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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 18:18

La Mecque n’existait pas du temps de Mahomet !

24-kaabaLa création [du] sanctuaire [de La Mecque], comme tout mensonge, présente des failles structurelles dans lesquelles peut s’engouffrer la recherche de la vérité, même quatorze siècles plus tard : tout d’abord, le choix d’un lieu désertique, aride, sans végétation pour les troupeaux, sans terres cultivables, sans gibier, empêche de considérer raisonnablement qu’une ville ait pu y être fondée depuis des temps immémoriaux, et surtout y prospérer.
Et surtout, le site retenu pour la construction de ce sanctuaire est en fait une cuvette étranglée, entourée de collines et montagnes. Aussi, lorsque surviennent des pluies importantes, le ruissellement des montagnes se révèle très problématique. Et en cas de pluies diluviennes, comme il en arrive de temps en temps, le site est alors soudainement inondé, voire ravagé par des torrents d’eau et de boue.
Les chroniques des premiers siècles de l’islam rendent compte d’inondations en 699, 703, 738, 800, 817, 823, 840, 855, 867, 876 et 892. En 960, une caravane de pèlerins d’Egypte fut même engloutie dans ces torrents alors qu’elle s’en approchait !
Nous avons d’ailleurs vu précédemment comment la Kaaba faillit être détruite par une de ces catastrophes, en 1620. Elle dut être partiellement reconstruite et renforcée par le sultan Mourad. Et jusque récemment, avant que les Saoudiens ne finissent par traiter plus ou moins efficacement le problème, le cube était encore régulièrement inondé. Le reste de la ville de La Mecque, qui s’est construite depuis autour, continue d’ailleurs de l’être de temps à autre.
Il semble donc inimaginable qu’un tel sanctuaire ait pu ainsi traverser les siècles depuis Abraham [né environ 1800 ans avant Jésus-Christ] dans ces conditions. Et encore moins la cité commerçante prospère de La Mecque, qu’on dit s’y être développée.
D’ailleurs, on ne trouve avant la fin du 7e siècle aucune mention de cette ville, de son sanctuaire ancien, de son commerce, de ses pèlerinages qui auraient dû la nourrir [La Mecque ne se situait pas sur la route de l’encens, et encore moins au croisement de routes commerciales majeures].
carte_ArabieElle n’est signalée par aucun chroniqueur, aucun géographe, aucun témoignage. Elle n’est même pas citée dans la fameuse charte de Médine, le document le plus ancien revendiqué par l’islam. Un comble !
Et de plus, elle se situe à l’écart des itinéraires caravaniers d’alors, abondamment documentés. Tout le contraire par exemple de Yathrib [Médine], signalée par les historiens, et où l’on a trouvé des vestiges archéologiques que l’on serait bien en peine de déterrer autour de la Kaaba, alors même que les Saoudiens en bouleversent aujourd’hui le sous-sol dans des travaux titanesques.
Les graffitis dits « islamiques » du 7e siècle retrouvés en Arabie Saoudite ne mentionnent nullement cette ville ni son sanctuaire. Et d’ailleurs, les critiques contemporains des débuts de l’islam ne se sont pas privés de souligner ces absurdités : Jean de Damas pointait justement qu’il était impossible de trouver dans les environs de La Mecque le moindre bois nécessaire au sacrifice d’Abraham.
Le Coran lui-même décrit les habitants de La Mecque, les « polythéistes » auxquels s’adressent les prêches de Mahomet (du moins les personnes que le discours musulman veut décrire ainsi), comme des agriculteurs et des pêcheurs ! Ils cultivent le blé, les dattes, l’olivier, la vigne, les grenades. Ils mènent aux pâturages leurs troupeaux de chèvres, de moutons, de vaches et de chameaux. Ils naviguent en mer sur leurs bateaux à voile, et mangent des poissons et coquillages fraîchement pêchés. Comment imaginer cela au beau milieu de la région désertique et montagneuse de La Mecque ?
[La Mecque fut en réalité construite de toutes pièces par le Calife Muawiya (règne : 661 à 680) pour les besoins de sa propagande politico-religieuse, plus de 40 ans après la mort du général Mahomet – rebaptisé « Prophète » pour l’occasion !]
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:37

Les Sept Dormants d’Éphèse et les "Ahl al-Kahf"


Amélie Neuve-Eglise 

 

Les Sept Dormants d’Éphèse et les "Ahl al-Kahf"


Amélie Neuve-Eglise 

 

Les Sept Dormants d’Ephèse de la tradition chrétienne ou les Ahl al-Kahf (ou Ashâb al-Kahf ; signifiant les "Gens de la caverne") de l’islam sont les protagonistes d’une même histoire - à quelques détails près - évoquant le périple de jeunes hommes contraints de se réfugier dans une caverne afin de fuir des persécutions religieuses et qui, après avoir sombré dans un profond sommeil, ne se réveillèrent que plusieurs centaines d’années après. Ils sont considérés comme des saints dans les deux religions et ont fait l’objet de cultes variés. La multiplication des sanctuaires leur étant dédiés en Orient et en Occident, des premiers siècles de l’ère chrétienne au XVIIIe siècle, souligne l’importance d’une tradition quelque peu oubliée en Occident mais qui est néanmoins demeurée très présente dans la conscience religieuse de nombreux pays musulmans jusqu’à nos jours. En outre, la "redécouverte" de certains lieux de culte tels que la chapelle des Sept-Saints située dans les Côtes d’Armor a fourni le prétexte à l’organisation de nouvelles rencontres islamo-chrétiennes autour d’éléments communs à ces deux religions.

Les "Sept Dormants d’Ephèse" selon la tradition chrétienne

Les premières traces de l’histoire des Sept Dormants ont été retrouvées dans des manuscrits syriaques anciens datant du Ve et VIe siècles, ainsi que dans un récit de l’homme d’Etat et historien byzantin du Xe siècle Syméon Métaphraste. En Occident, les éléments majeurs de cette histoire figurent dans les écrits de Grégoire de Tours [1](VIe siècle), Paul Diacre, moine bénédictin d’origine lombarde du VIIIe siècle, ainsi que dans la célèbre Légende dorée de Jacques de Voragine relatant le martyr de nombreux saints et saintes chrétiens à l’époque romaine.

L’histoire se déroule à l’époque des persécutions contre les chrétiens lancées par l’empereur romain Dèce, au milieu du IIIe siècle. Refusant d’abjurer leur foi, sept jeunes hommes chrétiens ayant de hautes charges dans l’empire cèdent l’ensemble de leurs biens aux pauvres et partent se réfugier dans une grotte située sur le mont Célion. [2] Ils tombent alors dans un profond sommeil durant lequel les soldats de l’empereur découvrent leur lieu de refuge et décident de les y emmurer vivants. Peu après, un chrétien vint graver à l’extérieur l’histoire et le nom des sept martyrs. Ils ne se réveillent que plusieurs centaines d’années plus tard [3], durant le règne de Théodose Ier (379-395) [4], lorsque le propriétaire des terres descelle l’entrée de la grotte dans le but de la transformer en abri pour le bétail et y découvre les sept dormants. [5] Ces derniers ont conservé l’éclat de leur jeunesse et imaginent n’avoir dormi qu’une nuit. L’un deux retourne à Ephèse pour y chercher de la nourriture et découvre avec stupeur la présence d’églises resplendissantes, ainsi que les visages étonnés des commerçants lorsqu’il leur présente ses pièces de monnaie à l’effigie de Dèce. Alerté par la nouvelle, l’évêque accompagné de l’empereur et de l’impératrice se rendent à la caverne pour constater le miracle. Après avoir raconté leur histoire à l’évêque, ils se rendorment aussitôt au sein de la caverne où ils sont inhumés. Selon d’autres versions, ils parcoururent ensuite de nombreuses contrées pour répandre le miracle de la résurrection de la chair - qui était nié par certains hérétiques de l’époque -, avant de revenir à la grotte et de se replonger dans un sommeil éternel. Une église fut par la suite édifiée au dessus de la caverne, et leur culte se répandit dans l’ensemble du Moyen Orient durant les siècles suivants.

Ahl al-Kahf, miniature turque du XVIe siècle

Les Sept Dormants ont été présentés par la tradition chrétienne comme les "Sept Saints dormants Maximien, Malchus, Marcien, Denis, Jean, Sérapion et Constantin" et parfois comme des frères issus d’une noble famille. Ils furent l’objet de dévotions diverses à partir du VIe siècle. Le recours à la protection des Sept Dormants était également une pratique courante au Moyen Age en Europe, et fut reprise par le protestantisme des origines. Elle attira aussi l’attention de certains grands auteurs romantiques, et est notamment évoquée dans un poème de Goethe. Enfin, les Sept Dormants ont figuré sur différents calendriers dont celui des Grecs, des Latins, des Russes ou encore des Abyssins. Ils étaient auparavant commémorés le 27 juillet dans l’Eglise latine, et sont désormais célébrés, selon le calendrier byzantin, le 4 août (jour supposé de leur emmurement) et le 22 octobre (jour de leur réveil). 
Dans leur refus inconditionnel d’abjurer leur foi, les Sept Dormants figurent aux côtés des nombreux martyrs chrétiens des premiers siècles ayant défendu leur foi au prix de leur vie. Cependant, le fait qu’ils furent également les témoins de leur propre "résurrection" a contribué à conférer une portée extraordinaire à leur histoire. Ils figurent ainsi au plus haut rang des témoins de l’amour éternel divin, pour s’être abandonnés à Dieu et avoir été l’objet de sa miséricorde.

Les "Gens de la Caverne" dans l’islam

Il existe un récit similaire dans la sourate XVIII du Coran intitulée Al-Kahf (La Caverne) [6]
, qui évoque l’histoire des "Gens de la Caverne" également surnommés les "Gens de la Tablette" (Ashâb al-Raqîm). Cette sourate aurait été révélée au Prophète Mohammad à la suite du défi lancé par les Juifs de Médine de leur raconter cette histoire qui n’était, selon les sources historiques, pas connue par les Arabes de l’époque. Après avoir entendu la sourate, les Juifs confirmèrent que l’histoire correspondait avec celle qui leur avait été rapportée.

