigeante d’une grande entreprise d’import-export de caravanes, où elle employait de nombreux hommes, dont Mahomet lui-même.

L’origine du voile  islamique

Le statut de la femme arabe n’a pas toujours été celui de la saoudienne contemporaine toute de noir voilée. Remarquons au passage que le voile intégral n’est pas d’origine arabe, mais perse, date de bien avant l’islam et était largement répandu dans l’antiquité patriarcale, chez les grecs et les assyriens, et aujourd’hui encore en Inde. C’est probablement lorsque les musulmans conquirent la Perse qu’ils adoptèrent cette coutume typiquement patriarcale.

La femme arabe païenne, reine, cheffe, guerrière, prêtresse…

Quand à la femme arabe antique, libre et indépendante, on se souvient des reines arabes, décrites dans les chroniques assyriennes, de la reine de Saba, de la reine Zénobie, parfois même de véritables cheffes de tribus, ou simplement de femmes au fort tempérament. Mais on les retrouve aussi au combat, comme arbitre dans des concours de poésie (Oum Jundah, femme du célèbre Imrul Qays), comme devineresse, prêtresse, poétesse (Tumadir al Khansa, la plus célèbre), prophétesse (la prophétesse Sajah) ou femme politique gérant les affaires de la cité (Hubba bint Hulail & Atikah bint Murrah à la Mecque).

Le statut de la femme a ainsi beaucoup varié selon les régions et les époques, et les divers peuples, ethnies et tribus qui ont vécu en Arabie. Ainsi, chez les bédouins, si certaines tribus pratiquaient un pouvoir despotique du père sur sa famille, similaire au droit romain du Pater Familias, le Patria Potestas, conférant au père de famille le droit de vie ou de mort sur tous les membres de sa maisonnée; d’autres toléraient l’adultère, l’enfant illégitime portant alors le nom de sa mère; tandis que d’autres encore admettaient les femmes en armes sur le champ de batailles, comme celles qui s’opposèrent à l’islamisation de l’Arabie par Mahomet.

Zénobie, une reine qui résista à Rome

Septimia Bathzabbai, plus connue sous la forme latinisée Zénobie, était l’épouse d’Odénat, roi d’origine nabatéenne, à qui elle succéda après son assassinat vers 267 sur le trône de Tadmor (en langue sémitique originelle), Palmyre en grec. Elle prend ainsi la tête de l’éphémère Empire de Palmyre et, défaite par l’empereur romain Aurélien, elle est exilée à Rome.

Mavia, une reine guerrière résistante puis alliée à Rome

Mavia, (en arabe: ماوية, Māwiyya; également transcrit Mawia, Mawai, ou Mawaiy, et parfois dénommé Mania) était une reine-guerrière, Arabe qui a régné sur une confédération d’arabes semi-nomades, dans le sud de la Syrie, dans le seconde moitié du quatrième siècle. Considérée comme « la femme la plus puissante dans le monde arabe antique après la fin de Zénobie », si elle était évidemment arabe, elle était d’abord païenne. En 378, elle dirige ses troupes dans une rébellion contre la domination romaine, chevauchant à la tête de son armée de la Phénicie à la Palestine. Elle réussira à défaire les armées de Rome par son intelligence tactique. Après avoir atteint les frontières de l’Égypte, et à plusieurs reprises vaincu l’armée romaine, les Romains font finalement une trêve avec ses conditions stipulées sur elle seule. Les Romains font appel plus tard à son aide lorsqu’ils sont attaqués par les Goths, à laquelle elle a répondu par l’envoi d’une armée de cavalier.

L’assassinat d’Oum Qirfa (janvier 628), femme cheffe de tribu

Sources : Ibn Ishaq, Ibn Sa’d, Tabari, Sira al-Halabiyya,  »Lecture systématique de l’Islam » par le Dr Al Najar Sahih al Bukhari.

Oum Qirfa (Fatima bint Rabia Ben Bader Al Fazarri) était cheffe de la tribu des Banu Fasarah. C’était une très vieille dame, un symbole de fierté, de statut social et de respect. Plus de 50 épées, reçues en cadeaux de chefs des tribus, pendaient dans sa maison. Elle avait 12 fils et une très belle fille (réf. Al Sira Nabawiya Al, Al Halabiya, Partie 3, page 180). Une armée musulmane attaqua les Banu Fasarah brusquement la nuit. Les kuffars (infidèles) essayèrent de toutes leurs forces de se défendre ainsi que leurs familles. Mais ils n’étaient pas prêts à affronter une attaque si soudaine et d’une telle force.

Les musulmans étaient contre l’idée qu’une femme puisse diriger une tribu. Mohammed a dit:  »une nation dirigée par une femme ne réussira jamais » (ref Sahih Bukhari Hadith vol 5 pg 136, vol Bukhari 4 pg 97; vol Nisai 8 pg 227; Sahih hadith Timidhi vol 5 pg 457).

Après avoir tué tous ceux qui avaient riposté, on ligota les jambes de la vieille femme à deux chameaux et on les fit courir dans deux directions différentes. Oum Qirfa, femme âgées et respectée, mourut en agonisant, son corps déchiré en deux. Ensuite, les djihadistes la découpèrent en morceaux, et la décapitèrent (Ref: lecture systématique de l’Islam, par le Dr Al Najar, p. 58). Sa tête fut exhibée dans les rues de Médine. Les femmes infidèles et leurs enfants furent désormais des marchandises qui pouvaient être vendus sur les marchés aux esclaves ou gardés comme butin. Ainsi, l’oncle de Mohammed s’appropria la jolie fille de Oum Qirfa.

Polyandrie pré-islamique

Avant l’islam, les arabes pratiquaient de nombreux types de mariages différents. Trois d’entre eux semblent être des intermédiaires entre le matriarcat sans père ni mari, et le patriarcat que l’on connaît (l’épouse n’ayant qu’un seul époux) :

Nikah dhawaq

Le terme dhawaq signifie dégustation. Cette coutume aurait été largement répandue parmi les arabes préislamiques. Ils n’aimaient pas être liés par des mariages permanents et préféraient le mariage dhawaq, ce terme provenant du nom d’une femme appelée Dhawaqah. Cette dernière se mariait avec les hommes les uns après les autres pour les déguster. La littérature rapporte de nombreux cas de femmes agissant de la sorte. L’une d’elle, appelée Um Kharijah, avait épousé une quarantaine d’hommes provenant de vingt tribus. Une locution arabe disait à cet égard: « Plus rapide que le mariage d’Um Kharijah » .

Nikah tarjih

Le nikah tarjih se faisait ainsi, jusqu’à dix mâles avaient des rapports avec une même femme, lorsque celle-ci tombait enceinte, elle choisissait comme père celui qu’elle désirait; l’homme ne devait pas refuser. Cela fut également prohibé en islam.

Nikah hidn

Le nikah hidn, consistait à ce qu’une femme disposait un drapeau devant sa porte et accueillait des hommes (sexuellement). Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, tous les hommes qui ont eu un rapport avec elle se rassemblaient, et un kaif (à partir des formes des pieds des mâles et ceux du nourrisson) déterminait qui était le père. Ce mariage a également été prohibé par Mahomet.

L’amour libre pré-islamique

La “prostitution” chez les bédouins (Ammien Marcellin, Histoire XIV 4-6)

 »Leurs femmes sont des mercenaires engagées pour un temps par contrat mais, pour qu’il y ait une apparence de mariage la future femme offre à son mari, à titre de dot, une lance et une tente, prête à le quitter au jour fixé si elle choisit de partir. Incroyable est chez ces peuples l’ardeur avec laquelle les deux sexes s’abandonnent aux choses l’amour. Pendant toute leur existence, ils sont si nomades que dès qu’une femme se marie à un endroit, elle accouche à autre, et elle élève ses enfants loin de là, sans qu’il lui est permis de faire halte. »

Le mariage temporaire, une survivance matriarcale ?

Une autre réminiscence de l’ancien matriarcat (sans père ni mari) est le mariage temporaire (al mut’a). D’origine pré-islamique, et encore pratiquée chez certains musulmans chiites, c’est un mariage oral, privé, temporaire, sans communauté de biens et avec dot symbolique. Ce mariage temporaire pré-islamique, est donc à durée déterminée par les époux, pouvait être oral (sans document juridique écrit), privé (sans reconnaissance publique), et avec dot symbolique (sans contraintes financières)… donc un simulacre de mariage qui ressemble bien au mariage ambulant des Moso matriarcaux du Sichuan, encore observable aujourd’hui. Aussi, chez les arabes païens de cette époque, l’oncle semble avoir joué un rôle important :

L’importance de l’oncle chez les arabes païens

Les rondes de jeunes filles (ibn Kalbi, Livre des Idoles 36 b-c) :

Les Arabes avaient aussi des pierres dressées couleur de terre, autour desquelles ils faisaient des processions et auxquelles ils offraient des sacrifices. Les pierres s’appelaient des ansab et les rondes rituelles exécutées autour d’elles dawar. Amir ibn at Tufayl mentionne le dawar dans le vers suivant :  »… il était survenu un jour chez les Gani ibn Asur, pendant qu’ils accomplissaient les rondes rituelles autour d’une pierre dressée qui leur appartenait, et il avait admiré la beauté de leurs jeunes filles tandis qu’elles évoluaient autour de la pierre sacrée : Ah ! Si mes oncles les Gani pouvaient avoir à accomplir tous les soirs une ronde sacrée ! »

Lire Paganisme matriarcal : les 3 déesses-mères de l’Arabie pré-islamique, Al-Uzza, Allat et Manat

La danse du ventre, un vestige du matriarcat ?

