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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 18:17

"Depuis la seconde moitié du XXe siècle, tous les prodiges informatiques reposent sur la Théorie des Codes. Cette théorie s’applique aussi aux textes écrits. Elle identifie un auteur avec une certitude qui peut dépasser 999 999 chances sur un million : chaque auteur présente des caractéristiques stylistiques dont il n’a pas conscience, mais que les mathématiques peuvent identifier. Cela permet de savoir si les diverses parties d’un même livre ont été écrites par un seul auteur ou par plusieurs.

"Depuis la seconde moitié du XXe siècle, tous les prodiges informatiques reposent sur la Théorie des Codes. Cette théorie s’applique aussi aux textes écrits. Elle identifie un auteur avec une certitude qui peut dépasser 999 999 chances sur un million : chaque auteur présente des caractéristiques stylistiques dont il n’a pas conscience, mais que les mathématiques peuvent identifier. Cela permet de savoir si les diverses parties d’un même livre ont été écrites par un seul auteur ou par plusieurs.

Appliquée au Coran, cette théorie révèle clairement plusieurs auteurs, décèle des dates de rédaction différentes et identifie des structures restées jusqu’ici cachées. Une perspective scientifique et insoupçonnée s’offre à nous, une lumière nouvelle éclaire le premier islam, sa nature, son histoire, et présente comme jamais encore vu l’islam d’aujourd’hui.
L’ouvrage est la publication d’une thèse soutenue en 2013 sous la direction de Marie Thérèse Urvoy. Cette recherche combine la théorie mathématique des codes et les informations sur l’Islam des deux premiers siècles de l’islam et son environnement culturel et religieux.

Cette combinaison conduit l’auteur à formuler six conclusions qu’il qualifie de "certaines" (p. 9) : 
1. Le Coran a été rédigé par au moins trente auteurs (p. 21)
2. Le Coran a été écrit sur une période de plus de deux cents ans (p. 25)
3. La différence entre sourates de la Mecque et sourates de Médine est un artefact de grammairien sans signification historique (p. 30)
4. Mahomet a été intronisé prophète fondateur de l’Islam au plus tôt 60 ans après sa mort (p. 31)
5. La théologie musulmane n’est nullement une novation : c’est un quasi "copié-collé" de la théologie nazaréenne. Un seul des quelques 50 auteurs du Coran a rédigé tous les versets qui proviennent de la théologie nazaréenne (p. 39)
6. La fondation du premier islam n’est pas le monothéisme, mais l’anti-christianisme (p. 45) "

Appliquée au Coran, cette théorie révèle clairement plusieurs auteurs, décèle des dates de rédaction différentes et identifie des structures restées jusqu’ici cachées. Une perspective scientifique et insoupçonnée s’offre à nous, une lumière nouvelle éclaire le premier islam, sa nature, son histoire, et présente comme jamais encore vu l’islam d’aujourd’hui.
L’ouvrage est la publication d’une thèse soutenue en 2013 sous la direction de Marie Thérèse Urvoy. Cette recherche combine la théorie mathématique des codes et les informations sur l’Islam des deux premiers siècles de l’islam et son environnement culturel et religieux.

Cette combinaison conduit l’auteur à formuler six conclusions qu’il qualifie de "certaines" (p. 9) :
1. Le Coran a été rédigé par au moins trente auteurs (p. 21)
2. Le Coran a été écrit sur une période de plus de deux cents ans (p. 25)
3. La différence entre sourates de la Mecque et sourates de Médine est un artefact de grammairien sans signification historique (p. 30)
4. Mahomet a été intronisé prophète fondateur de l’Islam au plus tôt 60 ans après sa mort (p. 31)
5. La théologie musulmane n’est nullement une novation : c’est un quasi "copié-collé" de la théologie nazaréenne. Un seul des quelques 50 auteurs du Coran a rédigé tous les versets qui proviennent de la théologie nazaréenne (p. 39)
6. La fondation du premier islam n’est pas le monothéisme, mais l’anti-christianisme (p. 45) "

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 23:23

Ces derniers jours, le monde a été bouleversé par la tuerie de Charlie Hebdo et de l'épicerie Casher. La condamnation de ces crimes ne prête à aucune équivoque.

Cependant, et concernant le droit à la liberté d'expression qui est inaliénable, je voudrais faire une remarque qui me tient à coeur. On ne peut revendiquer le droit de s'exprimer que si on a quelque chose à dire. Et on ne peut dire que ce qui est le fruit de sa pensée, de sa réflexion, de ses sentiments. Si je reconnais à tout un chacun le droit d'être d'accord ou pas avec une philosophie, une religion ou une idéologie, il faudrait quand même faire la différence entre la critique, qui est le fruit de l'analyse et de la réflexion, et l'insulte, qui est de nature à blesser ceux qui adhèrent à l'objet critiqué. Dans ce blog, je ne cesse de critiquer directement ou au travers des écrits d'autres personnes, la religion islamique et les faits et paroles de son prophète. Mais à aucun moment je n'ai cherché à humilier ou ridiculiser qui que ce soit. Mon souci reste toujours d'inviter le lecteur musulman à une réflexion autour des thèmes de sa religion, avec lesquels je ne suis pas d'accord. Si je ne suis pas d'accord avec l'Islam, cela ne m'empêche pas d'avoir tout le respect pour les musulmans.

Or, me semble-t-il, Charlie Hebdo a fait l'impasse sur la réflexion. Jésus disait que la bouche n'exprime que ce qui est dans le coeur. Or, à l'évidence, Charlie ne faisait pas dans la critique de l'Islam et de l'oeuvre de son prophète, mais dans ce qui peut s'apparenter à de l'insulte. Sans tenir compte des sentiments de millions de musulmans qui se sont ainsi sentis agressés par les caricatures de l'hebdomadaire. Critiquer, c'est mettre des données et des faits sur la table et de les décortiquer, avec un esprit rationnel d'analyse. Caricaturer, c'est essayer de faire de l'humour, de la dérision et de rigolade. Soit, mais quand cette rigolade offense le vis-à vis, l'humilie et le met en colère, il faudrait savoir s'arrêter. Sans pour autant abandonner le droit à la liberté d'expression. Au lieu de cela, le musulman a besoin de compassion et de compréhension, afin d'être à même d'apprécier les critiques rationnelles qui sont faites autour de sa religion et de son prophète. En cela, Charlie a péché par son incapacité démontrée à faire une critique rationnelle, et par l'expression de son mépris envers les croyants de confession musulmane. En abusant de leur liberté d'expression, les chroniqueurs de Charlie Hebdo privent les musulmans de leur droit à l'amour et au respect. Valeurs qui sont bien plus élevées que la liberté d'expression si mal utilisée. Utiliser et abuser de cette valeur ne peut que se retourner contre soi. Au lieu d'attirer le musulman vers les valeurs de liberté et d'amour, on le pousse à réagir avec haine et rancune. La liberté de l'un ne s'est pas arrêtée la ou commence celle de l'autre. En celà, je ne peux être d'accord avec Charlie.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 11:01
Les sources documentaires islamiques
L’islam

On entend souvent dire que l’islam est une religion, c’est-à-dire, selon le dictionnaire, "un ensemble de croyances ou de pratiques ayant pour objet le rapport des hommes avec la divinité ou le sacré". L’islam est en effet une religion, mais il est aussi autre chose. Selon les théologiens islamiques, l’islam est à la fois dîn, dunya, daoula, religion, société, Etat. Le Coran contient en effet un grand nombre de dispositions civiles : le statut des femmes, celui des dhimmis [1], les lois qui interdisent à un musulman de changer de religion, celles qui interdisent aux non musulmans d’exprimer publiquement leur foi, etc. Ces dispositions et bien d’autres forment l’ossature d’une société, et c’est dans cette société, sous la direction des califes, donc de l’autorité politique, que les textes fondateurs ont pris la forme que l’on connaît aujourd’hui. Le Coran, la biographie de Mahomet, le corps de lois nommé la charia, ont été rédigé sur l’ordre des califes, sous leur contrôle, durant les deux siècles qui ont suivi la naissance de l’islam et les hadiths, dont la première collection faite en 712 sur ordre califal a complètement disparu, se fondent sur une tradition étroitement surveillée pendant deux siècles et demi. La destruction des documents initiaux est attestée à de multiples reprises, particulièrement pour les versions successives du Coran. Ces destructions n’ont été complètement achevées qu’au dixième siècle, trois cents ans après les origines.