Les éléments majeurs de l’histoire telle qu’elle figure dans le Coran correspondent avec la version qui fut diffusée dans le monde chrétien. Cependant, un verset évoque que le nombre des dormants est connu seulement de Dieu et de "quelques personnes". Le nombre de sept n’est donc ici pas évoqué ni confirmé. En outre, il est plusieurs fois fait mention d’un chien ayant accompagné les sept jeunes gens. Ce dernier, qui fut par la suite baptisé "Qitmir" par la tradition, est considéré comme l’un des quatre animaux à avoir eu une place au paradis. Enfin, le Coran évoque avec précision que les jeunes gens seraient restés endormis près de 309 ans lunaires correspondant à 300 années solaires. [7] La sourate suggère également le caractère extraordinaire et la dimension profondément spirituelle et métaphysique du "signe" (ayat) que constitue leur expérience.

En islam, les "Gens de la Caverne" incarnent les croyants opprimés par une force politique les empêchant de vivre librement leur foi, décidant alors de s’exiler volontairement et de s’en remettre à Dieu. [8] Leur loyauté inébranlable aurait incité le Créateur à les sauver, soulignant la nécessité de se confier à Dieu même dans les cas les plus désespérés. Au-delà de leur religion "extérieure", les jeunes gens évoqués dans la sourate incarnent ici l’archétype du croyant parfait, ayant une confiance absolue en Dieu en toutes circonstances. [9] Dans la mystique musulmane, l’histoire des "Gens de la Caverne" revêt une portée symbolique particulièrement riche : ils représentent ainsi l’éternelle jeunesse de l’amour divin, ainsi que la fidélité de l’amant envers l’Aimé au-delà de toute temporalité. La caverne évoque également le motif de l’exil, et la nécessité de quitter le monde terrestre afin de "mourir à soi-même" pour accomplir ensuite une renaissance spirituelle. Elle symbolise aussi l’amour et la miséricorde éternels, gardant vivante toute personne se réfugiant en eux. [10] Enfin, le sommeil, qui implique l’"endormissement" des cinq sens extérieurs noyant traditionnellement la conscience dans le flot des préoccupations du monde matériel, est l’état par excellence permettant aux "sens intérieurs" et spirituels de chaque être de se réveiller et de manifester à la conscience profonde de l’homme certaines vérités spirituelles qu’il ne saurait percevoir à l’état éveillé.

Les Sept Dormants d’Ephèse, icône russe du XVe siècle

Le signification de certains éléments n’en demeure pas moins obscure, notamment le sens de l’expression "Gens de la Tablette" (Ahl al-Raqîm) désignant les dormants, l’importance accordée à leur chien, ou encore la raison du mystère entourant leur nombre seul connu de Dieu et de quelques élus - qui, dans la tradition mystique, seraient de hauts théosophes et mystiques ayant su dépasser l’aspect extérieur (zâhir) de la religion pour accéder à son sens vrai et profond (bâtin). [11] Les grands commentateurs du Coran tels que Tabarî, Ibn Kathîr ou encore Fakr al-Dîn Râzî se sont penchés sur la question, sans réussir pour autant à fournir de réponse définitive et étayée.

Au confluent de deux traditions

L’histoire des Sept Dormants a souvent été associée à la découverte d’anciennes catacombes chrétiennes qui sont momentanément devenues des lieux de pèlerinage. [12] Cependant, ce qui semble avoir été leur lieu de refuge réel ainsi que l’église que l’on y avait édifiée furent découverts à la fin des années 1920 sur le mont Pion, près du site d’Ephèse et de la ville de Selçuk. Les travaux d’excavation permirent également la découverte de plusieurs centaines d’anciennes tombes datant des Ve et VIe siècles, sur lesquelles figuraient de nombreuses inscriptions et prières dédiées au Sept Dormants où il apparaît que durant des siècles, de nombreux croyants ont souhaité être enterrés à leurs côtés afin d’être près d’eux lors de la Résurrection des morts. Selon la tradition chrétienne, ce lieu abriterait également la tombe ou des reliques de Sainte Marie Madeleine. Le mont Pion est ainsi devenu un lieu de pèlerinage pour chrétiens et musulmans, où ces derniers viennent aussi se recueillir au sein de la Maison de Marie, que nous aborderons dans un prochain article.

Le pardon des Sept Saints, lieu de pèlerinage islamo-chrétien

Le culte des Sept Dormants fut également répandu en Bretagne et plus particulièrement dans la région des Côtes d’Armor, par des moines et missionnaires grecs qui auraient parcouru l’Orient par la route de l’étain. Ayant un jour accosté en baie de Lannion, ils transformèrent le village de Stivel et son dolmen en un centre de christianisation et en lieu de culte des Sept Dormants martyrs. On construisit par la suite une chapelle leur étant dédiée au VIe siècle. [13] Selon l’orientaliste Louis Massignon, "cette appropriation d’un dolmen au culte chrétien doit remonter au début même de l’évangélisation, où les missionnaires, je pense, avaient admis qu’on continuât à vénérer ce dolmen, tombe de chefs païens bons et justes, précurseurs de la vérité chrétienne, en le dédiant à ces Sept Dormants d’Ephèse qui avaient précisément "parfait" leur foi chrétienne, en "mûrissant", emmurés dans leur tombe, leur résurrection". [14] Ce culte demeura très vivant au cours des siècles suivants, et grâce à l’attention que Louis Massignon porta à ce lieu après avoir été frappé, au cours de la cérémonie à laquelle il assista lui-même en 1953, par la ressemblance des paroles d’un ancien chant breton (gwerz) relatant l’histoire des Sept Dormants avec les versets de la sourate de la Caverne, il devint le lieu d’un pèlerinage communs aux musulmans et aux chrétiens. [15] Un an après et depuis lors, le "pardon des Sept Saints" est l’occasion d’une rencontre interreligieuse annuelle à Vieux Marché [16], durant laquelle après une messe célébrée à la chapelle, une cérémonie musulmane durant laquelle est psalmodiée la sourate 18 du Coran est organisée à la fontaine des Sept Saints. L’ensemble est ponctué par colloque rassemblant les représentants des trois religions monothéistes ainsi que des agnostiques, dans un esprit de dialogue et d’ouverture à l’autre.

La grotte des Dormants d’Ephèse sur le Mont Pion

On retrouve les traces d’un récit similaire à celui des Sept Dormants dans les traditions juive, indienne, germanique, chinoise, arabe… ainsi que dans la plupart des mythologies. Des sanctuaires leur étant dédiés ont également été érigés du Yémen à la Turquie, de la Syrie à la Scandinavie, et même jusqu’en Chine. [17]
Certains sont progressivement tombés dans l’oubli, alors que d’autres reçoivent encore la visite de pèlerins. Au Yémen, la tradition des "Gens de la Caverne" et leur invocation pour résoudre divers problèmes est particulièrement vivante. En Turquie, leur présence demeure très forte : leurs sept noms sont notamment récités par les enfants avant qu’ils ne s’endorment. Ils protégeraient également les hommes des morsures de chien. Leurs noms étaient également peints en lettres dorées sur les bateaux de la marine de guerre turque, leur invocation étant censée protéger des tempêtes en mer. [18]

Loin d’être une vieille légende tombée dans l’oubli, l’histoire des Sept Dormants d’Ephèse constitue une invitation universelle, comme l’atteste sa présence dans de nombreuses cultures et traditions spirituelles, à rejoindre ces jeunes croyants dans leur sommeil profond par rapport à ce monde pour s’ouvrir aux "sens intérieurs" et à la dimension spirituelle de l’homme. Ces "Dormants" constituent dans tous les cas un point de rencontre unique entre christianisme oriental, tradition celtique, catholicisme et islam que Salah Stétié a décrit comme de "très jeunes gens têtus guidés par l’étoile christique d’Orient, ensuite puissants dormeurs métaphysiques et, aussi bien, gens de la grotte coranique qui n’habitèrent l’envers nocturne du monde que pour mieux habiter, le jour venu, l’éternel pays de l’air". [19]

 

Bibliographie

 Bonnet, Jacques, Artémis d’Ephèse et la légende des sept dormants, Paul Geuthner, Paris, 1977. 
 Debarge, Louis, "La caverne des Sept Dormants - une légende chrétienne dans le Coran", Esprit et Vie, 12 novembre 1991. 
 De Ravignan, François, " Les Sept Dormants : lieu de rencontre abrahamique ", Horizons Maghrébins, n°20-21, 1993. 
 De Tours, Grégoire, Le livre des martyrs, Editions Paléo, Sources de l’Histoire de France, 2003. 
 De Voragine, Jacques, La Légende dorée, I et II, Seuil, Points Sagesses, 2004. 
 Hamidullah, Mohammad (trad.), Le Coran, Tawhid, 2001. 
 Jourdan, Francis, La tradition des sept dormants, Maisonneuve & Larose, Paris, 1983. 
 Leroux, Alain. Les Sept Dormants d’Ephèse et leur culte en Asie mineure, en Afrique du Nord et ... à Vieux Marché en Bretagne. Société d’archéologie et d’histoire du pays de Lorient, 1999.
 Massignon, Louis et Moubarac, Yoakim, "Le culte liturgique des VII Dormants Martyrs d’Ephèse (Ahl al-Kahf) : trait d’union Orient-Occident entre l’Islam et la Chrétienté " (1961), in Louis Massignon, Opera Minora, III, P.U.F, 1969. 
 Massignon, Louis. La crypte-dolmen des VII Saints Dormants d’Ephèse au Stiffel (Le Vieux Marché), Mémoire de la Société d’Emulation des Côtes du Nord, 1992. 
 Massignon, Louis, "Les fouilles archéologiques d’Ephèse et leur importance religieuse (pour la chrétienté et l’Islam)", Dar el-Salam, Le Caire, 1952.
Rozelet, Anne-Marie, "Massignon et les pèlerins des Sept Dormants à Vieux-Marché", in Louis Massignon et ses contemporains, Karthala, 1997. 
 Stétié, Salah, Les Sept Dormants au péril de la poésie, Leuvense Schrijversaktie, 1991.