La danse orientale (le terme « danse du ventre » vient du « rite de fertilité » mais en réalité tout le corps travaille) ou baladi (terme utilisé chez les Canadiens français) est une danse originaire du Moyen-Orient et des pays arabes, dansée essentiellement par des femmes. En arabe, elle est appelée Raqs al sharqi (littéralement : danse orientale) et en turc Oryantal dansı, qui a donné le terme de « danse orientale ». Elle est reconnue comme l’une des plus anciennes danses du monde, surtout dans les pays du Moyen-Orient (Liban, Égypte, Turquie, Grèce, Syrie, Irak) et du Maghreb. Elle se développe particulièrement en Égypte au Xe siècle avec l’arrivée d’une population d’Inde. « Du temps des pharaons, les prêtresses sacrées faisaient tournoyer leur corps et ondulaient leur ventre afin que la déesse de l’amour et de la fécondité, vienne prendre possession d’elles ; ensuite la divinité qu’elles étaient devenues, s’offrait aux hommes. » – Suzanne de Soye

La danse du ventre, Jean-Léon Gérôme, XIXe siècle.

On pense que l’origine de cette danse remonte aux anciens rites de fertilité, associés à la fois à la religion et à l’ésotérisme. Très peu de sources valables d’informations sont accessibles sur le sujet, voilà pourquoi il existe autant de mythes autour de l’origine et de l’évolution de cette danse. La danse du ventre, souvent considérée comme une forme de divertissement pour hommes, serait en fait une forme de danse ancienne qui reflète le corps comme une création de la nature et le temple de l’âme. C’était à l’origine une danse exécutée par les femmes en l’honneur de Celle qui donne la Vie, la Grande Mère. Les mouvements des hanches étaient sensés assurer la naissance des générations futures et étaient exécutés afin de préparer à l’accouchement. La mère en travail s’accroupirait lentement jusqu’au sol, en roulant ses abdominaux. Les contractions de ces mouvements de danse renforcent les muscles abdominaux, et, par conséquent, facilitent le travail lors de la naissance de l’enfant.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 16:29

Qu’est-ce que la théorie de l’Antichrist islamique ?

La théorie de l’Antichrist islamique est une théorie d’eschatologie chrétienne apparue vers 2005. Elle s’oppose à l’interprétation traditionnelle qui voit l’Antichrist comme un dirigeant mondial issu d’un empire romain reconstitué, dont le calcul du nom avec la méthode de la gematria obtient le nombre de la Bête « 666 », associé avec une fausse religion mondiale dont le siège est à Rome, la ville aux sept collines. La plupart des différents scénarios imaginés dans le temps s’appuient sur la théorie de la bête romaine. La théorie de l’Antichrist islamique démontre que cette interprétation est incohérente avec les textes bibliques et propose une nouvelle voie d’interprétation. Les principaux auteurs qui ont développé cette théorie sont Walid Shoebat, Joël Richardson, Fabrice Statuto et Simon Altaf. D’autres auteurs (1) et sites internet (2) relaient cette théorie, essentiellement en anglais.

La marque de la Bête.

Walid Shoebat est un Palestinien ex-musulman, ex-terroriste, converti au christianisme en 1993. Il réside maintenant aux États-Unis et est expert en lutte antiterroriste. Il étudie et interprète la Bible avec un regard d’Oriental. En lisant la version grecque du livre de l’Apocalypse dans le Codex Vaticanus écrit 350 ans après J.C (3), il y découvrit une croix formée par deux sabres entrecroisés suivis par deux mots qu’il pouvait lire en arabe : « Au nom d’Allah » (4). Ces 2 sabres symbolisent le djihad islamique, on les retrouve également sur l’emblème du Hamas, de la confrérie égyptienne des « Frères musulmans » ou sur le drapeau d’Arabie Saoudite. Or dans la version grecque, ces mots sont transcrits par la juxtaposition de trois symboles semblables à la séquence grecque « 600-CHI, 60-KSI, 6-STIGMA » soit « 600+60+6 » ou encore « 666 » dans les traductions occidentales. Selon lui, la marque de la bête est donc la marque du djihad islamique. Il publia ses études dans le livre « Why I Left Jihad : The Root of Terrorism and the Return of Radical Islam » chez Unabridged en 2005 et dans « GOD’S WAR ON TERROR. Islam, Prophecy and the Bible  » (5) écrit avec Joël Richardson, en 2008 (Top Executive Media). Son site : Shoebat.com

Le Mahdi et Issa, le Jésus islamique.

Joël Richardson est un juif messianique canadien. Il est frappé par les similitudes entre l’eschatologie islamique et l’eschatologie chrétienne. Les musulmans attendent un personnage, le Mahdi, qui sera accompagné d’un Jésus islamique de retour sur terre, qui viendra convaincre les chrétiens que l’islam a raison, qu’il n’est jamais mort ni ressuscité, qu’il n’est pas le fils de Dieu non plus. Comparé aux prophéties bibliques, le Jésus islamique correspond au faux Christ biblique, et le Mahdi à l’Antichrist biblique. Ce qui implique que la religion qui s’oppose au peuple saint des derniers temps est l’islam. Il publie cette comparaison en 2009 dans « The Islamic Antichrist : The Shocking Truth about the Real Nature of the Beast » chez WND Books Puis il expose de façon claire et académique l’ensemble de la théorie et ses principes herméneutiques dans « Mideast Beast: The Scriptural Case for an Islamic Antichrist » (6), chez WND Books en 2012. Il vient de publier récemment « Mystery Babylon: Unlocking the Bible’s Greatest Prophetic Mystery  » (6) en 2017. Son site : www.joelstrumpet.com

Principaux points de la théorie.

Pour comprendre les prophéties de la Bible il faut considérer que ces écrits sont issus du Moyen Orient et sont centrés sur Jérusalem et sur les régions alentour, et non sur les États-Unis ou sur Rome. Le quatrième mystérieux empire décrit par le prophète Daniel doit être un empire centré sur Babylone comme les trois précédents et les recouvrant, puisqu’il s’agit, comme la statue du roi de Babylone, de la continuation de la même entité. Selon lui, un seul empire dans l’histoire a réalisé cela, ce n’est pas l’Empire romain, mais l’empire ottoman. Cet empire « mortellement blessé » en 1923 est en train de « revenir à la vie » (Apocalypse 13:1-3) via le terrorisme islamique et la résurrection d’un islam conquérant et expansionniste. Les prophètes de l’Ancien Testament ont décrit toutes les nations ennemies du peuple saint : Élam, Assyrie, Syrie, Amon, Moab, Édom, Égypte, Cush, Puth, Javan, Tyr et Gaza (Esaïe 18 à 23, Ézéchiel 38, Psaumes 83). Littéralement aucune nation européenne ou occidentale n’est mentionnée. Toutes ces nations sont actuellement islamisées. l’Antichrist dans les prophéties s’appelle « l’Assyrien » (Ésaïe 10:5-12 et Michée 5:6), « la petite corne » (Daniel 8:8-9) ou encore « le roi du Nord » (Daniel 11:40).

L’équation biblique.

Fabrice Statuto est aussi juif messianique et français. Il a commencé ses propres recherches depuis 2009 et présenté ce qu’il appelle « l’équation biblique ». La bête de l’apocalypse qui « monte de la mer » (Daniel 7:3, Apocalypse 13:1), c’est-à-dire des peuples et des nations, est la résurrection simultanée et la réunification des quatre empires décrits par le prophète Daniel Cette ultime bête ressemblera à un lion, un ours et à un léopard (Apocalypse 13:2). Pour exister, elle a besoin de faire revivre pendant un temps les quatre empires (ou bêtes) décrits dans le chapitre 7 du livre de Daniel pour faire renaitre un ultime royaume uni via la même religion (l’islam), la même monnaie (le dinar), la même langue (l’arabe), la même loi (la charia). Il publia « El islam en las profecías bíblicas » (7) en 2012 en espagnol puis en français. Il vient de sortir « L’Antichrist, vers un Djihad Mondial  » en 2016 aux Éditions Omega (8).  

La relation entre la mosquée du Mont du Temple et le sanctuaire de l’Éternel.

Fabrice Statuto défend aussi la thèse que le troisième temple ne sera pas reconstruit avant l’arrivée du Messie. Selon ses études sur les textes araméens du livre de Daniel et les textes grecs du nouveau testament (9), pour se faire lui-même égal à Dieu, l’Antichrist siègerait dans le sanctuaire de l’Éternel, une pierre sacrée considérée dans le judaïsme comme le « Rocher de la Fondation », une grande pierre qui se trouve actuellement à l’intérieur de la mosquée nommée « Le Dôme du Rocher ». Son site : www.islam-bible-prophecy.com

Importance.

Une nouvelle théorie peut paraitre suspecte par sa nouveauté même. Sauf si elle correspond à ce secret scellé (Daniel 12.9) que même Daniel ne pouvait connaître, mais réservé à ceux qui vivront les événements de la fin. Si nous comprenons donc ces prophéties, c’est donc que nous sommes dans les temps de la fin. Alors que ceux qui s’appuient sur l’interprétation classique attendent des signes qui ne sont pas encore là, la grille d’interprétation de la théorie de l’Antichrist islamique permet de voir que les prophéties commencent à se dérouler sous nos yeux. L’implication pratique de cette théorie est de nous amener à porter nos regards sur l’actualité du proche orient avec une attention redoublée d’une part, et d’autre part à œuvrer avec zèle dans le domaine de l’évangélisation du monde musulman.

M.C. Collas.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:16

Le Prophète et ses compagnons buvaient du vin, et Mohamed a fait ses ablutions avec.

https://www.youtube.com/watch?v=MM7FfIWise8&app=desktop

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 08:25

Lors d'une émission de télévision, le Père Copte Zakaria Boutros a accepté de répondre à la question de savoir s'il n'existe qu'un seul Coran, ou bien s'il en existe de nombreuses versions.