Le Coran

Il n’existe aucune attestation de l’existence du Coran, sous quelque forme que ce soit, avant la fin du septième siècle, soixante-dix ans après la mort de Mahomet, et l’ensemble de traditions très divergentes qui décrivent la collecte et l’histoire des Corans n’est attesté que vers 750, 120 années après la mort de Mahomet [2].

L’histoire personnelle de Mahomet.

Elle a été rédigée deux siècles après sa mort, sur ordre califal. Tous les documents qui ont servi de sources ont disparu.

Les hadiths

Ce sont les paroles ou les actes de Mahomet, ou des actes de compagnons de Mahomet vus et approuvés par ce dernier, ou des descriptions louangeuses de Mahomet par ceux qui l’on connu. Les recueils qui les contiennent ont été mis par écrit deux siècles et demi après la mort de Mahomet. Il existe environ un million et demi de hadiths. Cinq recueils, contenant environ 20.000 hadiths, sont tenus pour authentiques par les érudits de l’islam.

Le problème des sources documentaires

L’islamologue Harald Motzki a dit : ou bien on fait une critique des sources, et l’on ne peut écrire une histoire de l’islam et de Mahomet, ou bien on renonce à évaluer les sources, et ce qu’on écrit est, suivant la formule d’Alfred Louis de Prémare, un roman que l’on espère historique.

Pour en savoir plus sur ce point, cliquez ici

La situation est-elle vraiment aussi désespérante ? Certes, les documents officiels, le Coran, la biographie de Mahomet et les hadiths principaux sont tardifs. Ce sont les califes qui ont conduit les collectes qui ont servi à former le Coran, c’est le calife al-Mansûr qui a fait rédiger la première biographie de Mahomet, ce sont les califes qui ont surveillé le choix des recueils de hadiths qui devaient être tenus pour canoniques et avoir autorité. Ce sont les califes qui ont fait détruire les sources originales du Coran, et encore que cela ne soit pas attesté par des sources historiques directes, il est assez raisonnable de penser que la disparition des textes originaux concernant l’histoire du premier islam, la biographie de Mahomet et les premiers recueils de hadiths, n’a pu être si complète sans une action du pouvoir central. Tout ceci n’est d’ailleurs en rien différent de ce qu’ont fait toutes les autorités politiques en quête de pouvoir sur les idées.

Si l’on ne peut utiliser ni le Coran, ni la biographie de Mahomet, ni les hadiths comme sources fiables, il reste un très grand nombre de traditions, qui décrivent les origines de l’islam et divers incidents de la vie de Mahomet. Quel parti peut-on en tirer ?

Les traditions orales islamiques, mises ensuite par écrit

Pour savoir plus sur ces traditions,cliquez ici. Elles sont foisonnantes et très contradictoires entre elles. Dans les autres parties du monde, pour l’histoire de la Chine après Qin Shi Houangdu, de l’Inde, de la Grèce antique ou de la Rome antique, il est possible de trouver une pluralité de documents, dont certains ont été écrits pendant ou peu après les événements qu’ils décrivent. Cela permet d’isoler la part historique, et de comprendre les motivations des divers auteurs. Cette méthode est impossible dans le cas de l’islam, en raison de la disparition de tous les documents anciens. Il ne reste d’autre possibilité que de trouver des critères internes aux diverses traditions. C’est ce que font les islamologues modernes. Le critère le plus utilisé consiste à tenir pour historique, quand il existe, l’élément commun à plusieurs traditions. Maxime Rodinson [3], un des grands islamologues, en a proposé un autre : ce qui présente Mahomet sous un jour défavorable serait vrai. L’idée est que des auteurs musulmans ne diffameraient pas Mahomet s’ils n’y étaient contraints par le souci de la vérité historique. Ce critère paraît raisonnable, mais il est douteux : ce qui est défavorable selon les conceptions modernes ne l’était pas nécessairement il y a quatorze siècles en Arabie. De plus, Mahomet étant le "beau modèle" que tous doivent imiter, lui attribuer un acte contestable permet de justifier cet acte pour tous ceux qui veulent le pratiquer : contrairement à ce qu’écrit Rodinson, Mahomet n’a pas nécessairement commis tous les actes répréhensibles que lui attribuent les auteurs musulmans.

Ces difficultés ne signifient pas qu’il faille renoncer à utiliser les traditions islamiques, mais simplement qu’il faut effectuer un tri plus rigoureux que celui qui est habituel. Le critère le plus évident consiste à n’utiliser que les traditions qui ne présentent pas ou peu de divergences entre elles. On peut présumer que dans ce cas il n’y a pas eu de création par des conteurs, car l’extrême variété des traditions où ils sont intervenus montre la richesse de leur imagination. Cela rend peu vraisemblable qu’ils soient à l’origine des traditions peu divergentes : il aurait fallu qu’ils perdent soudain leur créativité. L’avantage de cette approche est de fournir une sécurité supérieure, l’inconvénient est que ce critère ne laisse subsister que très peu de données. De telles traditions ne concernent que des éléments apparemment assez marginaux, essentiellement la tribu de Mahomet, appelée Qoreychite, où les traditions sont assez peu divergentes, et Waraka un personnage qui a joué un rôle dans la formation de l’islam, où les traditions sont pratiquement sans divergences. Ces données sont moins accessoires qu’il n’y paraît. Dans le cas des Qoreychites, il existe également quelques données non musulmanes qui confirment les traditions islamiques concordantes. Bien que limitées, ces données sont précieuses car elles sont raisonnablement assurées.

En dehors des Qoreychites et de Waraka, les travaux modernes, l’exégèse, l’épigraphie, etc., ainsi que des sources non musulmanes récemment découvertes fournissent des compléments. L’ensemble est insuffisant pour écrire une biographie et une histoire aussi longue et détaillée que celles qui sont habituelles, mais l’avantage est qu’un travail établi sur ces bases est plus proche de la vérité historique.

[1] Ceux qui ont refusé de devenir musulmans lorsque leurs armées ont été battues et leur pays durablement occupé par les forces armées islamiques

[2] Patricia Crone et Michael Cook, opus cit..

[3] Maxime Rodinson, Mahomet, Le Seuil, Paris, 1968

In: http://www.capucins.net/coran-aujourdhui/Les-sources-documentaires.html

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 22:18

Avec la chute du hadîth, la fin du Coran et de l’islam sont inéluctables

Publié le 17 décembre 2014 par Bernard Dick - Article du nº 386

Le Coran, le livre sanctifié par l’islam, est sur des sables mouvants : la chute duhadîth, qui le porte à bout de bras, va l’entraîner.

Le Coran est une compilation de textes empruntés aux diverses religions antérieures à l’islam. Le résultat est un texte abscons qui ne peut être abordé qu’en se référant au corpus des hadîths (récits courts) ou hadîth. Du hadîth ont été extraites, et même fabriquées, la sunna qui rapporte les faits, les gestes, les paroles, les positions du prophète Mohammad ou considérés comme tels, et la sîra qui est le récit de vie ou biographie de Mohammad.