Notes

[1Notamment dans De gloria martyryum, ouvrage consacré aux miracles de saints chrétiens. Grégoire de Tours y évoque également l’origine syriaque de l’histoire des Sept Dormants. La version rapportée par Grégoire de Tours proviendrait d’un sermon réalisé par Jacques de Sarug, évêque de Syrie au VIe siècle, qui fut par la suite traduite du syriaque au latin.

[2Cette histoire comporte de nombreuses versions différentes. Selon l’une d’entre elles l’empereur les aurait lui-même dépossédé de leurs charges et de leurs biens. Selon d’autres, ils étaient également accompagnés de leur chien lorsqu’ils se réfugièrent sur le mont Célion.

[3Selon les versions, ils auraient dormi 96 ans, 200 ans, ou encore 377 ans.

[4Selon d’autres versions, ils ne se réveillèrent que durant le règne de Théodose II, en 408 ou 447.

[5Sur ce point, les versions diffèrent également : selon certaines, l’entrée aurait été descellée par des maçons qui avaient besoin de pierres.

[6Des versets 9-26.

[7"Or, ils demeurèrent dans leur caverne trois cents ans et en ajoutèrent neuf (années)", Coran, 18:25.

[8"Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent : "O notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde ; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne". Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années", Coran, 18:11-12.

[9"Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur ; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger (dans la bonne voie). Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : "Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre : jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles", Coran, 18:14-15.

[10En arabe, la miséricorde, "rahmat", a la même racine de "rahim", signifiant l’utérus. La caverne a donc parfois été associée à un ventre maternel ayant permis l’accomplissement de la résurrection et la "nouvelle naissance" des Dormants.

[11"On dira bientôt : "Ils étaient trois, leur chien quatrième." Et on dira, tirant sur l’invisible : "Cinq, leur chien sixième." Et on dira : "Sept, leur chien huitième." - Dis : "Mon Seigneur sait mieux leur nombre. Il n’en est que peu qui le savent", Coran, 18:22.

[12Durant les premières croisades, des os retrouvés dans des catacombes chrétiennes près d’Ephèse et supposés être les reliques des Sept Dormants ont été transportés dans la ville de Marseille et exposés dans l’Eglise de la Sainte Victoire.

[13Cette chapelle fut baptisée "la chapelle des Sept-Saints"

[14Louis Massignon, "La crypte-dolmen des VII Saints Dormants d’Ephèse au Stiffel", Extrait des Mémoires de la Société d’Emulation des Côtes-du-Nord, St Brieuc, 1958.

[15En découvrant le lieu, Louis Massignon avait formulé le commentaire suivant : "Retenons de cela ce qui parle à l’imagination : une caverne, surplombée d’un perron (grosse pierre) ; jumelée à une source où l’eau sort d’une pierre horizontale par "sept trous" disposés en triangle septénaire ; un pèlerin musulman a été bouleversé d’y reconnaître le "triangle septénaire" des sept trous où l’eau destinée à Sétif sort d’une pierre verticale à Ra’s el Mâ, près de Guidjel (où sont les VII piliers fatimides des VII Dormants".

[16Cette rencontre se déroule chaque année au mois de juillet à Vieux-Marché près de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, durant le week-end le plus proche de la Sainte Marie-Madeleine célébrée le 22 juillet.

[17Une mosquée leur est notamment dédiée à Kara-Khodja, à l’Est de la Chine, près de la ville de Tourfan.

[18Ceci était notamment dû à l’invention d’un verset "imaginaire" succédant aux versets 18 et 19 de la sourate de la Caverne évoquant le "bercement" des Dormants par le constant lever et coucher du soleil qui fut parfois assimilé à un "roulis" : "Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s’écarter de leur caverne vers la droite, et quand il se couche, passer à leur gauche, tandis qu’eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)... […]Et tu les aurais crus éveillés, alors qu’ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche […]", Coran, 18:18-19.

[19Stétié, Salah, Les Sept Dormants au péril de la poésie, Leuvense Schrijversaktie, 1991.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:28

CORAN FALSIFIÉ?

De toutes ces anciennes versions du Coran qui ont été détruites, seuls deux manuscrits ont survécu jusqu'à notre époque :

le Codex de Samarcande (daté de 654) conservé au musée Doktary à Istamboul et

le Codex de Londres (daté de 772) conservé au British Museum.

Chacun contient environ 750 divergences par rapport au Coran actuel

(on remarque que c'est souvent le Coran actuel qui semble avoir ajouté des mots ou des phrases au texte primitif).

Le Coran passe pour être la parole d’Allah (voir les sourates 43-3, 55-77, 85-22).

Pourtant des sourates s'adressent à Dieu à la 2ème personne (sourates 1-4 à 6, 113, 114, 27-91, 6-104 à 114);

de même, dans les sourates 75-1 et 90-1, Allah jure au nom d'Allah ! Se parle-t-il à lui-même ? (Quand aux sourates 19-64 et 36-164 à 166, il est clair que ce sont possiblement des anges qui s'y expriment et non pas Dieu.)
 

Cela indique donc que certaines sourates ne venaient visiblement pas d’Allah.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 22:29
 


Qui était Mahomet?

Quand on veut se faire une idée de qui était Mahomet, plusieurs méthodes sont possibles:

* La première méthode consiste à demander à un musulman de nous parler du fondateur de sa religion.

   A peu de choses près, nous allons avoir la description d'un saint homme, parangon de toutes les vertus humaines, dont la moindre des actions et paroles, directement inspirée de dieu, doit être considérée avec révérence comme l'exemple abouti et parfait de ce qui, pour l'éternité, est un modèle à imiter par tous les vrais croyants. 

    Citez une qualité au hasard, Mahomet l'aura, évoquez un quelconque défaut, il ne peut qu'être étranger à la nature même de Mahomet: admirable, exemplaire, sublime, archétype éternel du musulman parfait.

Faites l'expérience et revenez lire le texte ci-dessus, c'est édifiant...

    Mais d'où les musulmans tirent-ils donc la connaissance si précise d'un personnage ayant vécu il y a 1400 ans dans des contrées reculées situées aux confins de l'Empire Byzantin?

    Cette connaissance est presque exclusivement tirée des
 "hadith"

    Ces petits récits, généralement courts décrivent la vie, les paroles et les décisions du prophète.
(ex: Raconté par Mahmud bib Rabi'a: "alors que j'avais cinq ans, je me rappelle, le Prophète pris de l'eau d'un seau  (utilisé pour tirer l'eau d'un puit ) avec sa bouche et la projeta sur mon visage." Bukhari, vol 1, livre 3, n° 77)
 
    Ces anecdotes parfois très pittoresques, ont été transmises de bouche à oreille au cours des générations avant d'êtres rassemblées et consignées par écrit, plusieurs centaines d'années après la mort de Mahomet.

    La matière même de ces récits (des souvenirs de gens morts depuis des générations) ainsi que le mode de transmission ( x m'a dit que y lui avait dit que z avait vu le prophète faire ceci...) explique que l'authenticité d'un grand nombre de hadith soit douteuse et qu'une part importante de ceux-ci ne sont que pures affabulations.


    Toutefois certains compilateurs (Muslim et Bukhari en particulier) sont tenus pour sérieux dans le monde de l'islam et passent pour n'avoir rassemblé que des "vrais" hadith.

     Ces compilateurs sont qualifiés de "sahih" (authentiques) et leurs écrits sont la base de la "sunna" (les actes, les paroles et les approbations du prophète).

Une autre source sur la vie de Mahomet est la sira (biographie de Mahomet)
Les auteurs les plus importants ces biographies sont Ibn Ishaq (mort vers 768), Tabarî (mort en 923) et Ibn Kathir (mort en 1327).

Les hadith et la sira forment la Sunna (les dires, les actes et les jugements de Mahomet).

La sunna est le deuxième pilier de l'islam avec le coran, avec lui elle forme la source de la loi islamique.

Sans "sunna"  le coran est majoritairement incompréhensible, le droit islamique n'existe pas et les musulmans ne sauraient même pas comment prier.

Le musulman que vous venez d'interroger sur Mahomet a-t-il lu ces compilations de "hadith"?

    Non, tout simplement parce qu'il y a des centaines de milliers de "hadith" (sahih et autres) et que pour l'immense majorité d'entre eux ils ne sont même pas traduits en français.
 
    Notre musulman ne connait donc du prophète que ce que les gens qui lui ont enseigné l'islam ont bien voulu lui en dire:

... 
je connais une personne qui extérieurement porte le vetement du Prophete (sws) et a coté de cela il a fait la misere a sa mere parce qu'elle ne portait pas le hijab, il l'a meme contrainte a le porter en disant si tu ne le portes pas tu n'es plus ma mere , je trouve cette attitude inadmissible et ne refletant en aucun cas le comportement du Prophete (sws) loin de là,  
lui qui a ete envoyé (comme nous le dis le Coran) comme misericorde pour les mondes , il a toujours chercher à gagner les coeurs par son noble caractere, sa gentillesse, sa douceur, ses bonnes paroles et jamais par la violence, et c'est pour cela qu'il a toujours ete aimé et apprecié ... 


Source: Forum Doctissimo

    Si cette naïve croyante avait pris la peine de se renseigner elle même sur Mahomet peut être aurait elle eu la chance de lire ceci: 

 
    Le messager (de Dieu) dit: "J’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils disent : point de dieu sinon Allah"
. (Muslim, Sahih 1/200)

    Le messager (de Dieu) dit: "J’ai reçu ordre de mener la guerre contre les hommes jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’est pas d’autre dieu qu’Allah, que Muhammad est l’envoyé d'Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils versent l’aumône. S’ils le font ils sont quittes de leur sang et de leurs biens, sauf en ce qui revient de droit à l’islam. Ils en rendront compte à Allah". (Bukhari, Sahih 2/17)

    Cela lui aurai évité d'écrire des absurdités sur internet.