Le journaliste présentateur. Une question se pose : les Musulmans affirment que le Coran est unique. Alors comment pouvez-vous dire que de nombreux Corans existent. Voulez-vous dire qu’il y a de nombreuses copies d’un seul Coran ? A quelles sources islamiques vous référez-vous ?

Le Père Zakaria. C’est une bonne et importante question. J’aimerais y répondre ici. La principale référence à laquelle je renvoie est l’abrégé de l’Encyclopédie islamique.

L’encyclopédie originale a été éditée en 1933 en grands volumes. Puis une version abrégée a été éditée en 1998, ce travail est présenté dans sa première partie par son éminence le Cheikh et docteur Mohammed Sayed Tantawy, Cheikh de la Grande Mosquée Al-Azhar. En particulier, celui-ci dit: "l’Encyclopédie islamique, publiée par l’Organisation Générale Egyptienne du Livre en association avec le Centre pour l’Innovation Intellectuelle Al-Sharka, est considérée comme le meilleur des projets scientifiques qui conduit l’esprit aux trésors des connaissances les plus honorables. C’est vraiment une merveilleuse encyclopédie. Je remercie Dieu avant tout, et je remercie aussi ceux qui ont conçu cette encyclopédie".

L’Encyclopédie islamique a été publiée entre 1913 et 1936 en trois éditions : en Anglais, en Allemand et en Français. L’Encyclopédie islamique est, encore à ce jour, le seul travail encyclopédique complet à propos de l’Islam.

Au tome 26, page 8175, il y est écrit : "le texte du Coran qui a été retenu pas Othman Ibn Affan n’était qu’un texte parmi d’autres trouvés au long des quatre premiers siècles de l’Hégire". Il y est ajouté : "il y avait d’autres Corans en lien avec les compagnons [du prophète]: ils étaient célèbres dans les villes de Al-Basra, Al-Kophah et Al-Sham".

Le journaliste présentateur : Ainsi, il y a d’autres versions du Coran, en lien avec les compagnons [du prophète], vous souvenez-vous des références ?

Le Père Zakaria. La plus importante référence est l’Encyclopédie islamique. Elle existe en 33 volumes de “Alif” à “Ya” [A à Z]. Il y a aussi d’autres livres qui mentionnent des différences comme Abu-Gaefar, Al-Nahas, Al-Itqan, dans "La perfection de la science du Coran" de Al-Syouty et d’autres références, mais je recommande l’Encyclopédie islamique qui est simple, exhaustive, et disponible.

De ces différentes références et sources parlant des différences entre les corans, Ibn Al-Nadeem, dans l’Encyclopédie islamique, a mentionné les titres de 11 travaux de recherche dans le domaine des différences existant d’un Coran à l’autre:

- Les différences entre les corans du peuple d’Al-Sham, en Iraq et Al-Hijaz (par Ibn Amer Al-Yahsoudy, décédé en l’an 118 de l’Hégire).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Madina, Al-Kophah et Al-Basra (par Al-Kithany).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Kophah, Al-Basra et Al-Sham (par Abe-Zakaria Al-Faran).

- Les différences dans les corans issus du recueil des différentes traditions orales.

S’y ajoutent trois livres, tous ayant pour titre "Les corans", de Al-Asfhany, Ibn Al-Kabany et Abu-Dawûd Al-Sagistany. Le plus célèbre d’entre eux étant celui de : Abu-Dawûd Al-Sagistany.
Le journaliste présentateur. Qu’est ce que toutes ces références disent des corans ?
Le Père Zakaria. L’Encyclopédie islamique, page 8176, en seconde colonne dit : « Le bref livre intitulé "Dialectes et Lectures du Coran" (Kitab Al-Huruf Wa Al-Qira'at), incorporé dans l'ouvrage "Sunan d'Abû Dâwûd" [*], du célèbre auteur de hadiths (recueil de traditions) Abu-Dawûd Al-Sagistany, note des milliers de différences dans le texte du Coran. »

Le journaliste présentateur. Où sont ces différences ? Nous savons tous qu’il n’y a qu’un coran.

Le Père Zakaria. En réalité, il y a de nombreux corans différents.

Le journaliste présentateur. Ces corans que vous mentionnez, existent-ils aujourd’hui ?

Le Père Zakaria. Nous avons le Coran d’Othman et le coran de Qualown. A propos du coran de Qualown, la présentation de ce coran mentionne: « Il a été écrit d’après le récit de Abu- Mosa Ibn Mina, connu sous le nom de Qualown, comme le raconte Obi Ibn Ka'b »

Le journaliste présentateur. Y a-t-il une différence entre ce coran et celui d’Othman ?

Le Père Zakaria. Il y a des différences dans l’orthographe et dans la grammaire. Il y a également un autre coran appelé le coran de Waresh : ce coran mentionne qu’il a été récité par l’Imam Nafe' Al-Madny, à partir du récit de Hafs, comme le raconte Assem Al-Korashy.

Il y eut un accord selon lequel l’autorité serait donnée à Dar Al-Ma'aref Al-shameia de modifier le texte du coran à partir du texte du codex disponible, comme le raconte Hafs. Ainsi, il y eu des changements dans les corans.

Le journaliste présentateur. Quand j’étais jeune, j’ai appris que la parole de Dieu ne pouvait être modifiée, et à présent vous dites qu’il y a plus d’un coran, et ici nous venons de voir trois corans différents.

Le Père Zakaria. En réalité, l’encyclopédie islamique, tome 26, page 8180 décrit des différences en disant : « Il y a d’autres différences dans les narrations des musulmans de la seconde génération, comme Ibn Yazid , Akrama et Khatab , également, il y a avait d’autres différences attribuées à d’autres corans mineurs. »

A ce sujet, Al-Tabry décédé en l’an 311 de l’Hégire, a parlé de ces différences en disant : « le texte du coran n’était pas fixé à mon époque » ; voici un témoin.

Quelle est l’opinion des érudits musulmans au sujet de ces discussions concernant l’authenticité du texte du coran, et à propos de la multiplicité des corans…31 corans ?

Le journaliste présentateur. Ces 31 corans sont ils disponibles et utilisés actuellement ?

Le Père Zakaria. Certains d’entre eux sont disponibles, d’autres ont été brûlés par Othman Ibn Affan, ce sont là des faits vraiment cachés.

Le journaliste présentateur : l’encyclopédie islamique a t-elle donné des précisions concernant ces différences?

Le Père Zakaria. Page 8177 l’Encyclopédie islamique dit la chose suivante: "la plupart de ce qui est mentionné à propos des différences concerne les différences entre le coran de Ibn Masoud à Al-Kophah, le coran de Obi-Ibn Ka'b à Al-Sham et le coran de Abe-Mosa Al-Asharee à Al-Basra. Ces corans ont été établis au temps du Prophète, quand Abdullah Ibn Masoud, décédé en l’an 33 de l’Hégire, était un compagnon du messager de Dieu, il lui emprunta 77 chapitres du coran, et l’un de ceux-ci promettait d’entrer au paradis".

Le journaliste présentateur. On dit qu’Abdullah Ibn Masoud refusa d’exécuter l’ordre d’Othman de détruire son coran, et il refusa de donner son coran à Othman pour qu’il le brûle.

Le Père Zakaria. C’est vrai, il s’enfuit. Il était à ce moment là en Irak, et il refusa de donner son coran à Othman pour qu’il le brûle.

Le coran de Abe-Mosa Al-Asharee était bien connu à Al-Basra. Selon l’Encyclopédie il dit à ses successeurs : « quand le messager d’Othman arrivera, ne retirez aucune partie de mon coran, même si cette partie n’existe pas dans le coran d’Othman ». Il ajouta : “et si une partie existe dans le coran d’Othman mais pas dans le mien, vous ajouterez cette partie à mon coran. »
Ainsi, le coran de Abe-Mosa Al-Asharee devint-il si volumineux et inclut-il les deux chapitres supplémentaires qui ne sont pas présents dans le coran de Obi.

Le journaliste présentateur. L’Encyclopédie Islamique mentionne-t-elle le nombre de ces corans ?

Le Père Zakaria : à la page 8179, elle mentionne les corans d’Abdullah Ibn Masoud's, d’Obi-Ibn Ka'b' et d’Abe-Mosa Al-Asharee.

Le journaliste présentateur. Qui sont-ils, sont-ils les auteurs ?

Le Père Zakaria. Ils sont les compagnons du Prophète, qui avaient leurs propres corans. Il a également été écrit qu’il y a des corans attribués aux douze compagnons du Prophète, le second calife Omar Ibn Al-Khatab, le quatrième calife Ali-Ibn Abe Taleb et trois corans attribués aux épouses du prophète : un à Aïcha, la fille de Abe-Baker, un à Hafsa la fille d’Omar, et Om-Salma, ce qui fait au total 8 corans.

D’autres corans sont encore ceux de : Zaied Ibn Thabet, Abdullah Ibn Abbas, Anes Bin Malek, Abdullah Ibn Al-Zoubir, Salem Maola Abe Hozaifa , Abdullah Bin Amre Ibn Al-Ass et Obaid Bin Omeir Al-Laithy.

Abu-Dawûd Al-Sagistany y ajouta: le coran de Ata' Abe Rabeh, Akrama, Moujahid, Saeed Bin Gabber et le coran de Al-Asoad Ibn Yazid et celui de Muhammad Bin Abe Mosa.

Il y a aussi les corans de Talha, Suleiman Ibn Mahran, ce qui fait un total de 25 corans.