L’exégèse dans l’islam, qui devrait expliciter aux fidèles les élucubrations des versets, repose donc sur le hadîth. Du hadîth sont nées d’autres « sciences » religieuses, notamment les circonstances de la révélation (أسباب النزول) faite à Mohammad par l’ange Gabriel, de toutes les sourates du Coran (114) et de leurs versets. De même, le hadîth a inspiré une autre « science » religieuse relative aux versets abrogeants et versets abrogés (الناسخ والمنسوخ ) qui ne peut se comprendre qu’en se référant à la chronologie de la révélation. Ainsi, avec le temps, le hadîth a acquis une importance primordiale. Il a été sacralisé et parfois même hissé au niveau du Coran qui, lui, est censé être d’origine divine. Les rationalistes estiment que le seul texte sur lequel devrait se fonder la charia, la loi musulmane, est le Coran, et pour plus de clarté, ils ont recours au raisonnement. Les défenseurs de la sunna issue du hadîth se sont fait appeler « Ahl al-sunna », identité devenue politico-religieuse. D’où le terme sunnisme, synonyme d’orthodoxie religieuse (1).

Le sahih d’Al-Boukhari

Pourquoi le hadîth entre-t-il en éruption ?

Les hadîths attribués au prophète de l’islam sont un point de dispute ou même de discorde parmi les savants de l’islam et les historiens arabo-musulmans.

D’abord, la plupart des hadîths ont été recueillis 200 ans après la mort de Mohammad (632). Les plus connus des « assembleurs » de hadîths sont al-Boukhari (809-869), Mouslim (817-875), Ibn Hanbal (780-855), al-Shâfi’i (767-819), Ibn ‘Ans (m. 796). Tous, dans un style ennuyeux, citent la chaîne de transmission du hadîth : untel l’a entendu de untel qui l’a entendu de untel qui l’a entendu de untel … (en arabe عنعنة) etc…, qui l’a entendu de Mohammad. Tous ont réuni des hadîths en écoutant leurs contemporains. Al-Boukhari a retenu dans son recueil, Le sahih, (l’authentique, الصحيح) 7.397 hadîths sur 600.000 hadîths qu’il a jugés mensongers !

Il faut aussi reconnaître que des hadîths ont été forgés de toutes pièces à l’apogée des querelles politiques entre Omeyyades et Abbassides, entre sunnites et chiites, entre musulmans arabes et musulmans étrangers (الموالي), et même entre les diverses sectes de l’islam. Cette création de hadîths avait pour but d’y adosser leurs slogans et de se référer, en fin de chaîne, à Mohammad qui leur octroyait sa légitimité. D’autres ont inventé des hadîths sur Mohammad pour tenter de donner plus de crédit aux arguments d’un des partis dans un conflit qui les déchirait. Beaucoup de conteurs de hadîths ont été payés pour fabriquer deshadîths, ce qui leur retire toute crédibilité.

Al-Boukhari a lui-même relevé, dans son sahih, 3.260 hadîths transmis par des transmetteurs peu fiables, fraudeurs, menteurs, ce qui retire au sahih d’Al-Boukhari la justification de toute vénération et de toute exagération dans le respect que lui réservent les juristes de l’islam.

De plus, Moustapha Râshed, de l’Université Al-Azhar, vient de soulever une tempête en déclarant que « 60% environ des hadîths d’Al-Boukhari ne sont pas vrais ».

Finalement, combien de hadîths sont fiables et que reste-t-il vraiment de fiable dans ce corpus de hadîths ?

Car il existe aussi des hadîths incongrus, ceux qui défient toute logique, même s’ils sont rapportés d’un événement auquel participait Mohammad. Voici par exemple deux événements ou hadath (حدَث) : Une souris, appartenant à une esclave juive, refusa de boire du lait de chamelle. Mais quand on lui présenta du lait de chèvre, elle le but. Peut-on croire à l’existence de souris pieuses qui refusent le lait de chamelle par respect de la Torah qui l’interdit ? Un autrehadîth, rapporte les paroles du prophète : « J’ai vu, à la période de l’ignorance (2), une guenon avec un attroupement de singes autour d’elle. Elle avait commis un adultère. Les singes la lapidaient. Je l’ai lapidée à mon tour ». Peut-on admettre l’adultère chez une guenon ? Bien d’autres hadîths fourmillent d’anecdotes de ce genre que n’acceptent aucune logique, aucun esprit sain.

Al-Boukhari jouit dans l’islam d’une notoriété qui dépasse de loin son obscur personnage. Plusieurs livres lui ont été attribués cent ans après sa mort et remplissent les bibliothèques. Ce sont des faux, mais bien reliés et de couleurs chatoyantes. Mais les arabes dans leur naïveté reçoivent les faits, les us, la tradition comme indiscutables, intangibles, sacrés. Ils estiment que la raison, le questionnement n’ont pas leur place dans tout cela (بلا كيف).

Le temps de tous les amens est révolu, tout se discute, tout doit être à l’aune de la raison. Les vérités immuables d’autrefois ne peuvent plus résister aux tremblements de terre de la recherche historique.

La sîra du prophète

Certains ont soulevé ou tenté de soulever des questions sur l’existence même de Mohammad. Tout ce que nous connaissons de lui fait partie d’une légende et non pas de faits historiques. Beaucoup de musulmans considèrent que soumettre les origines de l’islam à un examen approfondi est un affront. Aussi, ceux qui avancent dans leur recherche de la vérité trouvent-ils leur voie les jeteurs d’anathèmes qui ne manqueront pas de rendre licite l’égorgement de ces aventuriers « mécréants » (3).

Toutes les informations de la sîra qui nous sont parvenues proviennent aussi de sources orales qui laissent largement penser qu’on les a fabriquées et déformées.

La sîra du prophète

La plus ancienne biographie de Mohammad a été rédigée par Ibn Ishaq (m. 773), soit environ 125 ans après le décès du prophète. Et même cette biographie ne nous est parvenue que par la chronique d’Ibn Hishâm (m. 833) sous forme de larges fragments, soit 200 ans après le décès du prophète.

Mais c’est à travers les hadîths que nous avons un aperçu global de la vie du prophète, non pas à travers le Coran. Car dans le Coran le mot « mohammad » n’apparait que 4 fois dans le Coran et il semble être un attribut qui signifie « loué » et non le nom de Mohammad Ibn ‘Amina (sa mère). Par contre, Moïse est cité 136 fois, Abraham 76 fois, les expressions « messager d’Allah (رسول الله) 300 fois et « prophète » 43 fois. (4). Qui est le « messager d’Allah ? Qui est le « prophète » ? C’est peut-être Mohammad mais le doute persiste.

La chute du Coran est inéluctable

Il ne se passe pas un jour sans que la presse laïque arabo-musulmane ne soulève la fragilité des hadîths sur lesquels repose la religion musulmane.

Quand l’Université al-Azhar avoue que 60% des hadîths sont faux, elle reconnaît implicitement que l’édifice sur lequel a été fondée la religion musulmane est chancelant. Cette polémique met le Coran dans une très mauvaise posture. Et pourquoi pas dans la case des impostures ?

Pourquoi ne pas dire de même que 60% des sourates ne sont pas authentifiables puisque le Coran n’a pu être recueilli que par transmission orale comme l’ont été plus tard les principaux recueils de hadîths ?

Pourquoi les musulmans détestent-ils la vérité sur l’existence de plusieurs Corans et sur les discordances, parfois graves, rapportées par al-Sijistâni (817-888) ? C’est la preuve que des esprits humains, des mains humaines sont intervenus dans la confection du texte coranique autant par l’ajout que par la suppression ou la modification. Le calife ‘Uthmân (m. 656) n’a-t-il pas fait bruler tous les corans (مصاحف) qui ne lui convenaient pas ? Le Coran actuel est le Coran qu’il a imposé par cet autodafé.