  *  L'autre méthode, plus sérieuse, pour avoir un portrait de Mahomet est d'aller à la source. D'aller chercher dans les hadith et les textes historiques ce que le prophète a laissé derrière lui comme trace dans la mémoire des hommes.

    Véridique ou pas, cette trace, la sunna, est celle qui est aujourd'hui acceptée par les musulmans comme "authentique" elle est, avec le coran le fondement de l'islam.




Portrait de Mahomet selon la sunna:


* Mahomet est un menteur:

 

 

Hadith: Sahih, Al-Bukhari 7: 67:427
Le Prophète a dit « Par Allah et s’il plaît à Allah ! Quand je fais un serment et plus tard trouve quelque chose de mieux, je fais ce qui est mieux et expie mon serment».

* Mahomet commandite des assassinats et incite ses compagnons au mensonge:

Alors l’Envoyé d’Allah dit : « Qui medébarrasserait d’Ibn Al-Ashraf ? (un poète, opposant politique)». Muhammad b. Maslamah répondit : « Moi, ô Envoyé d’Allah, je m’en chargerai, je le tuerai. » L’Envoyé de Dieu lui dit : « Fais-le si tu peux. » Ibn Maslamah dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Nous serons obligés de dire des paroles trompeuses. »

L’Envoyé d’Allah répondit : « Dites ce que vous voulez : cela est permis. »
Ibn Ishâq, sira 


* Mahomet est un pédophile:
 

Hadith, Sahih Bukhari 7:62:64
"
Le prophète (Mahomet) l'a épousé (Aisha) quand elle avait six ans et il a consommé son mariage quand elle avait neuf ans
, et alors elle est restée avec lui pendant neuf années (c'est à-dire, jusqu'à sa mort)."


Hadith: Sahih Bukhari  8: 73: 151
"Aisha relaté : J'avais l'habitude de jouer à la poupée en présence du prophète (Mahomet), et mes amies (des petites filles de l'âge d'Aisha) avaient l'habitude également de jouer avec moi. Quand l'apôtre d'Allah entrait, elles avaient l'habitude de se cacher, mais le prophète les appelais à le rejoindre et jouer avec moi"


Hadith, Sahih Bukhari 1:4:229
"Aisha a relaté : J'avais l'habitude de laver les traces de Janaba (sperme) des vêtements du prophète (Mahomet) et il avait l'habitude d'aller à la prière avec de l'eau encore dessus. (les traces d'eau étaient encore visibles)."

Hadith: Sahih Bukhari Volume 7: 62: 17
"Jabir bin 'Abdullah a relaté : Quand je me suis marié, l'apôtre d'Allah (Mahomet) m'a dit : A quel type de dame t'es tu marié? J'ai répondu : J'ai épousé une matrone. Il a dit : Pourquoi, tu n'as pas de penchant pour les jeunes vierges et pour les caresser? Jabir a également indiqué : L'apôtre d'Allah a dit : Pourquoi tu n'as pas épousé une jeune fille de sorte que tu pourrais jouer avec elle et elle avec toi ?

    Pour ceux qui avanceront l'argument éculé que les hadith sont peu fiables et que seul le coran est une base véridique, nous rappelons que Sahih signifie "authentique" (reconnu par les savants de l'islam) et que si les hadith ne sont pas une source fiable (les hadith douteux sont toujours ceux qui montrent les aspects gênants de Mahomet, les autres sont toujours véridiques... un peu facile!) alors il faut aussi douter de l'existence de Mahomet et de ses compagnons car c'est par les hadith que nous avons connaissance d'eux.
 
    Douter des hadith "authentiques" c'est douter de la sunna et donc, de facto, cesser d'être un musulman.


"Le Coran et la Sunna sont deux sources inséparables. Quiconque nie l'une d'entre-elles a nié et démenti l'autre. Un tel acte est considéré comme de la mécréance et de l'égarement. La personne qui nie la Sunna est considérée comme étant sorti de l'islam selon le consensus des savants et des croyants."

Abdul Aziz ibn Abdullah Ibn Baz
Président général de l'Administration des Recherches Islamiques et de l'Ifta (Arabie Saoudite)


* Mahomet est un pillard et un racketteur:

 

Hadith, Dawud 19:2993
Nous étions à Mirbad. Un homme avec une chevelure désordonnée est venu tenant un morceau de cuir rouge à la main.
Nous avons dit:
-Tu sembles être un bédouin.
-Oui.
-Donne nous ce morceau de cuir.
Il nous le donna et nous l’avons lu. Il contenait le texte suivant:
De Muhammad l’envoyé d'Allah à au Banu Zuhayr ibn Uqaysh. Si vous témoignez qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est l’envoyé d'Allah, que vous faites la prière, que vous payez la zakat, que vous payez le quint (le cinquième) dans le butin, plus la part du prophète et sa part spéciale, vous serez sous la protection d’Allah et de son apôtre.



ibn Sad, Tabaqat II 106
L’apôtre d'Allah envoya Abu Ubayda avec 40 musulmans. Ils accomplirent la prière du couchant et marchèrent contre eux. Ils ont atteint Dhu al Qassah, alors qu’il faisait encore nuit, avant le matin. Ils les attaquèrent et les forcèrent à se réfugier dans les montagnes. Il captura un homme qui se soumit à l’islam, et qu’il libéra donc. Il captura aussi certains de leurs chameaux et leurs biens, et les amena jusqu’à Médine. L’apôtre d'Allah, après s’être réservé sa part, fit le partage entre eux.

 


Waqidi, Livre des expéditions 29
... les hommes prisonniers, on les ligota et on les mit sous la surveillance de Burayd ibn al Khusayb, leurs ustensiles, leurs biens, et les armes, on les recueillit, le bétail, on le rassembla et on le mit sous la surveillance de l’affranchi de Muhammad Shuqran, les femmes et les enfants formèrent un troisième ensemble...
Le butin, les bénéfices sur la revente et les objets, ont été distribués... il s’agissait de 2000 chameaux, 5000 moutons et 200 femmes.


ibn Sad, Tabaqat II 107
L’apôtre d'Allah apprit qu’une caravane des Quraysh venait de Syrie. Donc, l’apôtre d'Allah envoya Zayd ibn Haritha avec 170 cavaliers pour l’intercepter. Ils s’en emparèrent avec tout ce qui était dedans, comme une grande quantité d’argent appartenant à Safwan ibn Umayya et capturèrent tous ceux qui étaient dans la caravane, dont Abu al As ibn al Rafi.


Waqidi, Livre des expéditions 40
Zayd attaqua avec 15 hommes les Banu Thalaba à al Tharaf et captura 20 chameaux et moutons, avec lesquels ils revinrent contents après une absence de 4 jours. Les
arabes s’étaient enfuis en croyant qu’ils avaient été attaqués par Muhammad lui-même ; ensuite, ils poursuivirent Zayd, mais sans le rattraper.



ibn Sad, Tabaqat II 108
L’apôtre d'Allah envoya Zayd ibn Haritha avec 500 hommes et renvoya Dihyah avec eux. Zayd voyagea de nuit et resta caché le jour. Il avait comme guide un homme des Banu Udhrah qui les conduisit jusqu’à les mener à bon port le matin. Les hommes de Zayd les pillèrent et en tuèrent quelques uns, leur apportant la panique, et tuant aussi al Hunayd et son fils. Ils ont capturé leurs troupeaux et les chameaux, et leurs femmes ; 1000 chameaux, 5000 chèvres, et 100 femmes et enfants comme prisonniers.




ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 776
Quand l’apôtre en eut fini avec Khaybar, Allah frappa de terreur les coeurs des hommes de Fadak, dès qu’ils surent ce que l’apôtre avait fait aux hommes de Khaybar. Ils envoyèrent une offre de paix à condition qu’ils puissent garder la moitié de leur production. Leur messagers vinrent auprès de lui à Khaybar, ou sur la route, ou à Médine, et il accepta leurs conditions. Ainsi, Fadak devint sa propriété privée, parce qu’elle n’avait pas été prise par cheval ou chameau.
 

* Mahomet est un meurtrier:

Tout au long de sa carrière de prophète Mahomet a tué ou fait tuer. Opposants politique, contradicteur, marchand ou simple non croyant, de l'individu jusqu'à la tribu entière, nul n'est à l'abri tant qu'il ne s'est pas soumis au "plus parfait des hommes".

Ceci n'est qu'une minuscule sélection des "exploits" de Mahomet, les hadith et les récits de sa vie sont remplis de massacres et de violences infligées aux non musulmans.

Le prophète passa une fois avec moi à côté d’al Abwa ou de Waddan ; on lui demanda ce qu’il en était quand, dans une attaque nocturne contre des ennemis polythéistes, des femmes et des enfants sont frappés:
-Ces femmes et ces enfants, répondit-il, font partie des ennemis.

 

La torture du juif Kinana.
ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 764-5

Kinana ibn al Rabi, qui était le gardien du trésor des Banu al Nadir, fut amené devant l’apôtre qui l’interrogea à ce sujet. Il nia savoir où il était. Un juif arriva devant l’apôtre et dit qu’il avait vu Kinana autour d’une ruine chaque matin très tôt. L’apôtre demanda à Kinana:
-Sais-tu que si nous découvrons que tu l’as caché, nous te tuerons?
Il répondit que oui.

L’apôtre donna des ordres pour que la ruine fut fouillée et le trésor fut trouvé.
On l’interrogea alors sur le reste du trésor mais il refusa de le livrer, alors l’apôtre ordonna à al Zubayr ibn al Awwan:
-Torture-le jusqu’à ce qu’il livre ce qu’il a.
Alors il alluma un feu avec un silex et lui brûla la poitrine jusqu’à ce qu’il soit presque mort. Alors l’apôtre le livra à Muhammad ibn Maslama qui lui trancha la tête, pour venger son frère Mahmud.