Le journaliste présentateur. C’est surprenant !!! Vous faites état de 25 corans mentionnés dans l’Encyclopédie islamique et par Al-Sagistany, avez-vous d’autres références islamiques évoquant l’existence de corans supplémentaires dans le passé ?

Le Père Zakaria. Al-Sagistany y a encore ajouté 2 autres corans : le coran de Abu-Zaied, et celui de Moaaz Bin Gabel, en plus des chapitres écrits du temps de Mahomet sur des os et des pierres. Qu’est il arrivé à ces chapitres ? Ils n’existent plus aujourd’hui et rien n’est dit à leur sujet dans aucune référence, pourtant il dit « C’est nous qui avons envoyé le Dhikr (c'est-à-dire le Coran) et certainement, nous le garderons ».

Il y a également le coran de Abe Baker Al-Sedeek qui a été constitué par Zaied Ibn Thabet et le coran de Othman Ibn Affan qui a été constitué par Zaied IbnThabet, en supplément au coran de Al-Hajaj Ibn Yousef Al-thakafy dans lequel il a réalisé des changements profonds.

Le journaliste présentateur. Je me demande où tous ces corans sont passés…31 corans ?

Le Père Zakaria : Tandis qu’il y a presque un demi-million de copies, ont-ils perdu les corans, tout en conservant les récits ? C’est une grande question. Y a t-il un coran ou 31 corans différents, qui ne sont pas de simples copies ?

Où ces corans sont ils passés ? L’abrégé de l’Encyclopédie arabe (de Muhammad Shafik Ghorbal) dit page 1187 : « Othman a brûlé tous les corans excepté celui qu’il avait ordonné de distribuer et de diffuser. »
Comment ont-ils osé brûler ces corans? Ils auraient dû les laisser aux gens pour qu’ils puissent les étudier et constater les différences par eux-mêmes.

Le journaliste présentateur. Cela me rend sceptique quant à la crédibilité du coran que nous avons aujourd’hui.

Le père Zakaria. C'est pour cela que nous demandons aux érudits d’Al-Azhar d'expliquer la chose suivante en respectant l'esprit des gens au vingt et unième siècle. Comment le Musulman doit-il fonder les bases de sa foi, compte tenu des doutes qui existent sur le Coran qui est la référence principale pour lui ? …31 corans, dont il ne reste que trois aujourd’hui.

Telles sont les questions qui pressent notre intelligence et nous demandons des réponses. Qu’ils nous disent comment et pourquoi cela est arrivé et qu’ils élucident ce sujet.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 00:04

L’ISLAM AURAIT-IL DES RACINES CHRÉTIENNES ?

Par Guillaume Bourrin

La question des origines de l’Islam est particulièrement controversée.
On invoque souvent l’entourage chrétien de Mohammed, ou certains échos d’écrits chrétiens dans le Coran.

Ces éléments sont-ils fondés ?

Philip Jenkins, dans son livre The Lost History of Christianity (L’histoire oubliée du Christianisme), offre un survol synthétique des différents éléments dont nous disposons à ce jour.

 

L’HISTOIRE DE MOHAMMED ET DU MOINE CHRÉTIEN

Jenkins écrit :

“Au VIIIème siècle, Jean Damascène voyait l’Islam non comme une nouvelle religion mais comme une hérésie chrétienne : la secte des Ismaélites ou celle des Agarènes.

Voici ce qu’il rapporte :

Depuis ce temps et jusqu’à présent, un faux prophète nommé Mohammed est apparu en leur sein. Après avoir pris par hasard connaissance de l’Ancien et du Nouveau Testament, et vraisemblablement conversé avec un moine arien, il fonda sa propre hérésie. (2)

Cette histoire du moine allait souvent refaire surface, sous différentes formes. Elle dispose également de parallèles dans le monde musulman.

L’un des premiers biographes de Mohammed, Ibn Ishaq, rapporte que le prophète, étant enfant, visita Bostra en Syrie. Là, le moine chrétien Bahira reconnu son génie et s’évertua à le protéger.
D’après Ibn Ishaq, Bahira fut capable de confirmer le rôle prophétique de Mohammed à partir des copies de l’authentique évangile chrétien qu’il possédait, celles qui n’avaient pas encore été polluées par l’Eglise.

En mentionnant l’histoire du moine arien, il est possible que Jean Damascène transforme une tradition musulmane préexistante en une légende anti-Islam.

Au IXème siècle, ce mystérieux moine fut renommé Sergius. La figure de Sergius réapparut à de nombreuses reprises dans certaines polémiques chrétiennes tendant à présenter Mohammed comme un plagiaire, une personne ayant corrompue l’ancienne religion plutôt que l’inventeur d’une nouvelle.

Tout au long du Moyen-Age, les chrétiens eurent tendance à voir Mohammed comme un schismatique plutôt que comme le leader d’une confession différente.“ (3) […]

Jenkins rapporte un peu plus loin une autre tradition islamique :
“En faisant référence à une vieille connaissance de Mohammed, Ibn Ishaq rapporte cette citation : celui qui enseigne à Mohammed la plupart des choses qu’il apporte est Jabr le chrétien“. (4)
Il est possible que ce Jabr soit un chrétien d’Ethiopie.

Ces éléments sont loin d’être définitifs.
Le moins que l’on puisse dire est que, de l’aveux même des biographes autorisés du prophète, l’entourage de Mohammed comportait des chrétiens.

 

LE CORAN ET LA CRITIQUE DES SOURCES : DES INFLUENCES “CHRÉTIENNES“ ET GNOSTIQUES

Pour Jenkins, le contenu même du Coran offre des indices bien plus concluants :

“Les musulmans considèrent que le Coran est la parole directement inspirée de Dieu, transcrite (et non composée) par le Prophète Mohammed autour de l’an 610.
Mais pour les spécialistes qui n’acceptent pas cette interprétation et qui tentent de retracer l’origine de ce texte, le Coran semble s’être développé sur la base de sources chrétiennes et juives, et il est souvent difficile de séparer les deux influences. […]

Les sources externes les plus probantes semblent provenir de certaines formes de christianisme oriental.
La plupart des histoires coraniques sur Marie et Jésus trouvent leurs parallèles non dans les Evangiles canoniques, mais dans certains textes apocryphes qui circulaient abondamment en orient, comme le Protévangile de Jacques ou l’Evangile arabe de l’Enfance. […]

Le Coran cite le miracle dans lequel l’enfant Jésus a façonné un oiseau d’argile et lui a insufflé la vie, un conte que l’on retrouve dans l’Evangile de l’Enfance de Thomas.
Egalement, le Coran présente la mort de Jésus en utilisant exactement le même langage que la secte chrétienne hérétique des Docètes, qui voyaient dans cet évènement une illusion plutôt qu’une réalité concrète : “Ils ne l’ont pas tué et ils ne l’ont pas crucifié : c’était un faux semblant“. […]

Ces connections sont si évidentes que plusieurs spécialistes ont soulevé la question du lieu de rédaction du Coran : aurait-il été rédigé en Arabie, ou plutôt collecté et composé dans un endroit comportant des communautés chrétiennes et juives importantes, comme en Syrie ou en Mésopotamie ?
A titre d’exemple, dans un travail de recherche extrêmement controversé, le spécialiste allemand C. Luxenberg suggère que le Coran serait une traduction confuse d’anciens textes chrétiens rédigés initialement en Syriaque, à l’époque la lingua franca du Moyen-Orient.  […]

Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que les chrétiens d’orient constituaient une présence bien connue dans le monde arabe, et qu’ils ont influencé les développement primitifs de l’Islam.“ (5)

 

AUTRES ÉLÉMENTS PRÉSENTÉS PAR JENKINS

Parmi les autres éléments proposés par Jenkins, la mention du mouvement Alaouite est particulièrement intéressante.

Les adeptes de cette branche du Chiisme, qui représentait 11% de la population Syrienne avant la guerre civile, accordent une place spéciale à la personne de Christ, célèbrent certaines fêtes chrétiennes, et ont conservés différents éléments chrétiens dans leur liturgie.
Jenkins note également qu’ils retiennent de nombreuses idées issues du gnosticisme. (6)

Il invoque aussi l’architecture originale des Mosquées musulmanes, copiant celles des église byzantines (7), ou encore la position agenouillée pour la prière des chrétiens d’orient.
Paradoxalement, cette attitude, vue par les premiers musulmans comme particulièrement excentrique, a fini par trouver leur assentiment.

 

QUE PENSER DE CES ARGUMENTS ?

La citation de Jean Damascène est bien évidemment à replacer dans son contexte historique polémique. Néanmoins, elle offre un bon aperçu de ce que les chrétiens contemporains aux premiers développements de l’Islam pensaient de cette “nouvelle religion“.
Pour eux, l’Islam représentait l’une de ces émanations schismatiques qui se multipliaient un peu partout dans le Moyen-Orient des VIIème – VIIIème siècles

L’influence des récits gnostiques sur le Coran, quant à elle, n’est plus à démontrer, en particulier quand le thème de l’enfance de Jésus est abordé.
Dans quelle mesure la théologie de Mohammed a t-elle été influencé par ces textes ? Difficile de le déterminer avec certitude.

Au final, les éléments présentés par Jenkins démontrent une influence certaine du christianisme sur l’Islam, mais il ne sauraient prouver la relation plus étroite que certains invoquent.
Les débats restent ouverts, et il est tout à fait possible que des découvertes futures soient versée comme nouvelles pièces au dossier.

Dans l’attente, il ne me parait pas opportun, à titre personnel, d’utiliser à des fins apologétiques l’argument de l’influence chrétienne sur l’Islam.

GB

 

 

NOTES ET RÉFÉRENCES :

(1) Jenkins, Philip. The lost history of Christianity : the thousand-year golden age of the church in the Middle East, Africa, and Asia- and how it died. New York, HarperOne, 2008.