Pourquoi l’islam clame-t-il toujours que le Coran est un texte divin alors que certains versets ont été abrogés par des versets abrogeants plus récents ? Allah peut-il accepter de se déjuger, lui qui connaît le futur ?

Si Mohammad, pour disculper sa femme accusée d’infidélité (5), reçoit une révélation sur l’adultère peu de temps après, quel esprit libre peut croire encore qu’un texte qualifié de divin n’est révélé qu’après des événements vécus par le prophète ou par son entourage et pour les besoins de sa mission ? Pourquoi les fondamentalistes détestent-ils les livres traitant des circonstances de la révélation si ce n’est parce que ces ouvrages mettent en lumière la relation entre le texte et l’événement ? C’est inconcevable pour un livre considéré comme céleste !

Devant toutes ces incertitudes sur le Coran et les hadîths, que les musulmans eux-mêmes répondent à cette question : l’islam est-il fondé sur des bases solides ?

Les musulmans sont-ils capables d’admettre que la chute du hadîth emporterait le Coran et la religion musulmane dans un tsunami cataclysmique ?

Tant pis pour l’islam, tant mieux pour l’humanité.

Bernard Dick

(1) Mervin Sabrina, Histoire de l’islam, Flammarion, 2001, p. 63

(2) Les musulmans appellent la période préislamique période de l’ignorance (الجاهليّة)

3) Tel l’exemple récent du Dr Sayyed al-Komni qui a été déclaré apostat, par un cheikh d’al-Azhar au Caire, pour avoir dit que le Coran est un livre historique

(4) Spencer Robert, Did Muhammad exist ?, ISI books, 2012, p. 17

(5) Le récit dans le sahih d’Al-Boukhari (n° 4473), connu sous le nom de récit d’al-‘ifke (récit du mensonge, حادثة الإفك) relate que ‘Aïcha, femme du prophète, n’a pas rejoint la caravane après une razzia que le lendemain et que les langues n’avaient cessé de l’accuser d’infidélité, sans témoins. Quelques semaines après, le verset suivant du Coran fut révélé à Mohammad (pour la disculper et fustiger ses détracteurs) : « (Al-Noor, 24/11) Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d’entre vous. Ne pensez pas que c’est un mal pour vous, mais plutôt c’est un bien pour vous. A chacun d’eux, ce qu’il s’est acquis comme péché. Celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment. »

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 18:53

Une lecture juive du Coran

Un essai de

Haï Bar-Zeev

(Paris: Berg International, 2005)

Une lecture juive du Coran, un essai de Haï Bar-Zeev, a été publié par Berg International, éditeurs à Paris, en 2005, dans la collection "Faits et Représentations" dirigée par Georges Nataf. L'auteur enseigne la tradition et l'histoire juives.

Le Coran n'est pas un livre facile d'accès et les études censées favoriser sa compréhension sont généralement insatisfaisantes. Elles s'appuient principalement sur la tradition musulmane qui ignore ou occulte trop souvent ce qu'elle doit au judaïsme. Cet essai sera donc d'un grand secours.

Cette lecture juive du Coran, basée sur les sources fondamentales du judaïsme, met en lumière la polémique entre Mohammed et les juifs évoquée par le Coran, ce qui permet de comprendre les divergences essentielles entre le judaïsme et l'islam.

S'il existe des ouvrages qui exposent la façon dont les musulmans perçoivent la religion juive, aucun écrit de langue française n'exprimait à ce jour, si complètement, le point de vue juif sur l'islam.

Ce livre peut être commandé auprès des éditeurs à: berg.international@wanadoo.fr

Nous mettons ici à votre disposition, gratuitement, l'entier de cet important livre en version 'flipbook'. Et de plus, avec traductions en hébreu et en anglais.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:29
Quelques versets du Coran
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 19:26

Islamisme et islam : le Père Henri Boulad répond à la lettre des 120 érudits musulmans qui accusent l’État islamique d’avoir sali l’Islam

nov 08, 20143

Le 27 octobre dernier, le monde entier avait déjà découvert, horrifié et impuissant, que des otages occidentaux étaient l’un après l’autre décapités par les jihadistes de l’Etat islamique. En Algérie, l’otage français Hervé Gourdel venait de subir la même tragique fin.

Dans ce contexte, 120 érudits musulmans publièrent une longue lettre ouverte de 22 pages adressée à Abu Bakr Al-Baghdadi, le chef autoproclamé des djihadistes de l’Etat islamique, accusant l’État islamique d’avoir sali l’Islam.

Des hauts dignitaires de l’islam qui condamnent les meurtres, tortures et exactions commises par les djihadistes au nom de l’Islam, cela ne peut que m’apporter joie et soulagement. Mais j’ai rapidement eu quelques doutes sur la sincérité des auteurs de cette condamnation.

Car je ne suis ni coupable d’ignorance, ni de sous estimation de la place de la taqiyya dans l’islam, et je ne suis pas un bisounours.

Le Père Henri Boulad a bien voulu étudier cette lettre accusatoire (dont l’effet, nous le voyons chaque jour, est nul), et y apporter une première réponse qu’il nous a proposé de publier sur Dreuz info.

La voici.

Je remercie le Père Boulad pour sa contribution, et François Sweydan qui a pris l’initiative de lui transmettre ma demande. – Jean-Patrick Grumberg.

Islamisme et Islam – Henri Boulad, s.j.

Il y a quelques années, le grand juriste Égyptien Saïd el-Achmaoui publiait son fameux livre Al Islam al-siyâssi (L’Islam politique) traduit en français sous le titre de L’Islamisme contre l’islam* Dans cet ouvrage, Achmaoui cherche à montrer que l’islamisme est une déviation, une perversion du véritable Islam, dont l’orientation est uniquement spirituelle et religieuse.

L’islamisme, c’est l’islam

Je prendrai ici le contre-pied de la position de Achmaoui en affirmant que L’ISLAMISME, C’EST L’ISLAM. Cette affirmation n’a rien d’arbitraire ou de fantaisiste. Elle ne relève pas d’un parti pris ou d’une provocation, ni d’une prise de position fanatique ou intolérante, ni d’une approche volontairement négative ou réductrice.

Je pense au contraire que cette affirmation est parfaitement cohérente avec l’histoire et la géographie, avec le Coran et la Sunna, avec la vie de Mohammad et l’évolution de l’Islam, avec ce que l’Islam dit de lui-même.

Je refuse la position de ceux – musulmans ou chrétiens – qui se voilent la face, jouent à la politique de l’autruche, tournent autour du pot, refusent de voir la réalité en toute objectivité, ou prennent leurs désirs pour des réalités, au nom du dialogue et de la tolérance.

On dira que le problème de l’Islam est plus complexe, que ma position est simpliste, simplificatrice et tend à l’ « amalgame », comme on dit aujourd’hui.

Je suis tout à fait conscient de la variété des Islams. J’ai même fait des conférences sur « Les six Islams » où je déploie l’éventail des différentes tendances, depuis l’Islam ouvert, libéral, modéré et laïcisant, jusqu’à l’Islam le plus radical, en passant par le soufisme, l’Islam des confréries et l’Islam populaire.

Je suis parfaitement au courant de toute la tendance actuelle de l’Islam laïc et laïcisant, moderne et modernisant. Je pense malgré tout que ce courant n’est guère représentatif de l’Islam officiel, de l’Islam orthodoxe et classique, de l’Islam sunnite tel qu’il s’est toujours manifesté, tel qu’il s’est toujours voulu, tel qu’il se veut encore aujourd’hui.