Baladuri, Livre des conquêtes 27
A eux, le prophète dit:
-Je suis conscient de la haine que vous avez contre Allah et son prophète, mais cela ne m’empêche pas de vous accorder ce que j’ai accordé à vos compagnons. Cependant, vous avez promis que si vous me cachiez quelque chose, verser votre sang me sera permis. Qu’est devenue votre vaisselle?
Ils répondirent:
-Elle a été perdue pendant le combat.
Le prophète donna des ordres à ses compagnons d’aller où était enterrée la vaisselle. La vaisselle fut déterrée, et le prophète leur trancha la tête.



Baladuri, Livre des conquêtes 27

...dans un fort de Khaybar, il y avait une famille fortement opposée au prophète... Le prophète leur trancha la tête.


ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 763.
Quand l’apôtre a conquis al Qamus, le fort des Banu Abul, Huqayq bint Huyayy ibn Akhtab fut amenée devant lui avec une autre femme. Bilal qui les amenait les fit passer par l’endroit où les juifs avaient été massacrés ; et quand la femme qui était avec Safiya les découvrit, elle hurla, se gifla la figure et jeta de la poussière sur son visage. L’apôtre vit cela et il dit:
-Eloigne cette diablesse de moi!

 

Hadith: Sahih, Muslim 19:4437:4438

... le messager d’Allah a attaqué Khaybar... Quand il est entré dans la ville, il a dit:
-Allah est grand. Khaybar va subir la destruction!


 

Hadith: Sahih, Muslim 19: 4467

le messager d’Allah a conduit dix-neuf campagnes militaires et a combattu dans huit d’entre elles.


* Mahomet est un esclavagiste:

L'esclavagisme fait partie intégrante du fonctionnement de l'islam dès que les premiers musulmans ont la possibilité de s'en emparer. Alors que les hommes sont tués, les femmes et les enfants sont asservis et deviennent source de richesse et de plaisirs. Le coran fait explicitement mention de l'esclavagisme et de l'usage sexuel des esclaves; cela n'a jamais été ni condamné ni abrogé.


 

ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah, notes.
Zayd était accompagné par Dumayra, un client d’Ali, et un de ses frères. Ils firent plusieurs prisonniers dans le peuple de Mina, qui est sur le rivage, un lot assez mélangé. Ils furent vendus comme esclaves et les familles furent séparées. L’apôtre arriva à cause des pleurs et demanda leur cause. Quand on lui dit, il ordonna:
-Vendez-les seulement par lots!
Cela voulait dire: les mères avec les enfants.

 

 

Hadith: Sahih, Bukhari 46/ 717).

... le prophète avait brusquement attaqué les Banu Mustaliq sans avertissement alors qu’ils étaient sans crainte et que leur bétail s’abreuvait aux points d’eau. Les hommes combattants ont été tués et les femmes et enfants pris comme captifs...



 Hadith: Sahih, Bukhari 64/38, 18
Le prophète resta trois jours entre Khaybar et Médine pour célébrer son mariage avec Safiya. Comme on n’avait ni pain ni viande, le prophète se contenta de dire à Bilal d’apporter des nappes. On les étendit, on mit dessus des dattes, du fromage et du beurre. Les musulmans ayant demandé si Safiya était une des mères des croyants ou une esclave concubine, on leur répondit:
-Si elle porte le voile, c’est qu’elle est mère des croyants; si elle n’en porte pas, c’est qu’elle est une esclave concubine.
 


* Mahomet est un violeur, il autorise clairement la pratique du viol: 

 

La technique de séduction du prophète.
Hadith: Sahih, Muslim  8:3432 & 3433

D'après Abu Sa'id al-Khudri: Après la bataille de Hanain le Messager d'Allah envoya une armée à Autas... Les ayant vaincus et les ayant capturés, les Compagnons du Messager d'Allah semblèrent se restreindre d'avoir des relation sexuelles avec leurs captives parce que leurs époux étaient polythéistes (note: les musulmans considèrent les chrétiens comme polythéistes).

Alors Allah le Très Haut révéla (note: Par l'intermédiaire de Mahomet bien évidemment) à ce sujet: "Et les femmes mariées, exeptées celles que votre main droite possède (note: captives et esclaves)" (sourate 4, v 24).

 

Note de VV&D: le verset 24 de la sourate 4 décrit avec quelles catégories de femmes le musulman ne peut avoir de relations sexuelles, cet "ajout" permet donc aux musulmans de violer leurs esclaves et captives car leur capture annule leur état de femme mariée. Cette règle est toujours présente dans la Charia.

ibn Sad, Tabaqat II 111-2

Un matin, Zayd et ses compagnons firent leur takbir, les cernèrent et capturèrent Fatima bint Rabia ibn Badr, et sa fille al Jariya bint Malik ibn Hudahyada ibn Badr. Celui qui a capturé al Jariyah était Maslama ibn al Akwa. Il l’offrit à l’apôtre d'Allah. Ensuite, l’apôtre d'Allah l’offrit à Hazn ibn Abu Wahb.


Hadith: Sahih, Bukhari 7:12: 1
D'après Anas ibn Malik, lorsque l'envoyé d'Allah fit l'expédition de Khaybar, nous fîmes la prière du matin devant cette ville avant qu'il fit grand jour. Le prophète monta ensuite sur sa monture ; Abu Talha et moi, qui étais en croupe de ce dernier, nous eu fîmes autant. Le prophète lanca sa monture dans la rue de Khaybar et mon genou touchait la cuisse de l'envoyé d'Allah. Comme il relevait le voile qui couvrait sa cuisse, je pus apercevoir la blancheur de sa cuisse.
Une fois entré dans le bourg, l'envoyé d'Allah s'écria :
-Allah est grand! Khaybar sera détruite! Chaque fois que nous descendrons sur le territoire d'un peuple, sinistre sera le matin de ceux qui ont été avertis de nos menaces!
Par trois. fois il répéta ces paroles. A ce moment les habitants de Khaybar, qui sortaient pour se livrer à leurs occupations habituelles, s'écrièrent:
-C'est Muhammad!
Abdelaziz fait remarquer que quelques-uns de nos compagnons assurent que les habitants ajoutèrent:
- Avec la khemis, c'est-à-dire l'armée.
La ville ayant été prise de force, ajoute Anas, on rassembla les captifs. Dihya se présenta alors et dit:
-Ô prophète d'Allah, donne-moi une des femmes captives.
- Va prendre une femme, lui répondit le prophète. Et Dihya prit Safiyya ibn Hoyayy. Alors un homme vint trouver le prophète et lui dit :
-Tu viens de donner à Dihya Safiyya bint Hoyayy, la princesse des Qurayza et des Banu Nadir ; or cette femme ne convient qu'à toi seul.
-Qu'on les amène tous deux, répliqua le prophète. Quand on les eut fait venir tous deux et que le prophète eut vu Safiyya, il dit à Dihya:

-reprends une autre femme parmi les captives. Le prophète, ayant alors affranchi Safiyya de sa captivité, la prit pour femme.


Note de vv&d: Safiyya était d’une très grande beauté, elle était l’épouse de Kinana trésorier des Banu al Nadir que Mahomet venait de faire torturer et tuer le jour même. On imagine aisément l'état d'esprit de la "jeune mariée" lors de la "nuit de noce".

 

Baladuri, Livre des conquêtes 24.
Safiyya ajouta:
-De tous les hommes, le prophète est celui que je déteste le plus, parce qu’il a tué mon époux, mon père, mon frère.


Hadith: Sahih, Bukhari 34:109

...étant assis auprès du prophète, un homme dit:
-Ô envoyé d'Allah, nous avons eu des rapports avec nos captives et nous voudrions ne pas en perdre de la valeur. Que penses tu du retrait de la verge au moment de l’éjaculation?
-Pratiquez vous donc ce procédé? s’écria le prophète, Eh bien, il n’y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car il n’est pas une seule ame pour laquelle Allah a décidé qu’elle sortirait du néant qui n’en sorte effecivement.


Note de vv&d: On remarque que le principal souci des compagnons de Mahomet est d'éviter de faire perdre de la valeur à leur captives au cas où elles tombent enceintes suite aux viols qu'elles ont subi.  Mahomet les rassure en leur affirmant que toute précaution est inutile, les enfants ne naissent que par la volonté d'Allah. 

Pour ceux qui pensent  que le prophète ne peut avoir ainsi encouragé ses hommes à violer ainsi les captives:

Hadith: Sahih, Muslim 8: 3371
Abu Sayd a dit: nous sommes allés avec l’apôtre d’Allah en Expédition contre les Banu Al Mustaliq, et nous avons pris des captives parmi les captives d'excellentes femmes Arabes, nous avons désirés ces femmes parce que l’abstinence devenait difficile à supporter mais nous voulions aussi en tirer rançon. Alors nous avons décidé d'avoir des relations sexuelles avec elles mais en pratiquant le coït interrompu (note: si une femme tombe enceinte le prix de la rançon exigeable diminue). Mais nous nous dîmes: Nous faisons un acte alors que le prophète est avec nous; pourquoi ne pas lui demander?

Nous lui avons demandé, et il a dit:
-"Cela n'a pas d'importance , parce que si une âme est destinée à naître, elle naîtra."


Et il y en a de nombreux autres...


    Comme on peut le voir par ces quelques extraits, pris parmi une profusion d'écrits provenant de multiples sources d'origine musulmane, le portrait du prophète est conforme à ce qu'on pouvait s'attendre d'un dictateur médiéval illettré: cruauté, brutalité, prédation sexuelle débridée, autoritarisme sans bornes, aucun respect des valeurs humanistes.

    Mahomet n'est dans tout cela guère différent de tous les chefs de brigands qui ont pullulés au long de l'histoire de l'humanité. Dans un contexte moyenâgeux, la violence et la barbarie du personnage sont compréhensibles (bien que tout le monde à cette époque ne se conduisait pas d'une telle manière), mais le monde a aujourd'hui évolué,  rendant de tels comportements obsolètes voir criminels.