(2) John of Damascus. Writings, vol. 37 of The Fathers of the Church. Washington, DC: Catholic Univ of America Press, 1958, p. 153-160. La citation peut être lue en Français dans son contexte ici.

(3) Jenkins, 185.

(4) Ibid, 189.

(5) Ibid, 186.

(6) Ibid, 192.

(7) Ibid, 195.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:51

L'islam, le coran et Mahomet en 20 questions-réponses.
1. Le coran est-il d'origine « divine » ?
Une lecture attentive de ce livre démontre qu'il est d'origine purement humaine. Il regroupe les prétendues « révélations » de Mahomet « arrangées » par ses successeurs et notamment par le calife Othman. 
Bien loin d'être un « livre saint », le coran est l'un des livres les plus malsains qui ait été rédigé depuis l'invention de l'écriture par les Phéniciens. Il est comparable au « Mein Kampf » d'Adolf Hitler sur de nombreux points mais bien plus dangereux. 
2. Mahomet était-il un « saint homme » ?
Les sources historiques, y compris musulmanes, qui existent à propos de ce personnage prouvent qu'il était tout le contraire d'un « saint homme » au sens Occidental du terme. Au sens islamique du terme, Mahomet était un « Saint homme » uniquement parce que la définition musulmane d'un « Saint homme » c'est d'être comme Mahomet. 
Intéressé, vaniteux, belliqueux, colérique, violent, cruel, retors et pervers, Mahomet n'est certainement pas un « beau modèle » pour l'humanité, contrairement à ce qu'affirment les musulmans. Bien plus proche d'Adolf Hitler et de Joseph Staline que de Martin Luther King ou de Gandhi, Mahomet est en fait l'opposé du personnage de Jésus Christ, tant dans les actes que dans les intentions.
Véritable obsédé sexuel, Mahomet s'est rendu coupable de pédophilie, un comportement dont on cherchera en vain l'équivalent chez le Christ (à moins d'avoir la mauvaise foi d'interpréter son "laissez venir à moi les petits enfants" comme une tentative de détournement de mineurs !). Les victimes des « guerres de conquête » de Mahomet se comptent par milliers et il est indirectement responsable de la totalité des meurtres commis au nom de la « guerre sainte » dont il fut l'instigateur. Cela justifie sa place dans la galerie des plus grands criminels de toute l'histoire de l'humanité.
Mahomet était sans doute affecté de déséquilibres mentaux profonds, du genre de ceux qui prédisposent au « mysticisme aberrant ». Il conviendrait cependant que cet individu soit jugé, à titre posthume, pour les crimes qu'il a commis et pour ceux qui ont été commis, et se commettent encore, en son nom.

3. Qu'est qu'un musulman ?
Le mot « musulman » vient de « muslim » que l'on traduit usuellement par « soumis à dieu ». 
Le musulman est un homme qui accepte de se soumettre à la dictature coranique et mahométane, soit sous la pression de sa famille ou de sa communauté, soit spontanément (dans le cas des « convertis »). Le musulman se plie à la notion d' « oumma » qui implique la prédominance de la religion en toutes choses, et notamment dans le domaine juridique et politique. 
Par définition, le musulman doit croire dur comme fer que le coran est la parole de dieu au sens « son des mots prononcés de la bouche même de Dieu », sons répétés par l'ange Gabriel à Mahomet, puis sons répétés à son tour par Mahomet. L'ensemble de ces sons forment le coran, mot qui signifie littéralement "récitation".
Pour le musulman, Mahomet est le dernier des prophètes. Le musulman doit respecter les principes coraniques à la lettre, sans jamais les discuter, en parfait « soumis ». Par définition, le musulman renonce à son libre arbitre et à sa faculté de compréhension dans les domaines régis par l'islam, c'est à dire en fait dans tous les domaines. 
4. Qu'est-ce que l' « oumma » ?
C'est la « communauté » au sens musulman du terme. Elle recouvre l'ensemble des activités humaines, qu'elles soient familiales, sociales, juridiques, politiques, militaires etc… 
Pour les musulmans, il n'existe pas de séparation entre la vie de tous les jours et la religion. La religion se mêle de tout et intervient à tous moments dans la vie des « croyants ». Prétendre que le religion musulmane peut être « apolitique » est un mensonge grossier puisque, par définition et par son application dans le principe de l' « oumma », l'islam régit nécessairement et obligatoirement le domaine politique. 
5. Qu'est-ce que la « charia » ?
La « charia » – ou « loi coranique » – est la transposition, sur le plan juridique, des prétendues révélations de Mahomet. 
Pour les musulmans, par définition, le coran doit être la seule source d'inspiration dans tous les domaines, y compris dans le domaine juridique. Il en résulte que les pays soumis à l'islam sont régis par des lois qui se fondent sur les coutumes sauvages des Arabes du VIIe siècle de notre ère, la plus emblématique de ces coutumes barbares étant de tuer des personnes, surtout des femmes, à coups de cailloux (lapidation) sous des prétextes futiles. 
La loi coranique est, en outre, fondée sur la discrimination sexiste puisque, selon le coran, la femme est inférieure à l'homme. 
Concrètement, la charia est souvent appliquée « à la tête du client » par de prétendus « juges » ou « docteurs de la foi » qui ne sont généralement que des « savants » incultes, le terme savant étant pris ici selon son sens musulman qui signifie "qui sait au sujet du coran, de Mahomet et de l'islam". Ces religieux peuvent émettre des « avis » (fatwa) qui sont assimilés à des jugements et qui peuvent aller jusqu'à l'appel au meurtre. Tout musulman à le droit et, s'il en a la possibilité, le devoir de s'ériger en meurtrier au service de l'islam afin d'éliminer tous ceux et celles qui sont condamnés, individuellement ou collectivement, par la loi coranique (impies, incroyants, idolâtres, homosexuels, apostats etc…). 
La charia est la survivance d'une vision moyenâgeuse et féodale de la justice. C'est l'un des pires archaïsmes qui puisse se concevoir en ce début du IIIe millénaire.

6. Qu'est-ce qu'une « école coranique » ?
L'école coranique n'a d'école que le nom. On n'y enseigne que la récitation en arabe phonétique du coran et tout ce qui en découle. Les sciences modernes n'y ont pas cours, surtout lorsqu'elles contredisent les « révélations » de Mahomet. De même, l'enseignement de l'histoire y est « adapté » aux impératifs de l'islam. 
Les méthodes pédagogiques mises en oeuvre dans les écoles coraniques relèvent du lavage de cerveau et du bourrage de crâne tels qu'ils sont pratiqués par les sectes. Le coran est enseigné phonétiquement à des enfants qui ne comprennent pas l'Arabe : ils ne font qu'apprendre à répéter les sons des mots censés avoir été prononcés « de la bouche même de Dieu », sons supposés répétés par l'ange Gabriel à Mahomet, puis sons théoriquement répétés à son tour par Mahomet. Les châtiments corporels y sont monnaie courante. 
Les écoles coraniques sont des centres d'endoctrinement par rabâchage et non des écoles au sens occidental du terme. Elles sont, avec les mosquées au sein desquelles on les trouve le plus souvent, les principaux foyers de propagation de l'islam.