D’où le rejet par l’Islam officiel de tous les penseurs et intellectuels qui, cherchant à réinterpréter l’Islam à la lumière de la modernité, se font taxer d’hérétiques, d’apostats ou de déviationnistes.

L’islamisme n’est ni une caricature, ni une contrefaçon, ni une hérésie, ni un phénomène marginal et aberrant par rapport à l’Islam classique orthodoxe sunnite.

L’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard

Je pense au contraire que l’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard, l’Islam parfaitement conséquent et fidèle à lui-même, un Islam qui a le courage et la lucidité d’aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à ses dernières implications.

L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique, dans toute sa rigueur.

L’islamisme est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’oeuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine.

Mais, qu’est-ce que l’islamisme ?

L’islamisme, c’est l’Islam politique, porteur d’un projet et d’un modèle de société visant à l’établissement d’un État théocratique fondé sur la charia, seule loi légitime – parce que divine – telle que révélée et consignée dans le Coran et la Sunna, une loi qui a réponse à tout.

Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

CAR L’ISLAM EST UN TOUT : une foi et un culte, un horizon et une morale, un mode de vie et une vision du monde. Intransigeant, il offre le salut ou la perdition.

L’Islam est LA vérité qui ne supporte pas le doute et ses adeptes forment « la meilleure des communautés ».

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, une religion et un Etat

L’Islam se veut À LA FOIS RELIGION, ETAT ET SOCIETE, « dîn wa dawla » (« une religion et un État »). Et c’est ainsi qu’il a été tel depuis ses plus lointaines origines.

L’Hégire, qui marque le passage de la Mecque à Médine et le début de l’ère musulmane, signifie que l’Islam cesse d’être une simple religion pour devenir État politique et société. L’Hégire est le moment où Mohammad cesse d’être un simple chef religieux pour devenir chef d’État et leader politique.

Religion et politique seront désormais indissolublement liés.

« L’Islam est politique ou n’est rien » (Khomeiny).

La « soumission » à Allah – qui est le sens même du mot « islam » – est aussi bien exigée du croyant que de l’État. Le pouvoir politique se voue donc entièrement à une mission religieuse. C’est l’annexion de la politique par la religion.

L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie

Ce qui frappe dans l’Islam, c’est son EXTRAORDINAIRE COHESION. Car dans l’Islam se mêlent indissolublement, inextricablement le sacré et le profane, le spirituel et le temporel, le religieux et le civil, le public et le privé. L’Islam couvre et embrasse tous les aspects de la vie et de la société. C’est en ce sens que je disais plus haut que l’Islam est global et globalisant, total, totalisant et totalitaire. L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie. Il contredit l’essence même de l’Islam.

L’ISLAM EST UN CREUSET FUSIONNEL INTENSE qui engendre un tissu social fortement structuré et donne à une société consistance, cohésion et continuité. D’où son extraordinaire capacité d’intégration. L’Islam a toujours été intégrateur, jamais intégré ; toujours assimilateur, jamais assimilé. Une seule exception : l’Espagne… En fait, ce recul n’a été possible que par les moyens que nous connaissons.

Autres atouts de l’Islam : SA GRANDE SIMPLICITE. Simplicité de son dogme, de sa morale, de ses principes. SA SOUPLESSE, son élasticité, sa capacité quasi infinie d’adaptation, à partir d’un noyau dur, solide, irréductible.

C’est cette souplesse de l’Islam qui explique en partie sa foudroyante expansion tant en Afrique (subsaharienne 35 %) qu’en Asie. Ce dernier continent, dans lequel le christianisme a pénétré six siècles avant l’Islam, ne compte que 12 % de chrétiens (mais en expansion avec la Chine aujourd’hui), alors qu’on évalue à près de 33 % le nombre de musulmans (Estimation 2009 du Pew Research Center).

Un dernier point : LE JIHAD

Les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée

Le jihad n’est pas un aspect marginal, un accessoire de l’Islam. Il constitue une des principales obligations du croyant. On a voulu interpréter ce terme de façon réductrice, comme si le jihad n’était qu’un combat spirituel et intérieur, un combat contre les passions et les instincts. Non, les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée et ce n’est pas un hasard si l’Arabie Saoudite et tel ou tel groupe islamiste représente un glaive sur son écusson (voir Coran : 2.216-217 ; 3.157-158 ; 3.169 ; 8.17 ; 8.39 ; 8.41 ; 8.67 ; 8.69 ; 9.5 ; 9.29 ; 9.41 ; 9.111 ; 9.123 ; 47.35 ; 59.8).

Il y a dans l’Islam l’idée de force, de puissance. L’Islam est la religion de la force. Il s’impose souvent par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait : historiquement l’Islam s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. Il n’est que de consulter les ouvrages de Bat-Ye’or pour s’en convaincre. D’ailleurs, l’Islam ne divise-t-il pas le monde en deux : « la demeure de l’Islam et celle de la guerre », « Dar al-Islâm wa dâr al-harb » ?

L’Islam a pour ambition et pour prétention de convertir l’humanité entière. Il est par essence planétaire, universel, à l’instar du christianisme. C’est la prétention de ces deux religions à l’universalité qui explique leur incompatibilité et leur rejet réciproques. Pour le musulman, il n’y a qu’une seule vraie religion, l’Islam : « Inna-dîn ‘ind-Allah al-Islâm » (« La religion d’Allah c’est l’Islam »).

Le musulman a en lui la certitude d’avoir raison, de posséder la vérité. Cette conviction a pour conséquence la froide détermination d’aboutir, de réussir un jour à conquérir le monde, envers et contre tout. Rien ne l’arrêtera.

Car l’Islam compte avec le temps. Il a le temps, il a tout le temps, il a toute l’éternité. Il y a dans l’Islam la patience infinie du bédouin suivant sa caravane.

© Henri Boulad, s.j pour Dreuz.info.

Tanail (Liban), 10 avril 1996, mise à jour 6 nov 2014.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 09:41
L’Islam exposé par Jean Damascène dans son Livre des hérésies

L’Islam exposé par Jean Damascène dans son Livre des hérésies

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Voici un éxtrait du livre “Des hérésies” écrit par St Jean Damascène, considéré comme un des pères de l’Eglise d’Orient, Jean Mansour ou Jean de Damas dit Jean Damascène est né vers 676 et mort le 5 décembre 749.
Issu d’une grande famille arabe de Damas il sera Ministre du Calife puis deviendrat m
oine.

Introduction

1. Il y a aussi la religion des Ismaélites qui domine encore de nos jours, égare les peuples, et annonce la venue de l’antéchrist. Elle tire son origine d’Ismaël, le fils d’Abraham et d’Agar. Pour cette raison on les nomme Agarène et Ismaélites ; on les appelle aussi Sarrasins, ce qui signifie dépouillé par Sara. Agar répondit, en effet, à l’Ange : «Sara m’a renvoyée dépouillée».

Ils étaient donc idolâtres et adoraient l’Etoile du Matin et Aphrodite, qu’ils ont appelée précisément Chabar dans leur langue, ce qui veut dire grande.

Apparition de l’Islam

Donc, jusqu’à l’époque d’Héraclius, ils ont ouvertement pratiqué l’idolâtrie. A partir de cette époque et jusqu’à nos jours un faux prophète, du nom de Mahomet, s’est levé parmi eux, qui, après avoir pris connaissance, par hasard, de l’Ancien et du Nouveau Testament, et, de même, fréquenté vraisemblablement un moine arien, fonda sa propre hérésie.