    Dresser le portrait de Mahomet à partir des textes anciens qui le décrivent ne sert pas ici à insulter le personnage dans une volonté d'humilier les musulmans, mais plutôt à montrer que le personnage appartient à une époque révolue où les critères de comportements n'étaient pas ceux d'aujourd'hui.

    Vouloir enseigner qu'au nom d'une croyance il faut imiter les actes et adopter les jugements d'un homme aussi violent ayant vécu il y a 1400 ans dans une société différente de la nôtre est non seulement absurde mais tout simplement criminel et tombe sous le coup de la Loi française.

Incitaion à la haine.
Incitation au meurtre.
Incitation au viol.
Incitation à la discrimination.
Etc...

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 19:02

Origines de l’islam : ses racines païennes matriarcales – les 3 déesses de la Kaaba

Aujourd’hui encore, les fouilles archéologiques sont quasi-interdites en Arabie Saoudite, à croire que cela en dérangerait certains.

Source : Dr.Jawad Ali dans son livre «L’histoire des arabes avant l’Islam» partie 5,page 223

L’arrivée du patriarcat en Arabie

Le patriarcat s’est installé progressivement par la guerre à partir du IVème millénaire avant Jésus-Christ, et semble commencer à Sumer en Mésopotamie. Les anciennes déesses-mères ont été conquises, assimilées, puis remplacées, par les nouveaux dieux-pères (Olympiens, Aesirs nordiques…). Il en est de même avec les divinités matriarcales arabes (Allat, Uzza, Manat), désormais dominées par les nouveaux dieux conquérants venus de Babylone (Hu-Baal).

Paganisme matriarcal : les 3 déesses-mères de l’Arabie pré-islamique, Al-Uzza, Allat et Manat

L’évolution des différents types de mariages arabes pré-islamiques témoigne de la patriarcalisation progressive de la péninsule arabique. L’islam n’en est que la dernière étape.

Matriarcat bédouin : statut élevé et liberté sexuelle de la femme arabe avant l’islam

Le croissant lunaire, symbole de la déesse primordiale

L’étoile et le croissant, aujourd’hui vus comme des symboles de l’Islam, ont longtemps été utilisés en Asie Mineure et par certains peuples turcs, avant l’arrivée de l’Islam. L’origine du croissant et de l’étoile comme symboles date des temps de Babylone et de l’Égypte ancienne. Il a été suggéré que les tribus turques, durant leurs migrations d’Asie centrale vers la Turquie aux alentours de 800 après JC, ont adopté ce symbole des tribus et états locaux dans la zone du Moyen-Orient actuel, qui a adopté à son tour ces symboles. On retrouve aussi trace de ce symbole dans les cultes pré-islamiques du proche-orient aux côtés d’autres symboles et rituels païens adoptés par l’islam. Il est à noter que le symbole lunaire accompagné de l’étoile a également été adopté par d’autres divinités, pour Artémis chez les Grecs, Diane chez les Romains. L’adoption des rites païens au sein de l’église catholique romaine explique aussi le rapport étroit entre la lune et la Marie virginale. Le croissant de lune est en rapport avec les cycles menstruels, symbole du pouvoir de procréation des femmes.

Drapeau de guerre Ottoman (1453-1798), orné de Zulfikar, le sabre trouvé par Mahomet

L’origine du drapeau est sujette à de nombreuses légendes en Turquie, et certaines contredisent l’histoire du drapeau ottoman. Parmi les légendes les plus répandues, on trouve :

  • Le croissant de lune et l’étoile étaient des symboles saints pour les tribus turques pré-islamiques, tandis que le rouge est la couleur cardinale pour le sud.
  • Le rêve du premier empereur ottoman dans lequel un croissant et une étoile apparaissaient sur sa poitrine, présageant de la future prise de Constantinople par sa dynastie.
  • Un croissant et une étoile sont apparus à Mehmed II la nuit de la chute de Constantinople en 1453.
  • Une autre théorie date de l’empire byzantin, mettant en lumière le fait que le croissant et l’étoile ont été utilisés comme symboles de Byzance durant des siècles. Lorsque des Ottomans prirent Constantinople, ils adoptèrent ces symboles pour l’Empire Ottoman (la lune représente la déesse grecque Artémis, et les étoiles la Vierge Marie). L’étoile et le croissant de lune étaient cependant symboles de la déesse égyptienne Isis plus tôt.

Jérusalem, première direction de la prière islamique

La Mecque était le sanctuaire pré-islamique le plus important de toute la péninsule arabique. A l’origine, la ville n’était pas au centre de la religion musulmane, les croyants se tournant vers Jérusalem. La direction de la prière (la kiblah) répond à des règles très strictes énoncées par Mohammed dans le Coran. Au début, la kiblah correspond à la direction de Jérusalem (s.2, v.36), pour satisfaire les convertis d’origine juive ou chrétienne. Puis, afin d’asseoir définitivement son autorité tout en contentant la masse des nouveaux fidèles d’origine païenne, la kiblah se tourne vers la Mecque, haut lieu millénaire païen. La vénération de la pierre fut une occasion pour Mohammed de ramener vers lui les païens.

Les 3 déesses de La Mecque

A la Mecque (مكة), avant l’Islam, la tribu des Quraïch (قريش) adoraient une triade de trois divinités féminines, il s’agit d’Allat (اللآت), al-‘Uzza (العُزة) et Manat (مناة), ils citaient leurs noms au cours de leurs tournées (الطواف) autour du Ka’ba (الكعبة). Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Ka’aba en disant :  »Au nom d’Allat, d’ʿUzza, et de Manat la troisième idole. Elles sont réellement les  »al-gharānīq » (femmes de condition supérieure ) Dont il faut demander l’intercession. » Comme aujourd’hui, les pèlerins se rasaient la tête.

Hubal, le nouveau dieu-père des déesses

Alors que pour les Nabatéens (Pétra en Jordanie), Allat était la mère de tous les dieux, pour les autres Arabes, Allat, al-‘Uzza et Manat étaient les filles d’Allah (الله جل جلاله), et étaient les intermédiaires entre Dieu et les hommes pour obtenir ses bénédictions. Allah (le-dieu) est le titre du dieu lunaire Sîn-Hubal (Baal), pièce rapportée tardivement de Mésopotamie dans le panthéon arabe, qu’il domina par la suite à La Mecque. De ce dieu, très peu de temples, de représentations, et de traces écrites nous sont parvenues jusqu’à aujourd’hui. Le terme Allah est antérieur à l’islam puisque le père de Mahomet s’appelle lui-même Abd’Allah, c’est à dire,  »le serviteur du dieu ».

La Kaaba, temple de la déesse Allat

Ka’aba signifierait cube en arabe, mais la Ka’aba elle-même serait l’ancienne « Kaabou », du mot grec qui signifie ‘jeune fille’, et désigne la déesse Astarté, c’est-à-dire Aphrodite dans la mythologie grecque qui correspond à la Vénus Romaine et l’al-‘Uzza (العزى) des Arabes considérée comme la déesse de la fertilité. Les anciens chroniqueurs rapportent qu’avant l’avènement de l’islam (jahilya, l’ère de l’ignorance), il y avait 24 ka’bas dans la péninsule arabique, mais celle de La Mecque était vénérée par toutes les tribus. Selon des recherches saoudiennes, il existait dans la région de nombreuses Ka’bas (tawaghit) consacrées chacune à une divinité, auxquelles les fidèles se rendaient certains jours déterminés pour procéder à des rites comprenant entre autres une déambulation circulaire et des sacrifices. Les plus importants semblent avoir été les ka’abas des déesses Allat à Taif, d’Uzza à Nakhlah et de Manat près de Qudayd.

Les prêtresses d’Allat

Elle fut célébrée par sept prêtresses nues qui gravitaient sept fois autour de cette pierre, une fois pour chaque planète (soleil / lune / mars / mercure/ vénus/ Jupiter / saturne). A ce jour, les hommes qui gardent la Kaaba sont encore appelés  »fils de l’Ancienne Femme », »fils de Saba », en arabe  »Beni Shaybah ». La déesse Allat avait un surnom, ou un titre supplémentaire, Saba prononcé Shaybah, signifiant sage-femme, ou, « Celle de l’ancienne sagesse ». Avant l’Islam, les gardiens du Sanctuaire étaient des prêtresses appelées  »Bathi-Sheba », »filles de l’Ancienne Sage Femme ». Bethsabée,  »fille de Saba » signifie, ‘‘prêtresse de la maison de Saba ». Les musulmans ont gardé ce sanctuaire cubique, et marchent encore autour, tout comme on le faisait à l’époque où on vénérait la Déesse.

Le culte des pierres

Vénérer une pierre est typiquement païen. On appelle ces pierres divines béthyle (de l’hébreu béthel  »pierre sacrée »), et est une pratique polythéiste classique de l’antiquité. La pierre de la Kaaba n’échappe pas à cette règle. Cette pierre faisait en effet l’objet de vénération pré-islamique. Le culte pré-islamique des pierres peut être rapproché à des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche Orient dès la plus haute antiquité. En effet ce culte rendu à une pierre n’est pas isolé dans l’Antiquité : on peut citer la pierre noire d’Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c’est sous la forme d’un bétyle qu’en 204 avant J-C que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome. Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l’objet de la vénération des fidèles, telles l’Artémis de Sardes ou l’Astarté de Paphos. En Arabie ce n’était pas une exception car le culte des pierres était omniprésent dans la société pré-islamiques. Par exemple la « pierre rouge » était la divinité de la ville arabe au sud de Ghaiman, ou la « pierre blanche » dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque).

La pierre noire, vulve d’Allat ?