7. Qu'est-ce que l' « islamisme » ?
On peut indifféremment parler de « religion musulmane », de « religion mahométane », d' « islam » ou d' « islamisme ». Ces dénominations sont strictement synonymes. Il n'y a pas, comme on voudrait le laisser croire, de « bons musulmans » et de « méchants islamistes » : Il n'y a que, d'un côté, les musulmans à qui le droit laïque et démocratique ambiant interdit de mettre en application CERTAINS préceptes de l'islam et, de l'autre côté, les musulmans qui ont, s'arrogent ou tentent d'obtenir légalement, le droit d'appliquer TOUS les préceptes de ce MÊME islam. 
Le terme « islam » désigne à la fois la doctrine des musulmans et l'ensemble des territoires conquis par eux. L'islam a une vocation planétaire et doit s'imposer partout dans le monde. 
8. Qu'est-ce qu'un « bon musulman » ?
C'est un musulman qui applique toutes les prescriptions coraniques. Les « bons musulmans » sont donc les éléments les plus dangereux de l'islam. 
9. Qu'est-ce qu'une mosquée ?
C'est un endroit où les musulmans pratiquent leur rituel de démonstration publique et collective de soumission par prosternations, rituel improprement appelé « prière ». 
C'est dans les mosquées que les prédicateurs (imams) viennent prêcher, essentiellement lors de la grande prière du vendredi. Il faut insister sur le fait que la « prière » musulmane n'a rien de commun avec celle des juifs ou des chrétiens. La « prière » musulmane est une gymnastique corporelle de soumission devant « Allah-Dieu » et devant l'« Oumma », non une formulation de souhait ou une demande, sens occidental du terme « prière ». 
Pour concrétiser cette soumission totale à une entité « divine » et à ses coreligionnaires, le musulman se prosterne, face contre terre, en direction de la Mekke. Il faut cependant savoir que, du temps de Mahomet, les cinq « prières » se faisaient en direction de Jérusalem (Kotz pour les Arabes), ville « sainte » des trois religions « du livre » (la Bible dont Mahomet s'est inspiré).
C'est parce que les Juifs ont finalement refusé de le reconnaître comme prophète, malgré ses tentaives de séduction, que Mahomet à ordonné à ses adeptes, en représailles, de se tourner désormais en direction de la ka'ba de la Mekke et non plus en direction de Jérusalem.
Ce n'est qu'après la mort de Mahomet que le fétichisme de la pierre noire de la Mekke a petit à petit supplanté celui du « rocher » qui était jadis inclus dans le temple des Hébreux, rocher à présent inclus dans la mosquée dite d'« Omar » (ou « coupole du rocher »). 
Les imams ne sont pas des prêtres mais des « directeurs de prière » qui s'imposent d'eux mêmes : l'accession à la fonction d'imam est similaire à celle de chef de tribu, comme cela se passait chez les bédouins d'Arabie du temps de Mahomet, au VII siècle. Il n'y a pas de prêtres chez les musulmans sunnites (les plus nombreux). On ne trouve un clergé organisé que dans la branche chiite de l'islam. 
Selon les sectes et les régions, les chefs musulmans sont nommés « ayatollahs » ou « mollahs ». En Arabie Saoudite, les « docteurs de la foi » sont nommés « oulémas ». 
Parmi les imams et les mollahs, on trouve des propagandistes itinérants qui vont de mosquée en mosquée. Bon nombre d'agitateurs professionnels s'érigent en imams pour aller prêcher le « bon islam », autrement dit l'intolérance, la discrimination, le refus de l'intégration et la « guerre sainte » contre les non-musulmans et les « mauvais » musulmans. 
En Europe occidentale, les mosquées sont les principaux foyers de sédition et de recrutement pour le terrorisme islamique. Nombreuses sont celles qui sont financées par des capitaux plus que « douteux » (notamment wahhabites et salafistes). Ces mosquées devraient être fermées et rasées, d'autant que ces constructions ne font pas partie de notre patrimoine, déprécient les quartiers où elles s'enkystent et qu'il n'existe aucune réciprocité de la part des musulmans : il est interdit de construire une église ou une synagogue en Arabie Saoudite et dans les pays islamiques. 
10. Qu'est-ce que le « Djihad » ?
C'est la « guerre sainte » qui fut entamée dès les premières années de l'islam, sous la direction de Mahomet. Cette guerre est une guerre de conquête, non seulement militaire mais aussi politique et religieuse. D'abord limitée à l'Arabie et aux territoires environnants, elle est vite devenue planétaire. 
Les musulmans, qui prétendent servir la « vraie foi », veulent éliminer tous les « incroyants », « impies » et autres « idolâtres ». Au nom de Mahomet et de son coran, ils ambitionnent de faire régner l'obscurantisme musulman et la loi coranique dans le monde entier. Tel est le but ultime du « Djihad ». 
Depuis le VIIe siècle, le Djihad a fait des dizaines de millions de victimes. C'est une forme particulièrement insidieuse et sournoise de génocide fondé sur la discrimination religieuse. 
Le Djihad n'a rien d'une guerre « conventionnelle ». C'est d'abord un engagement personnel pour tous les « bons musulmans », et les actions terroristes commises au nom de l'islam, et de son coran, peuvent être le fait de très petits groupes, voire même d'individus agissant isolément (voir aussi la question n°19). La lutte contre le Djihad relève donc de l'anti-terrorisme bien plus que de la guerre au sens où nous l'entendons habituellement. Les armées occidentales « modernes » sont impuissantes contre ce type de conflit qui découle des antiques méthodes guerrières des bédouins arabes (razzias). 
Tous les musulmans qui se réclament du Djihad, ou qui prônent cette guerre odieuse, doivent être considérés, non comme des criminels de droit commun mais comme des criminels de guerre. Ils doivent être traités comme tels, en commençant par les dirigeants de l'Arabie Saoudite ainsi que les oulémas wahhabites et salafistes. 
11. Qu'est-ce qu'un « dhimmi » ?
Pour les musulmans, le « dhimmi » est un adepte d'une « religion du livre » (Bible) autre que l'islam. C'est donc un juif ou un chrétien. 
Dans un pays soumis à l'islam, les « dhimmis » sont supposés pouvoir continuer à pratiquer leur culte et à exercer une activité sociale mais à la condition de « payer tribu », autrement dit de se soumettre au racket organisé par les musulmans. Pour échapper à cette extorsion de fonds, ils doivent s'exiler ou se convertir à l'islam. Ceux qui n'acceptent pas la dhimmitude (c'est à dire la condition de dhimmi) sont mis à mort, tout comme les dhimmis soupçonnés de prosélytisme religieux ou de menées anti-islamiques. 
Les hommes et les femmes qui ne sont pas « gens du livre » (comme les athées, les bouddhistes, les hindouistes, les animistes, etc…), ne peuvent pas devenir dhimmis, il n'existe pour eux que deux alternatives : la conversion à l'islam ou la peine de mort.

12. Quels sont les « piliers » de l'islam ?
On nomme « piliers de l'islam » les obligations imposées à tous les musulmans. 
Ces piliers sont au nombre de cinq, plus un : 
- la shahada ou profession de foi : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu'Allah et que Mahomet est la prophète d'Allah » 
- les cinq prières quotidiennes 
- le jeune du ramadan 
- l'aumône 
- le pèlerinage à la Mekke 
la guerre sainte (ou Djihad)
Ce dernier pilier, non avoué et non comptabilisé officiellement, est dit « le pilier secret ».


13. Que sont les « maisons de l'islam » ?
Les « maisons de l'islam » sont : 
Dar el Sulh, la « maison de la trêve » 
Dar al Harb, la « maison de la guerre » 
Dar al Islam, la « maison de l'islam »

La « maison de la trêve » désigne les territoires où les musulmans doivent agir « avec réserve » pour ne pas trop attirer l'attention du pouvoir en place. 
La « maison de la guerre » concerne les pays où les musulmans se sentent assez forts pour engager une guerre ouverte contre la civilisation en place. 
La « maison de l'islam » regroupe les territoires conquis et soumis à l'islam. 
Les maisons connues sont la « maison de la guerre » et la « maison de l'islam ». Dar el soulh, la « maison de la trêve », est la « maison inavouée » ou « maison secrète », à l'instar du pilier caché.

14. Existe-t-il un « islam tolérant » ?
La notion de « tolérance », telle que nous l'entendons en Occident, est inexistante dans le « bon » islam. 
Il ne peut y avoir de tolérance dans une religion qui se fonde sur l'application d'un livre, le coran, et d'un modèle de comportement, la vie de Mahomet, qui sont tous deux des anthologies de l'intolérance, de la négation de l'humanisme et de l'incitation au crime. Il suffit de savoir lire et de n'être pas musulman pour s'en rendre compte par soi-même. 
Les musulmans qui peuvent apparaître comme « tolérants » appartiennent à la catégorie des « moutons passifs » ou à celle des agents d'infiltration qui jouent un double jeu. C'est notamment le cas, pour ceux qui sont chargés d'infiltrer la « maison de la trêve » (voir la question précédente). 
15. Le port d'un voile, ou de tout autre vêtement, est-il prescrit par le coran ?
Le coran ne parle du port du voile que pour les « femmes du prophète ». 
Mahomet était très jaloux et il avait voulu, sous prétexte de « révélations divines », soustraire ses femmes à la convoitise des autres hommes en leur imposant sur le visage le port d'un voile de type « rideau portatif ». On sait d'ailleurs que la plus jeune de ses épouses (Aïcha, épousée alors qu'elle n'avait que neuf ans tandis que Mahomet avait passé la cinquantaine) fut soupçonnée d'adultère et que Mahomet, selon son habitude, fit intervenir providentiellement une « révélation d'Allah » afin de mettre fin aux rumeurs qui circulaient à ce propos. 
Dans de nombreux pays musulmans, les femmes ne sont pas voilées. Chez les Touaregs, c'est l'homme qui dissimule ses traits, pas la femme. Dans les régions où le voile était porté, ce vêtement servait à se protéger contre les tempêtes de sable. Et nous savons que ces tempêtes sont plutôt rares en Europe occidentale, surtout dans les écoles. 
Le prétendu « voile islamique » n'est qu'un alibi pour maris jaloux, parents despotes et « grands frères » tyranniques, alibi qui peut se justifier pleinement en se basant sur la vie de Mahomet le « beau modèle ». C'est aussi une façon, pour les musulmans, d'afficher leur différence et de manifester leur mépris pour ceux et celles qui ne pensent pas et n'agissent pas comme eux. C'est une manifestation évidente de la discrimination sexiste des mahométans et de leur volonté de non intégration. 
On notera par ailleurs que le fait de se soustraire à un contrôle d'identité (par le refus d'ôter un voile, par exemple) est un délit pénal qui doit être réprimé comme tel. Il justifie l'arrestation immédiate, la mise en garde à vue et l'inculpation. En cas de récidive, des mesures administratives d'interdiction de séjour devraient être prises. 
Le prétendu « problème du voile » est un faux problème. C'est l'arbre qui cache la forêt. 
16. La Turquie a-t-elle sa place dans l'Europe ?
Sans la menace d'instauration d'une dictature qu'y fait planer l'armée en cas d'islamisation trop ostensible du pouvoir politique, la turquie deviendrait illico une république islamique. Tant que la Turquie sera majoritairement musulmane, la menace militaire sous-jacente sera nécessaire pour en assurer la stabilité. Une telle situation est incompatible avec les critères démocratiques et laïques de l'Union Européenne. 
La Turquie n'appartient d'ailleurs même pas au continent européen et ce seul fait, évident et incontournable, permet déjà de justifier valablement le rejet de sa candidature.
Il ne faut pas non plus négliger le fait que l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne serait une sorte de « cheval de Troie » pour les « bons » musulmans. Elle ferait passer la proportion de musulmans, en Europe occidentale, de moins de 10% à plus de 20% de la population globale. Et compte tenu des prévisions démographiques, leur importance numérique ne ferait que croître au cours des prochaines décennies. Très rapidement, les Turcs seraient majoritaires en Europe, alors même que leur rôle dans la construction Européenne ne fut jamais moteur. Les musulmans comptent d'ailleurs beaucoup sur la démographie pour s'imposer dans le monde. C'est en grande partie pour cette raison qu'ils tiennent tant à perpétuer les « coutumes » liées à la polygamie. 
17. Qu'est-ce que le wahhabisme et le salafisme ?
C'est l'une des formes parmi les plus pures de l'islam. Les wahhabites sont parmi les « meilleurs » musulmans. Le wahhabisme est né en Arabie au XVIIIe siècle et c'est la doctrine officielle de l'Arabie saoudite. La secte musulmane wahhabite finance de nombreuses « écoles » coraniques et mosquées, ainsi que de prétendus « centres culturels » qui ne sont rien d'autre que des foyers de propagande. On y recrute les futurs terroristes et on y organise la « guerre sainte ». La plupart des terroristes qui participèrent aux attentats du 11 septembre 2001 étaient des saoudiens wahhabites, comme leur leader Ussama ben Laden et ses principaux lieutenants. 
Le « salafisme » (salafyia) est une doctrine concurrente du wahhabisme. Elle est aussi dangereuse que la doctrine des Saoudiens et prône la guerre à outrance contre l'Occident. Le salafisme, né au XIXe siècle, est plus récent que le wahhabisme. Il se réclame des « pieux ancêtres » (salaf) pour revivifier un « islam en stagnation » face à un Occident dynamique et puissant. C'est surtout le nationaliste arabe Rachid Ridâ (mort en 1935) qui a propagé le salafisme dans le monde arabo-musulman. 
Rappelons qu'il n'existe pas un islam mais des islams, et que l'islam n'est en fait qu'un conglomérat de sectes et de sous-sectes dont le seul point commun est d'avoir le coran comme doctrine, Mahomet comme modèle ainsi que d'adhérer aux « piliers de l'islam » (voir question 12). L'islam n'est, en fait, rien de plus qu'une « méta secte » internationale dont les branches principales sont le « sunnisme » et le « chiisme ». Le nom de l'une des sectes, de la branche dite « ismaélienne », est associé aux nombreux meurtres commis par ses adeptes. C'est la secte « des Assassins » dont le chef était nommé « Vieux de la montagne ». Ussama Ben Laden semble s'être inspiré des méthodes d'organisation et d'action de cette secte.