Après s’être conciliée la faveur du peuple en simulant la piété, il insinue qu’une Ecriture venue du ciel lui a été révélée par Dieu. Ayant rédigé dans son livre quelques doctrines risibles, il leur transmet cette façon d’adorer Dieu.

Théologie du Coran

Il dit qu’il y a un seul Dieu, créateur de toutes choses, qu’Il n’a pas été engendré et qu’Il n’a pas engendré. Selon ses dires, le Christ est le Verbe de Dieu et son Esprit, mais il est crée et il est un serviteur ; il est né sans semence de Marie, la s-ur de Moïse et d’Aaron. En effet dit-il, le Verbe et l’Esprit de Dieu sont entré en Marie et ont engendré Jésus, qui fut un prophète et un serviteur de Dieu.

Et, selon lui, les juifs, au mépris de la Loi, voulurent le mettre en croix, et, après s’être emparés de lui, ils n’ont crucifié que son ombre. Le Christ lui-même, dit-il, ne subit ni la croix ni la mort. En effet Dieu l’a pris près de lui dans le ciel, parce qu’Il l’aimait.

Et il dit également, qu’une fois le Christ monté aux cieux, Dieu l’a interrogé en disant?: « Jésus ! as-tu dis : je suis le fils de Dieu et Dieu ? » Jésus d’après lui, a répondu : « Sois miséricordieux envers moi, Seigneur ! Tu sais que je n’ai pas dit cela et que je ne dédaigne d’être ton serviteur. Mais les hommes mauvais ont écrit que j’avais fait cette déclaration ; ils ont menti à mon égard, et ils sont dans l’erreur ». Dieu, dit il, lui a répondu : « Je sais que tu n’as pas fait cette déclaration ».

Critique de la révélation

Beaucoup d’autres absurdités dignes de rire sont rapportées dans cet Ecrit, et il se vante qu’il est descendu sur lui venant de Dieu. Mais nous disons : Qui témoigne que Dieu lui a donné une Ecriture, ou qui, parmi les prophètes, a annoncé qu’un tel prophète devait venir ?

Nous les mettons dans l’embarras quand nous leur disons : Moïse avait reçu la Loi sur le Sinaï, à la vue de tout le peuple, quand Dieu apparut dans la nuée, le feu, les ténèbres et la tempête ; et tous les prophètes depuis Moïse, ont tour à tour annoncé que le Christ viendra, que le Christ est Dieu et que le fils de Dieu arrivera en prenant chair, sera crucifié, qu’il mourra et ressuscitera, et que c’est lui qui jugera les vivants et les morts.

Et quand nous disons : Pourquoi votre prophète n’est-il pas venu de la même façon, avec d’autre pour lui porté témoignage, et pourquoi Dieu, qui a donné la Loi à Moïse aux yeux de tout le peuple, sur une montagne fumante, ne lui a-t-Il pas transmis l’Ecriture dont vous parlez, en votre présence, pour asseoir votre certitude ? Ils répondent que Dieu fait ce qu’Il veut.

Cela, disons-nous, nous le savons bien nous aussi, mais nous demandons comment l’Ecriture a été révélée à votre prophète. Ils répondent que c’est pendant son sommeil que l’Ecriture est descendue sur lui. Pour nous moquer d’eux nous disons : Puisqu’il reçu l’Ecriture pendant son sommeil, sans se rendre compte de cette activité, l’adage populaire lui convient parfaitement- vous me débitez des songes-.

Nous leur demandons à nouveau : Puisque lui – même vous a ordonné, dans votre Ecriture, de ne rien faire ou de ne rien recevoir sans témoins, pourquoi ne lui avez- vous pas demandé : Toi le premier, prouve à l’aide de témoins que tu es prophète et que tu es envoyé de Dieu ; et quelle Ecriture témoigne en ta faveur.

Honteux, ils gardent le silence. Avec raison nous leur disons : puisqu’il ne vous est pas permis d’épouser une femme, ni d’acheter ni d’acquérir sans témoins ; seules donc la foi et l’Ecriture vous les acceptez sans un témoin ! Car celui qui vous a transmis cette Ecriture ne possède de garantie d’aucun côté, et on ne connaît personne qui ait témoigné en sa faveur par avance. Bien plus, il l’ a reçue pendant son sommeil !

L’accusation d’associationnisme

Ils nous appellent « associateurs » parce que, disent-ils, nous introduisons à côté de Dieu un associé lorsque nous disons que le Christ est le fils de Dieu et Dieu.

Nous leur disons : c’est ce que les prophètes et l’Ecriture nous ont transmis. Vous aussi, ainsi que vous l’affirmez, vous acceptez les prophètes. Et si nous disons à tort que le Christ est le fils de Dieu, ce sont eux qui nous l’ont enseigné et qui nous l’ont transmis.

Certains d’entre eux disent que nous avons ajouté cela aux prophètes, en les interprétant de façon allégorique, et d’autres que les Hébreux, par haine, nous ont égarés en attribuant ces textes aux prophètes, pour nous perdre.

A nouveau nous leur disons : Vous qui dites que le Christ est Verbe et Esprit de Dieu, pourquoi nous injuriez-vous comme « associateurs » ? Car le Verbe et l’Esprit sont choses inséparables de celui dans lequel ils se trouvent naturellement. Si donc il est en Dieu comme Verbe de Dieu, il est évidemment Dieu lui aussi. Mais s’il est hors de Dieu, Dieu est selon vous sans Verbe et sans Esprit.

Donc, en évitant d’associer quelqu’un à Dieu, vous le mutilez. Il serait préférable pour vous, en effet, de dire qu’il a un associé, plutôt que de le mutiler et de le rendre semblable à une pierre, à du bois, ou à quelque objet inanimé. C’est pourquoi, en nous appelant « associateurs », vous dies des mensonges ; nous, en retour nous vous appelons « mutilateur » de Dieu.

Accusation d’idolâtrie

Ils nous accusent aussi d’idolâtrie parce que nous nous prosternons devant la croix qu’ils ont en horreur. Nous leur disons alors : Pourquoi donc frottez-vous à cette pierre dans votre Ka’Ba, et aimez-vous la pierre au point de l’embrasser ?

Certains d’entre eux disent que c’est sur elle qu’Abraham s’est uni à Agar, d’autres qu’il y a attaché la chamelle au moment de sacrifier Isaac. Nous leur répondons : il y avait là, selon l’ Ecriture, une montagne buissonneuse et des arbres ; Abraham en coupa pour l’holocauste et en chargea Isaac, et il laissa les ânes en arrière avec les serviteurs. Pourquoi alors ces stupidités ?

A cet endroit, en effet, il n’y a pas de bois provenant d’une forêt, et les ânes n’y passent pas. Ils éprouvent alors de la honte ; ils disent cependant que c’est la pierre d’ Abraham. Ensuite nous disons : Qu’elle soit d’ Abraham, comme vous l’affirmez stupidement ! Vous n’avez pas honte de l’embrasser uniquement parce qu’Abraham s’est uni sur elle à une femme, ou parc qu’il y a attaché une chamelle, mais vous nous blâmer parce que nous nous prosternons devant la Croix du Christ qui à ruiné la puissance des démons et les séductions du diable !

On raconte d’ailleurs que cette pierre est la tête d’Aphrodite, devant laquelle ils se prosternaient et qu’ils appelaient Chabar. Et de nos jours encore, la trace d’une effigie apparaît à ceux qui observent minutieusement.

L’écrit de la femme

Ce Mahomet, comme il a été dit, a composé de nombreux écrits stupides et donné un titre à chacun d’eux. Ainsi l’écrit de la Femme, où il est prescrit clairement à chacun de prendre quatre femmes et mille concubines, si c’est possible, autant que sa main en retient soumises en dehors des quatre femmes ; et il peut répudier une, s’il le veut, et en prendre une autre.