Beaucoup d’occidentaux, surtout des sages-femmes, ont observé que l’écrin de la pierre noire, à l’angle de la Kaaba, a une forme de vulve, avec une tête de bébé qui en sort. Le mot Hajj (pèlerinage islamique à La Mecque) est dérivé de «Hack» qui veut dire friction en langue Arabe car il y avait un rituel païen dans lequel les femmes frictionnaient leur partie génitale sur la pierre noire espérant ainsi augmenter leur fertilité.(Dr.Jawad Ali dans son livre «L’histoire des arabes avant l’Islam» partie 5,page 223). Elle enduisaient la pierre avec le sang des menstrues et tournaient nues tout autour.

Une survivance de culte phallique à La Mecque ?

La Lapidation de Satan (arabe : رمي الجمرات, Ramy al-Jamarat signifiant « lancer [de pierre] sur les cibles [piliers] ») est une cérémonie pratiquée par les musulmans lors de leur pèlerinage ( Hajj ), au cours de laquelle ils jettent des pierres, qu’ils auront collectées durant une phase antérieure du pèlerinage, sur trois rochers qui symbolisent le diable.

Des pèlerins de Shiva ?

Lingams et yonis sur les ghâts, à Varanasi.

Ce rite s’effectue le 3e jour du pèlerinage à Mina en Arabie saoudite, à 5 km à l’est de La Mecque. Les trois piliers de pierre (un petit, un moyen et un grand) furent remplacés par les autorités saoudiennes en 2006 par trois murs de pierre, pour prévenir les accidents. Si l’écrin de la Pierre Noire de la Kaaba fait irrémédiablement penser à un vagin, les 3 piliers semblent représenter des phallus, ce qui confirmerait que La Mecque ait été un sanctuaire païen dédié à des cultes de fertilité. Sur la photo ci-dessus, le pilier phallique est entouré d’un muret circulaire, qui pourrait indiquer un vestige de culte de Shiva, ce qui semble confirmé par la tenue des pèlerins, vêtus de blancs et rasés comme des brahmanes hindouistes.Pèlerins musulmans ou brahmanes shivaïtes ?

La main de Fatma

« Fatemeh (en persan) ou Fatima est qualifiée de « Maîtresse des femmes du monde » dans le chiisme iranien, et son nom de « resplendissante » est un attribut de déesse, ou plus matériellement le Vénus. Ce que dit Frédéric, on le dit depuis toujours, mais on feint, on fait semblant de l’oublier.Quand les Wahhabites ont pris la Mecque déjà en 1820 (je dis de mémoire) ils ont saccagé la ville, effacé les traces anciennes et ils continuent. On fait du faux avec du vrai brisé, morcelé. » – Pierre Dortiguier

Ramadan, la grossesse d’Allat ?

Le calendrier musulman ou calendrier hégirien (hijri) est un calendrier lunaire, basé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun (pour être précis : 29,53059 jours solaires). Une année hégirienne est donc plus courte qu’une année grégorienne d’environ onze jours. Les païens ont souvent fait le rapprochement entre les cycles lunaires et les cycles menstruels féminins, de durée similaire.

Ramadan également orthographié ramadhan ou ramazan, (arabe : رَمَضَان ou Ramaḍān) est le neuvième mois du calendrier musulman. Au cours de ce mois, les musulmans adultes ne mangent pas, ne boivent pas, et n’entretiennent pas de relations sexuelles tant que la lune n’est pas visible. Le début du mois est basé sur l’observation du premier croissant visible après la nouvelle lune.

Est-il possible que le 9ème mois de Ramadan corresponde au 9ème mois de la grossesse de la déesse-mère Allat ? La fête de fin du Ramadan célébrerait alors l’accouchement de la déesse. Pendant le jeûne, il ne serait alors possible de manger et copuler qu’en présence de la lune, c’est-à-dire d’Allat.

Le soufisme un culte matriarcal pré-islamique ?

Selon certains auteurs, les soufis auraient essayé de maintenir le culte de Fatima (prénom de la déesse Allat), mais ils auraient été forcés de le cacher derrière des mots codés, depuis que le soufisme fait partie de l’Islam. En effet, vénérer le féminin sacré est passible de peine de mort, aujourd’hui encore dans les pays islamiques.

Lire L’affaire Salman Rushdie : les 3 déesses-mères pré-islamiques du Coran (Versets Sataniques)

Les racines juives de l’islam

Les usages islamiques (viande sacrifiée halal, interdit du porc, circoncision, voile, lapidation, tabou des menstrues…) sont totalement incompatibles avec une société arabe païenne semi-matriarcale adorant des déesses-mères, et sont donc d’origine judaïques.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:24

 

13 Corans arabes

 

 

 

Il existe 13 versions arabes du coran, toute validées par le consensus des ‘oulemâ’, que les musulmans préfèrent appeler « lectures » du coran. Des milliers de différences ont été répertoriées entre les diverses versions, la plupart sont mineures, mais certaines changent complètement le sens du verset (ex : 3.146 Hafs/Warch) et des mots ont été omis ou ajoutés. Six autres corans n'ont pas obtenu le consensus: Ibn Wirdan, Ibn Jummaz, Rouways, Rawh, Ishaq et Idris. Ci-dessous la liste des 13 Corans consultable en ligne ainsi que quelques exemples de différences majeures entre plusieurs versions :

 

Coran Hafs
Monde musulman en général

Coran Qaloun
Lybie, Tunisie et régions du Qatar

Coran Warch
Algérie, Maroc, régions de Tunisie, Afrique de l’Ouest et Soudan, région de la Lybie

Coran ad-Douri
Régions du Soudan et Afrique de l’Ouest

Coran as-Sosi

Coran al-Bouzi

Coran Qounboul

Coran Hisham

Coran Ibn Dhakwan

Coran Chou’aba

Coran Khalaf

Coran Khallad

Coran al-Harith

 

Sourate 2 verset 184

Coran de Hafs

« Pour ceux qui ne pourraient le supporter, le rachat est de nourrir un pauvre (miskîn) »

 

Coran de Warch

« Pour ceux qui ne pourraient le supporter, le rachat est de nourrir des pauvres (masâkîn) »

Note : le verset dans cette version est le n°183. Masâkin : des pauvres, c’est en arabe un pluriel interne et désigne donc au moins trois personnes dans la pauvreté.

 

Sourate 3 verset 161

Coran de Hafs

« Il n’est pas d’un Prophète de frauder (yaghoulla) »

 

Coran de Qaloun

« Il n’est pas d’un Prophète d’être victime d’une fraude (youghalla) »

 

Le traducteur Régis Blachère a mentionné ces deux versions accompagnées d’une annotation instructive :

 

Sourate 28 verset 48

Coran de Hafs

« Ils dirent : deux sortilèges (sihrân) se sont mutuellement soutenues ! »

 

Coran de Warch

« Ils dirent : deux magiciens (sâhirân) se sont mutuellement soutenues ! »

 

Sourate 33 verset 68

Coran de Hafs

« Notre Seigneur ! Donne-leur le double de tourment et maudis-les d’une grande (kabîrân) malédiction »

 

Coran de Warch

« Notre Seigneur ! Donne-leur le double de tourment et maudis-les d’une malédiction multiple (kathîrân) »

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:48

Recension : Les derniers jours de Muhammad (Hela Ouardi)

 

Je viens de terminer un livre, Les derniers jours de Muhammad d’Hela Ouardi dont j’aimerais vous parler.

Attiré par le titre et la présentation, j’ai acheté ce livre (ce qui est assez rare !), je l’ai lu et je dois vous dire que je n’ai pas été déçu. Ce livre est absolument passionnant. Je préfère cependant vous prévenir qu’il touche à un sujet brûlant et qu’il a fait l’objet de violentes réactions. Il a par exemple été interdit au Sénégal.

L’auteur

Hela Ouardi est une universitaire tunisienne. Professeur à l’université Tunis El-Manar, elle est aussi membre associé au Laboratoire d’études sur les monothéismes (LEM-CNRS).

Résumé du livre

Le but de ce livre, comme son nom l’indique, est de retracer les derniers jours de la vie de Muhammad.

Les dernières expéditions

Le récit commence avec la bataille de Mo’ta (chapitre 1). Muhammad souhaitait attaquer la Syrie car des Juifs l’avaient mis à l’épreuve. Selon eux, pour prouver qu’il était un vrai prophète, il devait conquérir la Syrie, car c’est là qu’auront lieu les évènements de la fin des temps.

Toutefois, cette bataille, en 629, se solde par une cinglante défaite. Obéissant à l’ordre de Dieu (Coran 8 : 65), Muhammad remotive alors ses troupes pour une deuxième expédition en leur promettant le butin le plus alléchant :

« Attaquez Tabûk et vous aurez en butin des femmes blondes, les femmes des Byzantins ».

En dépit de cela, ses compagnons semblent peu enthousiastes. Finalement, l’expédition qui eut lieu à Tabûk (631), ne déboucha pas sur une réelle bataille. Toutefois, l’épisode est fameux à cause d’un « incident » survenu au retour. Des compagnons, vraisemblablement très proches, de Muhammad tentèrent de l’assassiner. Cet événement est connu sous le nom de «conjuration d’Al-’Aqaba ».

La conjuration d’Al-‘Aqaba (chapitre 2)

Cette conjuration est souvent mise en lien avec le verset 74 de la sourate 9 : « Ils complotèrent, mais ne réalisèrent pas leur dessein ».

Qui complota ? Ici, il y a une grande divergence entre les sources sunnites et les sources chiites. Les sources sunnites sont très mystérieuses. Certains auteurs osent suggérer des groupes, les Qurayshites par exemple, mais ils sont contredits par d’autres. Tout cela est donc très confus. Les sources chiites en revanche désignent sans ambiguïté les auteurs du complot : ce sont les partisans d’Omar et d’Abû Bakr.

Les sources sunnites reconnaissent cependant que Muhammad connaissaient l’identité des comploteurs, mais qu’il a choisi de ne pas les punir. Comment expliquer une telle attitude alors que Muhammad se montrait extrêmement sévère pour des actes beaucoup moins graves ?