18. Islam et idolâtrie. Qu'en est-il ?
Les musulmans se prétendent farouchement opposés à l'idolâtrie mais une part importante de leur culte repose sur une idôle préislamique, la « pierre noire » qui fait l'objet de l'adoration des pèlerins de la Mekke. Il s'agit d'un fétiche associé au culte des pierres et des astres qui avait cours en Arabie avant la fondation de l'islam par Mahomet. Les Arabes, comme tous les Sémites, adoraient d'abord le « rocher sacré » de Jérusalem (voir question N°9). Le culte des pierres, commun a presque tous les peuples dans les temps préhistoriques, ne survit plus qu'à Jérusalem et à la Mekke. 
De même, la couleur verte, honorée en tant que symbole de l'islam, est une forme de fétichisme. Il s'agit, en fait, de la couleur préférée de Mahomet. La véritable couleur de l'islam est le noir, couleur des ténèbres et de l'obscurantisme. C'est la couleur de la pierre de la Kaaba (et du drap qui recouvre l'édifice) ainsi que des vêtements portés par les ayatollahs et autres mollahs. Ce fut, de tous temps, la couleur favorite des zélateurs de la barbarie. Souvenons-nous des sinistres uniformes noirs de l'« ordre SS » d'Henrich Himmler et des chemises noires des fascistes de tous poils. 
L'un des symboles majeurs de l'islam n'est-il pas le croissant lunaire que l'on associera bien évidemment à la nuit et à l'absence de lumière ? 
Un autre symbole important (qui figure sur le drapeau de l'Arabie saoudite) est le sabre des conquérants arabes, ce « sabre du prophète » qui a fait tomber tant de têtes au nom d'Allah. On ne peut que sourire quand l'islam se prétend une « religion de paix et de tolérance » !

19. L'islam représente-t-il un danger pour l'Occident ?
Depuis le VIIe siècle de notre ère, l'islam n'a cessé de relancer sa « guerre sainte » (Djihad) contre tous ceux et toutes celles qui ne sont pas soumis aux lois iniques, archaïques et antidémocratiques inspirées par le coran. 
Depuis quelques décennies, l'Arabie saoudite et les émirats arabes se servent de leurs revenus pétroliers pour financer l'enseignement coranique et les mosquées afin de se créer un vivier où puiser des forces pour le Djihad. 
Cette nouvelle relance de la « guerre sainte » a ceci de particulier qu'elle bénéficie des énormes moyens financiers issus du pétrole et qu'elle peut en plus maintenant aisément s'étendre à l'ensemble de la planète par le fait des facilités de communication, ce qui n'était pas le cas autrefois. 
L'islam est d'autant plus dangereux que ses adeptes sont incités à s'engager personnellement dans le Djihad, soit à titre individuel, soit par le biais des innombrables sectes et sous-sectes qui constituent la nébuleuse islamique. De très petits groupes terroristes, agissant sans aucune concertation et disséminés un peu partout dans le monde, peuvent donc, en imitation de leur « beau modèle » Mahomet et conformément à son coran, engager la guerre et tuer ceux qu'ils considèrent comme les ennemis de l'islam, les « infidèles », c'est à dire essentiellement les Occidentaux.

20. Que faut-il faire ?
Il faut, tout d'abord, informer le plus largement possible les non-musulmans afin qu'ils sachent ce qui est écrit noir sur blanc dans le coran, afin qu'ils sachent ce que fut réellement la vie de Mahomet et afin qu'ils sachent en conséquence ce qu'est vraiment l'islam. Il faut ensuite interdire l'enseignement coranique et fermer les mosquées. Il ne restera plus qu'à interdire la vente et la diffusion du coran puis à déclarer l'islam hors la loi.
Vaste programme…
C'est un programme qui n'a pu être appliqué vis à vis d'une doctrine totalitaire similaire, le nazisme, qu'a l'issue d'une guerre mondiale sanglante ayant abouti à l'utilisation de la bombe atomique. 
De façon subsidiaire, il faut prendre des mesures répressives à l'encontre des musulmans qui refusent ostensiblement de s'intégrer ou qui prêchent la non intégration. Cela peut aller de la suppression progressive des avantages sociaux jusqu'à l'expulsion du territoire de l'Union Européenne (vers le pays musulman de leur choix, on restera humains !). 
Il faut, par ailleurs, faire juger – comme criminels de guerre et par des tribunaux militaires – toute personne se revendiquant du Djihad et prônant la « guerre sainte » contre l'Occident. 
Enfin, il faut traduire, à titre posthume, le dénommé Mahomet devant le tribunal de l'histoire et ce, afin de le faire condamner pour ses crimes. 
Toutes ces bonnes intentions se heurtent au fait que les pays musulmans tiennent l'Occident « par les couilles » avec le pétrole dont nous sommes stupidement devenus totalement dépendants. Il serait urgent de consacrer un maximum d'effort au développement de toutes les technologies, et elles sont nombreuses, qui peuvent permettre de s'affranchir rapidement des importations de pétrole. Par delà, ces technologies doivent nous permettre de priver de leurs revenus les vaniteux « roitelets du pétrole » afin de les remettre à leur juste place : dans le désert, sous la tente et au moyen-âge, comme Mahomet leur « beau modèle ».

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 22:32
“Il n'y a que ceux qui ont le pied sur la braise qui en ressentent la brûlure”, dit un proverbe arabe. Cette brûlure, des millions de femmes la ressentent quotidiennement en terre d'Islam. A l'occasion du festival Etonnants voyageurs, second volet de notre série d'entretiens avec des intellectuelles arabes qui ont choisi de se dresser contre l'obscurantisme : la psychanalyste Houria Abdelouahed, auteure de “Les Femmes du prophète”.

Psychanalyste franco-marocaine, Houria Abdelouahed est maître de conférence à l'université Paris-Diderot. Après un livre d'entretiens en 2015 avec le poète syrien Adonis (Violence et Islam), elle publie aujourd'hui Les Femmes du prophète, récit poétique et critique fondé sur une étude des textes théologiques. Elle définit le lien abusif entre croyances religieuses, organisation sociale et condition féminine.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée aux femmes du prophète ?

Au début, ce qui m'intéressait, c'était la mystique, et notamment la pensée d'Ibn Arabi, philosophe, juriste, poète, né au XIIe siècle en Andalousie et mort en 1240 à Damas. Un homme qui a rendu hommage à ses deux professeurs, des femmes ! Et qui a dit : « Tout lieu qui n'accepte pas le féminin est stérile. » Ibn Arabi a notamment parlé de la subtilité de Balkis, reine de Saba, face au roi Salomon. A un moment donné, j'ai commencé à regarder comment le texte coranique parlait des femmes. J'ai désiré en savoir davantage et me suis mise à lire Tabari, historien et exégète du Coran. J'ai trouvé sa pensée très problématique du point du vue du féminin. Par ailleurs, à cette époque, mon travail clinique a changé, je travaillais avec des femmes arabes, et j'avais l'impression d'une plainte interminable. Ces patientes m'interrogeaient sur le refoulé de mon histoire individuelle et l'histoire collective. Je réalisais qu'Aischa, la femme-enfant du Prophète, pouvait être n'importe quelle petite fille donnée trop tôt en mariage.

Vous voulez dire qu'il y a une continuité sociale dans la culture musulmane, fondée sur la théologie ?