Il a établi cette loi pour la raison suivant : Mahomet avait un compagnon appelé Zayd.

Cet homme avait une belle femme dont Mahomet s’éprit. Alors qu’ils étaient assis ensemble, Mahomet dit : Ami, Dieu m’a donné l’ordre de prendre ta femme. Zayd répondit : Tu es un envoyé, fais comme Dieu t’a dit, prend ma femme. Ou plus exactement, pour prendre le récit par le commencement, il lui dit : Dieu m’a donné l’ordre que tu répudies ta femme. Celui-ci la répudia. Quelques jours plus tard il dit : Dieu m’a donné l’ordre de la prendre moi-même.

Après l’avoir prise et commis l’adultère avec elle, il promulgua cette loi : Que celui qui le désire répudie sa femme. Mais si après l’avoir répudiée, il revient vers elle, qu’un autre l’épouse. Il n’est pas permis, en effet de la prendre si elle n’a pas été épousée par un autre. Et si c’est un frère qui répudie, que son frère l’épouse s’il le désire.

Dans le même écrit il donne des recommandations de ce genre : “Laboure la terre que Dieu t’a donnée, et met-y tout ton soin ; fais cela, et de telle façon” – pour ne pas dire comme lui des obscénités.

La chamelle de Dieu

Il y a encore l’écrit de la chamelle de Dieu. A son sujet il dit qu’une chamelle avait été envoyée par Dieu, qu’elle buvait le fleuve entier et ne pouvait plus passer entre deux montagnes, faute d’espace suffisant.

Il y avait, dit-il, un peuple à cet endroit : un jour c’est lui qui buvait l’eau et ensuite, c’était la chamelle. Quand elle buvait l’eau, elle les nourrissait en leur donnant du lait à la place de l’eau. Mais ces hommes qui, dit-il, étaient méchants, se levèrent et tuèrent la chamelle.

Or elle avait eu une petite chamelle qui, selon lui, cria vers Dieu après la mort de sa mère, et Il la prit auprès de Lui. Nous leur disons : D’où venait cette chamelle ? De Dieu disent-ils. Et nous disons : Un autre chameau s’est-il accouplé avec elle ? Ils disent que non. Alors, disons, comment a t’elle eu un petit ?

Nous voyons, en effet, que votre chamelle n’avait ni père, ni mère, ni ascendance, et qu’après avoir eu une petite il lui est arrivé malheur. Mais le mâle n’apparaît pas, et la petite chamelle a été élevée ( auprès de Dieu).

Alors pourquoi votre prophète à qui Dieu a parlé, ainsi que vous le dites, n’a t’il pas appris, au sujet de cette chamelle, où elle paît et quels sont ceux qui la traient pour boire le lait’ Peut être qu’ayant-elle aussi rencontré un jour des méchants, comme sa mère, a-t-elle été tuée, ou vous a-t-elle précédés dans le paradis, et c’est d’elle que provient votre fleuve de lait au sujet duquel vous dites des sottises ? Vous dites, en effet, que trois fleuves coulent dans votre paradis : un d’eau, un de vin, un de lait.

Si la chamelle qui vous a précédés est hors du paradis, elle est évidemment desséchée de faim et de soif, ou d’autres profitent de son lait, et c’est en vain que votre prophète s’enorgueillit d’avoir été en relation avec Dieu, puisque le mystère de la chamelle ne lui a pas été dévoilé.

Mais si elle est dans le paradis, elle boit l’eau nouveau, et vous vous desséchez de soif au milieu des délices du paradis. Et si vous désirez du vin du fleuve qui passe à proximité, le buvant pur par manque d’eau ? puisque la chamelle aura tout bu-, vous êtes enflammés, l’ivresse vous fait divaguer et vous endort.

La tête alourdie par le sommeil et complètement ivre par de vin, vous oubliez les agréments du paradis. Comment donc votre prophète n’a t’il pas pensé à ces éventualités, pour qu’elles ne vous arrivent pas dans le paradis des délices, et comment ne s’est-il pas préoccupé de la chamelle, de savoir où elle vit maintenant ?

Mais vous ne l’avez même pas interrogé quand, en état de rêve, il vous a renseignés en détail sur les trois fleuves. Quand à vous, nous vous annonçons clairement que votre chamelle prodigieuse vous a précédés dans les âmes des ânes, où vous êtes sur le point de pénétrer à votre tour, comme des bêtes. Là sont les ténèbres extérieures, la peine éternelle, le feu bruyant, le ver qui ne dort point, et les démons de l’enfer.

Ecrit de la Table

Mahomet dit encore l’écrit de La Table. Il dit que le Christ avait demandé une table et qu’elle lui fut donnée. Selon lui, Dieu lui répondit ; je t’ai donné, ainsi qu’aux tiens, une table incorruptible.

L’écrit de la vache

Il dit encore l’écrit de La Vache et d’autres paroles risibles, que je crois devoir passer sous silence, à cause de leur nombre.

Pratiques et interdits

IL leur a prescrit, ainsi qu’à leurs femmes, de se faire circoncire. Il a ordonné de ne pas observer le sabbat et de ne pas se faire baptiser, concédant de manger certaines nourritures interdites par la Loi, mais de s’abstenir des autres. Il a aussi interdit absolument de boire du vin

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:25

Amour, notion quasiment inexistante du Coran

mardi 30 septembre 2014, par Aqveyli N-Jerjer

  • Face au matraquage subi quotidiennement concernant cette pseudo "religion" d’amour qu’est l’islam, il est utile de mettre quelques détails bien au clair.

Concernant le mot "amour" et ses occurrences

On le trouve 10 fois (pas une de plus) dans le Coran, en voici le détail :
— 4 fois pour désigner l’amour des biens et des richesses matérielles,
— 3 fois pour parler de l’amour d’Allah pour ses adeptes,
— 2 fois pour parler de l’amour de ses adeptes pour Allah,
— et on le trouve une seule et unique fois pour désigner le sentiment entre un homme et une femme.

L’amour d’un humain envers son prochain n’est pas une seule fois mentionné dans le Coran, pourtant qualifié de livre d’amour, de tolérance et de paix dans le matraquage évoqué ci-dessus. Ce qui n’est étrange que pour ceux qui ne connaissent pas bien ce dogme, à l’évidence complètement à l’opposé des sentiments ou enseignements des autres groupes humains, et également en totale opposition avec les enseignements chrétiens.

Ci-après, deux des quatre occurrences relatives à sa forme "amour des biens" (4 occurrences) :

"L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur [...] et pour l’amour des richesses il est certes ardent" (100:6 et 100:8).

"On a enjolivé aux gens l’amour des choses qu’ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d’or et d’argent, chevaux marqués, bétail et champs ; tout cela est l’objet de jouissance pour la vie présente, alors que c’est près d’Allah qu’il y a bon retour" (3:14).

Dans ce dernier verset, on constate que l’amour qu’éprouverait le bon musulman envers une femme (co-épouse ou "esclave qu’il possède", suivant la terminologie coranique) est placée sur un haut piédestal : à la même hauteur que son amour pour le bétail "marqué" et pour les objets dont il a l’entière jouissance. Avis à toutes ces femmes musulmanes qui se déclarent "libres" et "indépendantes" et surtout les "égales des hommes".

Pour le reste, ce sentiment est plutôt désigné par d’autres vocables, loin du concept qu’on se fait habituellement des relations hommes-femmes. Par exemple, l’acte sexuel hors mariage, qui peut être aussi un acte d’amour, est désigné par le mot "fornication" (ou par "turpitude"). Pour les relations époux-épouse, le Coran est très suggestif et explicite :

"Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez [...]" (2:223).