Un deuxième coup dur survint dans la foulée, la mort de son fils unique Ibrahim (chapitre 3). Muhammad effectue alors un pèlerinage d’adieu pour montrer qu’il souhaite progressivement se retirer de la vie publique (chapitre 4).

La succession du Prophète

C’est à ce moment que les chiites situent ce qu’ils nomment le « complot du feuillet maudit » (chapitre 5). D’après la tradition chiite, c’est en effet durant ce pèlerinage que Muhammad aurait désigné Ali comme son successeur. Les autres Compagnons, jaloux de ce choix, auraient alors tenté de tuer le Prophète.

Il faut souligner que cette nomination d’Ali est aussi attestée par des sources sunnites. De manière très explicite par Ibn ‘Asâkir, Muttaqî et al-Râzî. De manière plus vague par de nombreux autres auteurs dont Muslim, Ibn Hanbal et Ibn Kathir.

Des morts mystérieuses

De plus, un Compagnon très proche de Muhammad, Ubay, disparaît peu de temps après de manière très mystérieuse. Certaines sources affirment qu’il en savait trop… Ce n’est d’ailleurs pas le seul compagnon qui disparaît dans des circonstances troubles.

Le problème du testament

Un autre événement étrange se produit. Sentant sa mort approcher, Muhammad souhaite rédiger son testament. Au passage, notons que cette information contredit la légende tardive qui veut que celui-ci soit illettré.

Toutefois, Umar, qui deviendra ensuite le deuxième calife et qui était le père d’une des épouses de Muhammad, l’empêche de rédiger ce testament. Cet incident n’est qu’un exemple des nombreuses intrigues qui ont entouré les derniers jours de Muhammad et les premiers après sa disparition. Au cœur du problème : la succession de Muhammad. Qui prendra le contrôle de la communauté  (Oumma) ?

De quoi Muhammad est-il mort ?

L’origine même de la mort de Muhammad est controversée et un chapitre (14) est consacré à cette question. De nombreuses sources anciennes rapportent qu’il a été empoisonné par une juive.

Cette information, gênante, est concurrencée par d’autres sources qui suggèrent qu’il est plutôt mort de maladie. Cependant, cette maladie, la pleurésie, pose elle-même des problèmes, puisque d’autres sources affirment aussi qu’un prophète ne peut pas mourir de cette maladie. On voit donc que l’embarras est grand.

Aujourd’hui, néanmoins, les sunnites ont plutôt tendance à se rallier à l’hypothèse de la maladie, tandis que les chiites adhèrent à l’empoisonnement.

L’année de sa mort pose aussi problème. Les sources musulmanes (tardives) affirment qu’il est mort en 632 (mais elles hésitent sur le jour exact : 28 mai ou 8 juin). Mais des sources non-musulmanes (plus anciennes) semblent attester qu’il était encore en vie en 634.

De nouveaux versets

Dernier fait troublant, après la mort du Prophète, pour calmer la communauté, Abu Bakr fait appelle à plusieurs versets coraniques. Or, personne n’avait entendu ces versets avant qu’Abu Bakr ne les récite.

Pour terminer, je vous propose deux citations

Les musulmans et Muhammad

« Mais revenons un instant sur la place occupée par Muhammad aux yeux des premières générations de musulmans, pour qui le Prophète n’était probablement pas l’objet d’un culte sacré. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le traitement subi par ses descendants directs qui sont tous morts assassinés ou dans des conditions obscures. Cette subversion originelle serait restée enfouie dans l’inconscient collectif des musulmans et expliquerait, à notre avis, comme dans un retour refoulé, l’obsession du blasphème chez les musulmans aujourd’hui. C’est sans doute ce sentiment de culpabilité fortement implanté dans l’impensé historique des musulmans qui serait derrière le déchaînement passionnel que suscite aujourd’hui la moindre atteinte à l’image de Muhammad. » (p.220-221).

Aux origines de l’islam

Enfin, en conclusion de son livre, l’auteur s’interroge :

« Après la mort du Prophète, Abû Bakr et ‘Umar feront ainsi une entrée décisive sur la scène de l’Histoire. Ne sont-ils pas finalement les fondateurs véritables d’une nouvelle religion qu’ils doivent reconstruire sur les ruines d’une croyance primitive qui s’est effondrée brusquement à l’instant même où Muhammad est mort » (p.234).

Avis personnel

Le livre est excellent. Il aborde un sujet important, celui des origines de l’islam. Encore peu traitée, car extrêmement tabou, cette question est pourtant capitale.

Mais ce livre a aussi le mérite d’être simple et accessible, y compris à des non-spécialistes.

Cette accessibilité ne porte cependant pas atteinte au sérieux universitaire de l’ouvrage puisque toutes les affirmations sont étayées par des notes de bas de pages renvoyant aux sources primaires. Ainsi, chaque personne désireuse d’approfondir le sujet peut vérifier les informations données et aller directement consulter les sources.

En conclusion de ma propre recension, je ne peux que recommander cet ouvrage à toute personne qui, quelque soit sa croyance, s’intéresse à l’islam.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:54

Mahomet mort empoisonné,

Hussein décapité,

Omar tué à coups de couteaux,

Fatima fille du prophète tuée et enterrée dans un puits,

les enfants d’Ali décapités par le clan d'Abou Bakar,

Othman tué également à coup d’épées par des musulmans comme lui!

L'islam des origines fantasmé par beaucoup de musulmans est une succession de carnages entre musulmans pour le pouvoir .

Voilà donc comment s'est bâtie la religion de paix et de tolérance.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:29

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:21
Réseau Nerrati-Press

Les auteurs de ces hadiths qui décrivent les dérives pédophiles et homosexuelles du prophèteMahomet, sont des savants musulmans (témoins oculaires de Mahomet) très respectés dans la tradition islamique. Une autre question se pose, pourquoi, les islamistes décapitent les homosexuels ? Je vous présente, ci-dessous, quelques hadiths :

 

 



1) HADITH SUNAN BI DAWUD NUMÉRO 5224

« Un jour, Mahomet a soulevé sa chemise pour un homme qui s’est mis à embrasser son torse tout entier, + à partir de son nombril et jusqu’à ses aisselles + ».
 

2) HADITH MUSNAD AHMAD NUMÉRO 12669

« Un homme du nom de Zahir qui avait l’habitude de dire + le prophète m’aime +, a dit qu’un jour, Mahomets’est glissé à son insu derrière lui et l’entoura de ses bras. Zahir effrayé a hurlé + Lâche moi ! +. Après avoir tourné la tête et découvert que c’était Mahomet, il cessa de se débattre et s’est mis à + pousser son dos contre la poitrine du prophète + ».
 

3) HADITH MUSLIM NUMÉRO 031.5906

« Aïcha a rapporté que le prophète … était couché dans ma maison avec ses cuisses ou ses jambes à découvert quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer. La permission lui a été accordée et il a conversé dans ce même état et il a parlé ».
 

4) NOMBRE HADITH 16245, VOLUME TITRE ; LES ÉNONCIATIONS SYRIENS, TITRE DU CHAPITRE : HADITH DE MU’AWIYA IBN SUFYAN

« J’ai vu le Prophète (paix sur lui) sucer sur sa langue et ses lèvres Al-Hassan le fils de Ali (paix et prières d’Allah soient sur lui). Pour aucune langue et aucune lèvre, que celles du prophète lui protège du feu de l’enfer».

« Il (le Prophète) lève sa chemise (de al Hassan) et embrassa son (petit) pénis »
روى أنه صلى الله عليه و سلم قبل زبيبة الحسن أو الحسين

« Il (le prophète) a embrassé le (petit) pénis de al Hassan al Husein »
رأيت النبي صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته

« Il (le prophète) a mis les jambes de Husein part et embrassa son (petit) pénis ».
 

5) HADITH MAIMA AL-ZAWA’ID, ALI IBN ABU BAKR AL-HAYTHAMI

299/9 مجمع الزوائد لعلي بن أبى بكر الهيثمي

رأيت رسول الله صلى الله عليه و سلم فرج ما بين فخذي الحسين و قبل زبيبته
رواه الطبراني و إسناده حسن

Traduit en anglais : « J’ai vu le Messager d’Allah sws mettre les jambes de Husein part et d’embrasser son(petit) pénis ».

Rapporté par Al-Tabarani et c’est l’authentification est entièrement validée par les savants islamiques.

Hussein et Hassan sont des petits garçons différents, c’est manifestement qu’on peut croire que Mahometdans sa vie à embrasser plusieurs pénis.
 

6) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉRO 152 (VOUS POUVEZ AUSSI CONSULTER LES NUMÉROS 153-154) SELON ANAS BIN MALIK

Mahomet invite également les jeunes garçons de le voir se laver les parties intimes :

« Chaque fois que l’Apôtre d’Allah est allé à répondre à l’appel de la nature, moi avec un autre garçon, avons l’habitude de l’accompagner avec un verre plein d’eau. (Hisham a commenté : + Alors qu’il peut laver ses parties intimes avec elle +) ».
 

7) SAHIH AL-BUKHARI, VOLUME 1, LIVRE 4, NUMÉROS : 229 / 231 / 233

D’autres pratiques malades de Mahomet comprennent ayant sa jeune épouse de l’enfant essuyer le sperme de ses vêtements, avec Bukhari :

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 229) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver les traces de Janaba (sperme) des vêtements du Prophète et il avait l’habitude d’aller à la prière tandis que des traces de sperme était encore sur lui ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 231, vous pouvez aussi consulter Nombre 232) Rapporté Sulaiman bin Yasar:

« J‘ai demandé à ‘Aisha sur les vêtements souillés de sperme. Elle répondit : + J’avais l’habitude de le laver les vêtements de l’apôtre d’Allah et qu’il irait à la prière tandis que les taches d’eau étaient encore visibles + ».

(Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 4, Numéro 233) Rapporté ‘Aisha :

« J’avais l’habitude de laver le sperme hors les vêtements du Prophète et même alors, je remarquais un ou plusieurs points sur eux ».
 

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