Absolument. Aujourd'hui, lorsqu'une femme réclame l'héritage de son père, le juge ne se fonde pas sur le texte du mystique Ibn Arabi — « La féminité c'est ce qui circule dans le monde » —, mais sur le texte théologique : le garçon a deux fois la part de la fille. Beaucoup de femmes dans les pays musulmans travaillent désormais, nourrissent leur famille, des grandes sœurs élèvent leurs petits frères, et bien qu'ayant ce rôle symbolique et matériel de mère de famille, au moment de l'héritage, elles n'auront que la moitié de la part du frère qu'elles ont élevé, en fonction de lois d'il y a quinze siècles. Dans ces textes, on lit que lorsque Oum Salama, une épouse du prophète, voulut faire la guerre pour avoir les mêmes droits que l'homme, ce cher ange Gabriel vint lui dire, que non, Dieu en avait décidé autrement. Gabriel était toujours là pour dire aux femmes de se soumettre. Quand Mahomet voulait la femme de son fils adoptif, Gabriel rendait la chose licite. Quand il voulait une petite fille, Gabriel rendait la chose licite. Et ainsi de suite. Gabriel était pour l'asservissement des femmes. La soumission de la femme était exigée par le ciel. 

Pourquoi n'y a t-il pas eu de relecture des textes ?

La culture arabo-musulmane n'est pas réductible à la théologie. Nous avons eu Averroes, Avicène, Ibn Arabi, Hallaj, Sohrawardi, Râzî. Nous avons un texte mystique, philosophique, poétique, mais c'est le texte théologique qui a triomphé et qui fait loi. Avec l’histoire de Zaïnab, beauté foudroyante que le prophète a voulue, bien qu'épouse de son fils adoptif, deux versets ont été révélés. Le premier demande aux femmes du Prophète de ne pas s’exposer dans l’espace public comme les autres femmes. Le second évoque le hijâb (le voile) pour les femmes du prophète. Aujourd'hui, le verset cité régulièrement demande aux croyantes de voiler leur jayb, leur fente. Mais cela peut être la fente sexuelle ou fessière ou l’espace entre les seins. Tabari et autres commentateurs du texte ont fait dans la surenchère, parlant des mains, des pieds, affirmant qu’il faut voiler le corps entier. 

Donc, ça vient très tôt ?

Oui, très tôt, et ce qui m'a vraiment interrogée, et mis très mal pendant longtemps, c'est cette incompréhension : comment des interprètes, commentateurs, historiens du texte, aujourd'hui encore, n'avaient-ils fait que répéter, presque à la lettre, les commentaires d'antan ? Pour faire mon livre, j'avais énormément d'ouvrages étalés devant moi, j'allais d'une version à l'autre, et je vous assure qu'il n'y avait aucune différence entre le texte du IIe siècle de l'Hégire ( VIIIe-IXe siècle) et celui d'aujourd'hui. Je ne comprenais pas comment ces hagiographes avaient réussi à imposer le silence de la pensée. 

Et vous comprenez aujourd'hui ?

J'aimerais comprendre. Du moment qu'il s'agit des femmes du prophète, le prophète étant lui-même le sacré et l'au-delà du sacré, elles sont devenues objet sacré. Aucun questionnement n'a été possible. Et ne reste possible. Sauf par des gens subversifs, transgressifs. Alors on peut penser que face à l'étrangeté du sexe féminin, l'homme s'est senti angoissé et réprimant la femme, il s'est accordé trop de privilèges.  Et comme c'est sacré, il n'y a aucune remise en question possible, mais une volonté farouche de domination qui appelle les forces du ciel contre la femme.

L'islam est-il vraiment différent des autres monothéismes en ce qui concerne les femmes ?

Toutes les religions monothéistes ont essayé de dompter le sexe féminin. Si l'on prend le christianisme, cela ne s'est pas passé du vivant de Jésus qui lavait les pieds de Marie-Madeleine la pécheresse, et qui était l'exemple de la tolérance même, mais voyez ce que les Pères de l'Eglise ont ensuite fait de la femme ! On retombe toujours sur les mêmes clichés, les mêmes règles. Le monothéisme a été une catastrophe pour la femme. Il faudrait étudier les civilisations antérieures, sumérienne, babylonienne, égyptienne, sur cette question, ce qui a été très peu fait. 

Comment l'islam considère-t-il ce qui l'a précédé ?

C'est la « jahiliya », le temps de l'ignorance. Et c'est catastrophique. L'islam s'est vu, s'est dit, s'est exprimé comme le début de la civilisation. On efface la Mésopotamie, Babylone, les Mèdes, les Grecs, les Byzantins, les Egyptiens, c'est la négation même de l'altérité. On sait pourtant que dans le Coran, énormément de termes ne sont pas arabes, et même cela, on ne peut pas le dire. Il y a eu négation non seulement des civilisations d'avant l'islam mais aussi des civilisations existantes en même temps que l'islam, car en Arabie, les juifs et les chrétiens étaient en nombre. Il y a donc un vrai problème avec l'altérité.

La condition des femmes a tout de même beaucoup fluctué selon les époques et les pays ? 

Nous avons vraiment avancé avec la Nahda, la renaissance, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Quand vous regardez les films égyptiens, vous découvrez une vraie émancipation. L'Egypte était un phare, mais il y avait aussi l'Irak, la Syrie et le Liban. J'ai connu un Maroc beaucoup plus éclairé que celui d'aujourd'hui, je pouvais aller au cinéma avec des amis garçons. Cela est devenu difficile pour les filles aujourd'hui. L'Arabie Saoudite finance tous les mouvements d'islamisation. Je me souviens que, à Tanger, j'allais à des cours financés par les wahhabites, les filles étaient invitées à porter le voile, les imams dans les mosquées ne parlaient que des péchés des filles pas voilées. L'Arabie Saoudite a mis le paquet, une foule a suivi. 

Pourquoi ? 

Je crois que le fond religieux, malgré le début de renaissance, était resté intact. Quand la religion n'est pas une question individuelle, mais folie de masse, elle représente un véritable danger, qui interroge toutes les disciplines, de l'anthropologie à la psychanalyse. Comment se fait-il qu'un discours insensé triomphe ? Et comment peut-on en venir à parler de féminisme islamique ? Féministe et musulmane, je veux bien : qu'une femme n'ait pas envie d'ébranler toutes les assises identitaires, je peux comprendre. Mais féministe et islamique, je n'y crois pas. Certains versets se prêtent à interprétations, pas d'autres. Lorsqu'un verset dit : « Battez-les si elles continuent à être insoumises », qu'on le veuille ou non, le verbe battre, ne se prête pas à de multiples interprétations. Et lorsque Tabari interprète le verset « Battez-les », il écrit que l'homme peut posséder la femme sans lui adresser la parole. Donc, il peut la violer.

Encore faut-il le connaître. Quand on grandit dans un pays arabe, connaît-on ces textes et l'histoire de toutes les femmes du prophète ?

Non, on connaît seulement Khadija, parce qu'elle est la première, l'épouse-mère, femme aimante et aimée, Hafsa parce qu'elle est la gardienne du Coran, et Aisha parce qu'elle est appelée la mémoire des musulmans. Mais les musulmans ne connaissent pas tous ces hadith (1) qui concernent la sexualité, comme ils méconnaissent les paroles d'Aisha sur les choses du sexe. Il faut être théologien pour les connaître, ou très curieux. Le problème dans les pays musulmans, c'est que vous avez de grands intellectuels qui, après avoir lu Kant, Hegel, Freud, Lacan ou Lévi-Strauss, ne vont pas se pencher sur ces textes qui ne témoignent d'aucun travail de pensée, du coup ils ne connaissent pas l'islam. Ou bien vous avez des imams qui lisent ces textes, mais ignorent Kant, Hegel, etc, et restent comme s'ils vivaient dans les anciennes époques. Il faut ajouter que la plupart des musulmans cultivés ne connaissent pas ces textes, ne savent pas que le prophète pouvait ordonner la décapitation d'un homme et prendre sa fille en épouse le jour même. Ils peuvent me dire que ce que je raconte dans ce livre n'a pas existé. C'est pour cela que je cite mes sources. Il suffit de lire ces textes.

Que se passerait-il si ces histoires étaient davantage connues ?

Ce serait un choc, certainement. Dans la transmission de l'histoire de Safiya — elle est devenue femme du prophète le jour même où son père, chef d'une tribu juive, et son mari, ont été décapités —, ce qui est bouleversant, c'est que le texte dit : « Elle ne parlait pas », sans jamais interroger ce mutisme, sa dimension mélancolique. Même si on n'est pas psychanalyste, si l'on s'en tient aux informations factuelles des historiens, on constate que Safiya n'a pas transmis de hadiths. Cela veut dire que même convertie, même mariée au prophète et donc mère des croyantes, sa parole n'était pas fiable, parce que juive. Les paroles d'Aisha, de Hasna, sont transmises, pas celles de Safiya. C'est une conception fermée et narcissique. Il n'y a pas d'ouverture possible. 

Comment en sortir ?

Il faut contribuer à faire connaître cette partie sombre de l'Histoire qui n'est pas très connue et qui nécessite une pensée. Il manque cruellement un travail d'historien, car nos références restent Tabari et Ibn Kathir, des auteurs des premiers siècles de l'hégire qui confondent Histoire et légende. Les Chroniques de Tabari nous apprennent que la religion musulmane s'est imposée par la force et la violence, mais nous n'en faisons rien. Car il n'y a pas de pensée sans liberté d'expression. Pour détisser le linceul, donner des subjectivités, il faut le droit à la parole singulière, il faut la démocratie et la laïcité. L'Occident a énormément gagné avec la laïcité ; tant que nous ne serons pas laïcs, nous continuerons à souffrir. Cela ne signifie pas l'abolition de la religion. Mais que chacun puisse être avec sa croyance sans l'imposer à l'autre.

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