Un verset bien compris par Muslim, un des plus grands savants de l’islam, qui a laissé ce hadith sahih :

"Une femme ne doit jamais se refuser à son mari, même si c’est sur la selle d’un chameau".

Concernant le verbe "aimer" et ses occurrences

On dénombre environ 130 occurrences de ce verbe dans le Coran, principalement dans les sens d’apprécier, désirer, souhaiter et dans des formes tant positives

« Allah aime ceux qui se repentent, et il aime ceux qui se purifient » (2:222)


que négatives

« Allah n’aime pas les semeurs de désordre [les juifs] » (5:64).

Ou dans la combinaison des deux formes :

"Vous, (les musulmans) vous les aimez, alors qu’ils ne vous aiment pas [...] (3:119).

Sur les quelques 130 occurrences recensées, on retrouve le plus souvent ce verbe, environ une cinquantaine de fois, dans le sens : "Allah aime ses fidèles". Pour les autres occurrences, le verbe n’est employé que dans des sens divers et variés, par exemple :

"Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah" (4:89).

- "Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs !" (2:190).

Ou, plus étrange :

"L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur (49:12).

Etrange dans le sens où, si le cadavre n’est pas mon celui de mon frère (frère de lait ou de religion), je pourrai le manger ? Est-ce que c’est ainsi que l’ont compris ces combattants d’Allah, quand ils arrachent le cœur encore fumant de l’ennemi qu’ils viennent de tuer, pour le manger cru ?

C’est une évidence : pour Allah, il n’y a qu’une seule catégorie d’hommes dignes d’être aimés, ce sont bien évidemment ceux qui lui sont dévoués, dont il a fait des Soumis. Surtout quand ils sont dans le sentier du "djihad fi sabil-allah" : [1]

"Allah aime ceux qui combattent dans son chemin en rang serré pareils à un édifice renforcé" (14:4).

Par opposition au mot amour, on retrouve dans ce verset son (presque) antonyme : "qatala". Il n’est pas inutile de préciser que le mot "combattre" utilisé par Mohammed Hamidullah dans sa traduction du verbe "qatala" est totalement inapproprié, puisqu’il ne s’agit pas de combattre mais bien de "tuer". Le verset aurait donc dû être traduit ainsi :

"Allah aime ceux qui tuent dans son chemin en rang serré pareils à un édifice renforcé".

Belle conception de l’amour, n’est-ce pas ? Une conception toute coranique.

L’islam est ainsi : on finit toujours par revenir aux mêmes mots, invariablement, quand on évoque ce dogme. A savoir, les mots les plus courant dans le langage islamique : mensonge, terreur, malédiction et ... qatala !
La façade "amour - tolérance - paix" s’écroule d’elle-même à chaque fois. Immanquablement.

Aqveyli N-Jerjer

Pour rédiger cet article, je me suis aidé :
de l’étude faite par Alain Franquignon, agrégé de lettres, sur les occurrences de mots dans le coran,
et du compte-rendu du colloque catholico-musulman de Rome tenu en 2008, dont le thème était "Amour de Dieu, amour du prochain".

Lors de ce colloque, les dignitaires musulmans ont été minables dans leurs vaines tentatives de justifier un concept inexistant dans leur Coran. Calamiteux au point qu’ils ont essayé de se raccrocher à la bouée de sauvetage de la sémantique en traduisant le mot "prochain" (en arabe littéralement "qarib", déjà paradoxalement loin de la conception universelle de ce mot) par le mot "proche" ("jar", d’une portée encore plus restreinte). Malgré cela, les dignitaires musulmans n’ont fait que s’empêtrer davantage. Y compris lors de la déclaration finale, très embarrassante pour tout le monde.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 22:11

 

 

 

RAPPEL : À ceux qui l'aurait oublié, à ceux qui ne le savent pas et aux usurpateurs de l'Islam, voici la promesse faite par le prophète Muhammed (saw) aux chrétiens et qui ne peut que prouver que le dit calife d'Irak n'est en aucun cas un chef religieux de l'Islam :
« Ceci est un message de Muhammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. »

Analysons cette charte d'un peu plus près :

En 628, une délégation de moines du monastère Sainte-Catherine se rendit auprès du prophète pour lui demander sa protection. Celui-ci leur octroya une charte leur garantissant des droits, que j'ai repris ci-dessus dans son intégralité. Sainte-Catherine, le monastère le plus ancien au monde, est situé au pied du Mont Sinaï en Egypte. Doté d’une immense collection de manuscrits chrétiens, la plus grande après celle du Vatican, ce site figure sur la liste du Patrimoine mondial.

Voici l'aspect historique, maintenant revenons à la charte elle-même :
La première et la dernière phrase de cette charte sont très importantes. Elles font revêtir à la promesse une dimension éternelle et universelle. Muhammad précise que les musulmans sont avec les chrétiens, proches ou éloignés, rendant ainsi impossible toute tentative de limiter la promesse au monastère Sainte-Catherine. Par ailleurs, en ordonnant aux musulmans d’obéir à cette charte jusqu’au jour du jugement dernier, il sape toute tentative future de révoquer ces droits. De plus, ceux-ci sont inaliénables.

Muhammad déclara tous les chrétiens comme étant ses alliés et tout mauvais traitement à leur égard comme étant une violation de l’alliance avec Dieu.

Un des aspects remarquables de cette charte est qu’elle n’impose aucune condition aux chrétiens en échange de ces droits. Le fait d’être chrétien suffit. On n’exige pas d’eux qu’ils modifient leurs croyances, qu’ils paient une contrepartie ou qu’ils se soumettent à quelconque obligation. Cette charte est une déclaration des droits, sans obligations.

Il ne s’agit bien évidemment pas d’une charte des droits de l’homme au sens moderne, pourtant, bien qu’elle fût écrite en 628, les droits à la propriété, à la liberté de religion, au travail et à la sécurité de la personne y sont bien défendus.

Je sais que la plupart des lecteurs se diront : « Mais où voulez-vous en venir ? »

La réponse est simple : ceux qui cherchent à semer la discorde entre musulmans et chrétiens insistent toujours sur les questions qui divisent et parlent surtout de ce qui fâche. En revanche, ceux qui veulent favoriser l’établissement de liens évoquent et mettent en valeur des histoires comme celle de la promesse de Muhammad aux chrétiens.

Ainsi, on peut parvenir à inciter les musulmans à dépasser le problème de l’intolérance entre communautés et susciter de la bonne volonté chez les chrétiens, qui, au fond, craignent sans doute un peu l’islam ou certains musulmans.

Lorsque je parcours les documents islamiques, j’y trouve des exemples sans précédent de tolérance religieuse, qui vont dans le sens de l’inclusion de l’autre. Cela m’encourage à vouloir être une meilleure personne. Je pense que la capacité de rechercher le bien et de faire le bien est inhérente à tout être humain. Lorsque nous réfrénons cette prédisposition naturelle à faire le bien, nous renions en réalité notre humanité fondamentale.

Contrat entre Mahomet et les Chrétiens
Contrat entre Mahomet et les Chrétiens
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  • : Une série d'articles relatifs à Mahomet et l'Islam. Des informations qui nous sont le plus souvent cachées. "Mahomet" est utilisé pour désigner Mohamed, par commodité de langage. Ce n'est pas un manque de respect. Il vient du turc "Mehemet". Le but est de faire connaître un certain nombre de textes authentiques sur les paroles et les actes du prophète de l'Islam, et de publier certains articles, qu'ils soient de moi même ou empruntés à d'autres, pour éclairer les lecteurs sur la réalité de l'Islam. N'hésitez pas à me faire connaître votre opinion sur le sujet. C'est un lieu de partage et de débat. Les insultes et les menaces ne sont pas les bienvenues.
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